Toute la communauté s’implique pour le bien-être des élèves
Le Comité de gestion scolaire s’engage pour l’éducation des filles et la préservation de l’environnement.
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En milieu de matinée, les 436 élèves de l’école fondamentale J de Baco Djicoroni, un quartier de Bamako, la capitale du Mali, sont en plein cours. En marchant sous l’auvent qui relie les salles, nous entendons les professeurs expliquer les unités de mesure en mathématiques ou une nouvelle règle de grammaire française. Les plus jeunes s’appliquent à lire de nouvelles syllabes. Une forêt de mains se lève en réponse à l’appel de la professeure lorsqu’elle demande des volontaires pour lire au tableau. Les fenêtres des cinq salles de classe sont grandes ouvertes. De l’autre côté du bâtiment, de jeunes arbres poussent dans l’allée qui sépare les classes des sanitaires.
L’école fondamentale J, surnommée « Baco J » par la communauté et les élèves, a bénéficié, dès sa construction en 2011, de l’aide du gouvernement du Japon. Elle participe maintenant au projet « École pour tous », financé par l’Agence de Coopération Internationale du Japon (JICA), qui vise à promouvoir le droit à l’éducation des filles et des garçons. Dans ce cadre, les comités de gestion scolaire (CGS) ont reçu une formation et divers soutiens pour améliorer l'environnement d'apprentissage.
Les membres du CGS ont cotisé pour planter de nouveaux arbres dans la cour et en assurent l'arrosage et l'entretien. Ainsi, Les élèves disposeront bientôt d’espaces verts contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique. À l'initiative du CGS, chaque salle de classe est équipée d'une armoire avec cadenas, permettant aux enseignants de ranger leur matériel sans avoir à le transporter quotidiennement.
Sékou Sidibé, électronicien de métier, est le Président du CGS de l’école J et du réseau des comités de gestion du groupe scolaire. Il s'engage depuis longtemps dans la communauté scolaire. Ses enfants, et désormais ses petits-enfants, fréquentent l'école fondamentale J. M. Sidibé et le CGS sont particulièrement déterminés à favoriser la scolarisation des filles.
Pour inciter les parents à inscrire leurs filles à l’école, « le CGS a pris des mesures en réduisant les frais de scolarité des jeunes filles », explique-t-il. Grâce à cet engagement, l'école « Baco J » tend vers la parité fille-garçon, avec 203 filles pour 233 garçons inscrits. En 2e, 4e et 5e année, le nombre de filles dépasse même les 50 %.
Selon M. Sidibé, l'une des causes de la déscolarisation est la précarité financière des familles, qui vivent principalement du maraîchage ou du petit commerce. Lorsque les ressources sont limitées, les familles préfèrent souvent scolariser leurs fils plutôt que leurs filles.
Le CGS a encore de nombreux projets pour améliorer le bien-être des élèves. Les toilettes sont en cours d'adaptation pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite. La prochaine étape sera la rénovation des fenêtres et des bancs de certaines salles de classe.
L’école fondamentale Baco Djicoroni « J » fait partie des 433 communautés maliennes sélectionnées pour le projet « École pour tous », financé par le gouvernement du Japon à travers la JICA, dans la région du Sahel. Ce projet promeut l'égalité d'accès à l’éducation de qualité dans un environnement sûr et bienveillant, grâce à l'engagement communautaire.
« Merci au Japon ! Grâce au projet, nous comprenons maintenant notre rôle et nos responsabilités », conclut M. Sidibé.