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Afrique de l’Ouest et centrale Burkina Faso

© UNICEF Burkina Faso/2009/Tarpilga

Une fille déplacée par les inondations de 2009 mange des aliments thérapeutiques à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. La pauvreté, les inondations et les épidémies continuent de défier le pays malgré un déclin récent des taux de malnutrition aiguë.

ENFANTS ET FEMMES DANS LA CRISE

La pauvreté structurelle du Burkina Faso et son manque de ressources ont rendu d’autant plus difficile la réponse aux récentes inondations catastrophiques et à de virulentes épidémies. Des inondations sans précédent à Ouagadougou en septembre 2009 et les pluies torrentielles et les crues qui ont suivi dans de nombreuses parties du pays de juillet à fin septembre 2010 ont affecté plusieurs centaines de milliers de personnes. Les crues ont radicalement accru les risques de maladie et de sous-nutrition. Des flambées de méningite ont provoqué 5980 cas durant la première moitié de l’année 2010 et 40 pour cent des personnes touchées étaient des enfants de moins de cinq ans1. Alors que la prévalence générale de la malnutrition aiguë au Burkina Faso a été réduite de 21,2 pour cent en 20032 à 11,3 pour cent en 20093, le pays est toujours considéré en-dessous des niveaux de sous-nutrition d’urgence.

RÉPONDRE AUX BESOINS URGENTS ET RENFORCER LA RÉSILIENCE EN 2011

L’UNICEF, aux côtés d’un certain nombre de partenaires dont le gouvernement du Burkina Faso et des ONG, concentrera ses moyens sur l’aide aux plus vulnérables et aux populations les plus difficiles à atteindre dans les zones rurales qui ont été durement frappées par la sécheresse, les inondations et les maladies. L’UNICEF espère atteindre environ 150 000 personnes vivant dans des situations d’urgence en 2011, dont 80 000 enfants.

LE FINANCEMENT HUMANITAIRE EN ACTION : FAITS MARQUANTS DE 2010

À la fin 2010, l’UNICEF avait contribué à l’obtention de résultats significatifs concernant l’état nutritionnel de la population vulnérable, l’accès aux soins de santé, à l’assainissement et à l’hygiène ainsi que l’amélioration de l’éducation et de la protection sociale pour les enfants. Environ 21 600 enfants ont été soignés contre la malnutrition sévère aiguë pendant la première moitié de 2010 par rapport à 26 000 pour l’ensemble de l’année 2009. Une campagne de vaccination a réussi à protéger 678 000 personnes contre le risque de méningite. La construction de six nouveaux points d’eau a doté d’eau potable 1800 personnes se trouvant sur des sites de réinstallation; 1000 familles ont bénéficié d’un meilleur assainissement et de services encourageant l’adoption de meilleures habitudes d’hygiène. Près de 15 000 enfants ont bénéficié d’une éducation en situation d’urgence et d’une assistance. L’UNICEF a mis en place des services d’aide psychosociale et des espaces amis des enfants qui ont touché 3800 enfants, adolescents et femmes vulnérables ou sinistrés. Il ne s’agit là que de quelques-uns des résultats obtenus au cours de l’année 2010.

BESOINS DE FINANCEMENT POUR 2011

L’UNICEF demande 11 480 000 dollars É.-U. pour son action humanitaire en 2011 au Burkina Faso pour répondre au nombre élevé d’enfants et de femmes touchés par les catastrophes et l’insécurité alimentaire.

Pour toute information supplémentaire sur les réalisations en 2010 et l’action humanitaire prévue pour le Burkina Faso en 2011, veuillez consulter le site Internet www.unicef.org/french/hac2011 ou le site Internet du bureau de pays à l’adresse www.unicef.org/bfa/english.

1 Comité national de la gestion des épidémies, Service du contrôle des maladies, « Rapport d’enquête épidémiologique », ministère de la Santé, Ouagadougou, Burkina Faso, juillet 2010, p. 3.
2 Calcul de l’UNICEF basé sur l’Enquête démographique et sanitaire 2003 et d’après les Normes de croissance de l’enfant de l’OMS.
3 Département de la nutrition, « Enquête nationale sur la nutrition », ministère de la santé, Ouagadougou, Burkina Faso, 2009, p. 32.
 

BESOINS D’URGENCE DE L’UNICEF POUR 2011 (en dollars É.-U.)
Total 11 480 000