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« Nous sommes déterminés à sauver des vies »

Au Sud-Kivu, une mobilisation à tous les niveaux aide à protéger les communautés de l’épidémie de mpox

UNICEF RDC
19 décembre 2024
Temps de lecture : 3 minutes

Au centre de traitement de la mpox à Lwiro, dans la province du Sud-Kivu, l'équipe médicale travaille sans relâche depuis le mois d’août pour répondre à l’afflux de patients. Malgré des ressources limitées, le personnel est déterminé.

« Ici, nous offrons des soins médicaux et un soutien alimentaire aux malades », explique le Dr. Alfred Kesheni Bisimwa, tout en précisant avec fierté que le centre n’a enregistré aucun décès depuis le début de l'épidémie.

Trois infirmiers en blouse trient des médicaments et intrants posés sur une table
UNICEF/UNI648028/Christian Mirindi Johnson

Parmi les patients du centre, Esther, 16 ans, attend avec impatience de retrouver le cours de sa vie. 

« Je veux retourner à l’école. J’aime apprendre de nouvelles choses et je veux devenir médecin quand je serai grand pour soigner toutes sortes de maladies », confie-t-elle d’une voix enjouée.

Depuis le début de l’année, plus de 15 000 cas suspects ont été signalés au Sud-Kivu, et les enfants représentent une part importante des cas recensés.

Une jeune fille assise sur un banc de bois, portant un pagne coloré
UNICEF/UNI648101/Jospin Benekire
Vue des mains d'une jeune fille atteinte de mpox
UNICEF/UNI648102/Jospin Benekire

L’UNICEF met à disposition des kits médicaux et assure le soutien alimentaire aux malades dans les centres de traitement mpox de la province du Sud-Kivu. 

En plus de soigner, les équipes apprennent aux patients à adopter les bonnes mesures limiter la propagation de la maladie.

« Je vais observer les mesures barrières afin de ne pas retomber malade », explique par exemple Neema Nyamuningu qui est au centre avec sa fille âgée de 1 ans.

Un hygiéniste désinfecte la chaussure d'un garçon avec l'aide de sa mère qui lui soulève le pied
UNICEF/UNI648032/Christian Mirindi Johnson

« On m’a également dit qu’il fallait que je m’assure de la propreté de ma maison et la bonne hygiène de ma famille », poursuit Neema. 

Une hygiène rigoureuse, comme le lavage fréquent des mains et la désinfection des surfaces, est importante pour réduire le risque de transmission.

Pour couper la chaine de transmission dans et autour des centres de traitement, l’UNICEF a amélioré les compétences de 300 prestataires de soins, 420 hygiénistes et 60 volontaires de la Croix-Rouge. Le personnel soignant a également été formé pour assurer une prise en charge médicale efficace.

Deux hygiéniste dans un centre de traitement mpox
UNICEF/UNI639967/Christian Mirindi Johnson
Un hygiéniste assis dans un centre de traitement mpox
UNICEF/UNI639962/Christian Mirindi Johnson

Bayongwa Balezi, hygiéniste depuis 27 ans, partage son expérience : « Mon rôle est essentiel pour protéger les patients et ma propre famille. Je fais tout pour éviter de ramener la maladie à la maison. »

Cette lutte contre la mpox ne se limite pas aux centres de traitement. Sur le terrain, des agents communautaires comme Estella Bisimwa se mobilisent pour sensibiliser les familles.

Une femme portant une affiche discute avec une deuxième femme dans un champ
UNICEF/UNI691705/Christian Mirindi Johnson

« Grâce à nos efforts, de nombreuses personnes ont été prises en charge à temps, ce qui a considérablement réduit la propagation de la maladie », explique-t-elle.

Les campagnes de sensibilisation menées avec l’appui de l’UNICEF ont permis à 2,6 millions de personnes d’accéder à des informations vitales dans les villes et villages de la province.

Les jeunes jouent également un rôle de premier plan dans la lutte contre la mpox. Soutenus par l'UNICEF, les U-Reporters travaillent à la fois en ligne et sur terrain, transmettant des informations clés pour prévenir la maladie.

Une jeune femme portant un tshirt U-Report discute avec deux élèves en uniforme, tenant une affiche dans leurs mains
UNICEF/UNI648142/Nathalie Mazinge

« Sensibiliser les élèves à la mpox les aide à adopter les bons gestes et à créer des écoles plus sûres », explique Asha Sadi après avoir visité une école de Bukavu pour discuter avec les élèves.

En octobre 2024, une campagne de vaccination contre la mpox a été lancée au Sud-Kivu, renforçant les efforts déjà déployés pour stopper la propagation de la maladie.

Plus de 25 000 personnes dans quatre zones de santé ciblées ont reçu leur première dose. Parmi elles, Sifa Bahati, qui raconte : « Je me suis fait vacciner pour me protéger contre la mpox. Mon mari et ma fille de 4 ans ont été infectés ».

Une femme, assise sur un lit, tient un certificat de vaccination en souriant
UNICEF/UNI657565/Nathalie Mazinge

La deuxième phase de la campagne a débuté le 17 décembre. Elle vise à administrer la deuxième dose aux travailleurs de santé en première ligne, aux contacts des cas ainsi qu'aux autres communautés les plus exposées.

Avec le soutien du Bureau de l'USAID pour l'assistance humanitaire (BHA), du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement (FCDO), de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et de Mastercard Foundation, l’UNICEF et ses partenaires continuent de renforcer la riposte face à l’épidémie pour protéger les populations les plus vulnérables.