Nutrition

Pour chaque enfant, une chance égale de survivre et de s'épanouir

Farimata, 13 mois
UNICEF Mali/2017/Dicko

Le défi

Près de la moitié des décès d'enfants de moins de 5 ans au Mali sont liés à la malnutrition.

La malnutrition expose les enfants à un risque beaucoup plus élevé de décès et de maladies graves, en particulier liées à des infections infantiles courantes, telles que la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, le VIH/SIDA et la rougeole, en raison de l'affaiblissement du système de défense immunitaire lié à la malnutrition.

La malnutrition chronique, ou retard de croissance, touche 24% des enfants au Mali. Le retard de croissance a des effets à long terme sur le développement physique et cognitif de l'enfant, l’expose aux maladies courantes et entrave sa performance scolaire. Le Mali a également l'un des taux les plus élevés de malnutrition aiguë au monde, et la malnutrition aiguë sévère - la forme la plus mortelle de malnutrition - touche 2% des enfants.

La solution

Une maman entrain d"allaiter sa fille
UNICEF Mali / 2017 / Sokhin

Face à cette situation, l'UNICEF au Mali travaille en étroite collaboration avec le PAM, la FAO et l'OMS pour soutenir le Ministère de la Santé avec un programme nutritionnel axé sur la prévention de toutes les formes de malnutrition- en veillant à ce que les enfants reçoivent une nutrition et des soins appropriés pendant les 1 000 premiers jours de leur vie, une période appelée « la fenêtre d'opportunité » - et en fournissant également aux enfants atteints de malnutrition aiguë sévère une prise en charge immédiate pour assurer leur survie. En 2018, l'UNICEF a appuyé la prise en charge de plus de 140 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère par l’approvisionnement d’aliments thérapeutiques prêts à l'emploi et d'autres traitements médicaux connexes.

L'UNICEF au Mali et ses partenaires encouragent le Gouvernement du Mali à mettre en œuvre des programmes peu coûteux, efficaces et ayant fait leurs preuves pour prévenir la malnutrition.

Il s'agit notamment de :

  • Assurer une bonne nutrition pendant la grossesse ;
  • Promouvoir l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois ;
  • Encourager les aliments complémentaires fréquents et diversifiés, en plus du lait maternel, entre six mois et deux ans et plus ;
  • Prévenir et traiter les carences en micronutriments, notamment par la supplémentation en vitamine A, le déparasitage, la prévention du paludisme et la promotion de la diversité alimentaire ;
  • Promouvoir  l'hygiène et l'accès à l'eau potable.

L'accent est mis sur le renforcement des interventions et des plates-formes communautaires en permettant aux dirigeants communautaires et aux groupes de soutien à la nutrition de jouer un rôle moteur dans la prévention de la malnutrition chez leurs enfants, notamment par le dépistage communautaire de la malnutrition par les mères elles-mêmes, le renforcement de la communication et la participation accrue des agents de santé communautaires.