Les enfants au Mali

La plus grande richesse du Mali est sa jeunesse

Deux filles joyeuses
UNICEF Mali/2017/Sokhin

 

L'insécurité a également privé de nombreux enfants au Mali de leur droit à l'éducation. Aujourd'hui, plus de 800 écoles au Mali sont fermées en raison de l'insécurité, touchant près de 250 000 enfants, dont beaucoup se trouvent dans la région centrale de Mopti. L’UNICEF estime que plus de deux millions d’enfants du pays âgés de 5 à 17 ans ne vont pas à l’école pour des raisons liées à l’insécurité, à la pauvreté des ménages, au travail des enfants, au mariage des enfants et au manque d’écoles de qualité à proximité des foyers.

Conflit et urgences

Women and children outside a UNICEF tent at a newly created displacement site in Sevare.
UNICEF Mali/2019/Keita

En 2018, près d'un tiers de la population malienne vivait dans des zones touchées par le conflit. Les enfants et les jeunes, en particulier les filles, continuent de souffrir de manière disproportionnée des effets de la crise actuelle. De manière quotidienne, les enfants et les jeunes font face à un accès limité aux services sociaux et de protection de base et courent le risque d'être déplacés, séparés de leurs proches et exposés aux abus, à l'exploitation et aux violences basées sur le genre.

L'insécurité a également empiété sur le droit à l'éducation de nombreux enfants au Mali. Aujourd'hui, plus de 800 écoles au Mali sont fermées pour cause d'insécurité, affectant près d'un quart de million d'enfants, dont la majorité se trouve dans la région centrale de Mopti. L'UNICEF estime que, dans l'ensemble du pays, plus de deux millions d'enfants âgés de 5 à 17 ans sont en dehors du système scolaire pour des raisons liées à l'insécurité, à la pauvreté des ménages, au travail des enfants, au mariage des enfants et au manque d'écoles de qualité à proximité des domiciles des enfants.

La situation des filles

Daby sleeps on her mother's back as she dredges for gold in western Mali.
UNICEF/UN0293610/Dicko

Même avant le début de la crise actuelle, il n'était pas facile d'être enfant au Mali. Au Mali, une fille sur deux est mariée alors qu'elle est encore enfant. Les filles qui se marient avant l'âge de 18 ans courent plus de risques d’abandon scolaire, sont plus exposées à la violence et courent un plus grand risque de décès en raison de complications liées à la grossesse et l'accouchement. Le mariage d'enfants entraîne aussi souvent une séparation de la famille et des amis ainsi qu’un manque de liberté pour participer aux activités communautaires, ce qui a des conséquences sur le bien-être mental et physique des filles et limite leur capacité à réaliser leur potentiel et à participer pleinement au développement de leurs familles, de leurs communautés et de la société.

Outre le mariage des enfants, le Mali a l'un des taux les plus élevés de mutilations génitales féminines et d’excision au monde : cette pratique touche plus de 80% des filles. Les mutilations génitales féminines et l’excision constituent une violation fondamentale du droit de l'enfant à la survie et à l’épanouissement et entravent la capacité des filles à devenir des adultes en bonne santé pouvant profiter d’une vie meilleure pour elles-mêmes et leurs communautés.

La survie et le développement des enfants

On 7 March 2018 in Mali, 1-day-old twins are cradled by their mother, Fatoumata Traore (hands visible), at the Reference Health Centre in Bougouni.
UNICEF/UN0188869/Njiokiktjien

Les principales maladies mortelles qui touchent les enfants au Mali sont la pneumonie, la diarrhée et le paludisme : toutes des maladies courantes et entièrement évitables. L'accès à des services de santé de qualité et à un personnel soignant qualifié, en particulier dans le nord et le centre du pays, est sévèrement limité. Il en résulte qu'un enfant sur dix ne fête jamais son cinquième anniversaire, et moins de la moitié (45%) des enfants au Mali bénéficient d'une vaccination complète qui les protégerait contre des maladies infantiles courantes.

La malnutrition chronique, ou retard de croissance, touche 24% des enfants au Mali. Le retard de croissance a des effets à long terme sur le développement physique et cognitif de l'enfant, l’expose aux maladies courantes et entrave sa performance scolaire. Le Mali a également l'un des taux les plus élevés de malnutrition aiguë au monde, et la malnutrition aiguë sévère - la forme la plus mortelle de malnutrition - touche 2% des enfants.

L’accès à l’eau propre, à des toilettes basiques et aux bonnes pratiques d'hygiène -  tous essentiels dans  la promotion de la santé et de la survie de l’enfant - reste également une préoccupation au Mali. Bien que des progrès considérables aient été enregistrés ces dernières années en matière d'amélioration des sources d'eau (plus des trois quarts de la population dispose désormais d'eau propre), seul un tiers environ de la population a accès à des toilettes, et plus de 2 millions de Maliens continuent à pratiquer la défécation à l’air libre.

L'UNICEF travaille dans tous les secteurs en faveur d'un Mali où tous les enfants, en particulier les plus vulnérables, bénéficient de tous leurs droits. Pour en savoir plus sur notre action au Mali, cliquez ici