De nouvelles salles de classe favorisent l’augmentation des inscriptions scolaires à Gao
Dans le cadre de son soutien aux efforts du Gouvernement, l’UNICEF, avec l’appui du programme Education Cannot Wait, contribue à l’amélioration de la qualité de l’éducation des enfants affectés par la crise dans la région de Gao.
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« Avant, nous étudions dans de mauvaises conditions, et il était très difficile de suivre les cours. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles salles de classe, nous avons reçu de nouveaux bancs et des kits scolaires. Cela nous motive à suivre les cours et à obtenir de meilleurs résultats. »
Aïchatou, 12 ans, élève à l'école fondamentale Kongo Gamo depuis deux ans, partage son enthousiasme depuis que son école a bénéficié de la construction de nouvelles salles de classe. « Je suis heureuse de venir à l'école tous les jours. Nous sommes mieux protégés du soleil et du vent. Mes camarades et moi allons garder l'école propre pour nos petits frères et sœurs. »
La construction de nouvelles salles de classe, un espoir pour les enfants de Gao
Afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et garantir l’accès à l’éducation pour chaque enfant, l’UNICEF a lancé un projet ciblant en particulier les filles. L’objectif est de fournir une éducation de qualité aux enfants en âge scolaire, qu’ils soient locaux ou déplacés, tout en améliorant les infrastructures scolaires, les conditions d’hygiène et de santé.
Vers un environnement scolaire plus sûr, plus attractif et propice à une éducation de qualité
Dans le cadre de ce projet, l’école fondamentale Kongo Gamo a bénéficié de la construction de trois salles de classe, d’un bureau pour le directeur et de deux blocs sanitaires comprenant chacun trois latrines, séparées pour les filles et les garçons. Un forage avec un point de distribution d’eau potable a également été réalisé. En outre, 140 pupitres et des kits scolaires ont été fournis grâce au financement d’Education Cannot Wait.
Ce projet a eu un impact significatif sur le taux de scolarisation, notamment des filles et des enfants affectés par la crise, tout en facilitant leur maintien à l’école grâce à la sensibilisation et au plaidoyer menés par les parents membres des Comités de Gestion Scolaire (CGS).
Avant la construction des nouvelles salles de classe, l’école fondamentale Kongo Gamo comptait 393 élèves, dont 214 filles et 179 garçons. Grâce à ces aménagements, l’effectif a augmenté de 31 %, atteignant 518 élèves pour l’année scolaire 2024-2025, avec 251 filles et 267 garçons inscrits.
« L’UNICEF a redonné vie et espoir aux enfants de Gao. La moitié de nos élèves sont des déplacés internes et se sont bien intégrés. »
« Je suis heureuse d’étudier dans une salle de classe propre. Je vais travailler dur pour devenir une bonne citoyenne et une enseignante comme ma maman. »
La construction de ces nouvelles salles de classe a également eu un effet positif sur les communautés locales et a ravivé l’espoir des enfants de Gounzoureye. Comme Aïchatou, Aminatou, âgée de 7 ans et élève en première année, est déterminée à poursuivre ses études pour réaliser son rêve de devenir enseignante.
L’accès à l’eau potable dans les écoles, une priorité pour l’UNICEF
Outre l’amélioration des infrastructures scolaires, l’UNICEF a installé un forage et un point de distribution d’eau potable, garantissant aux élèves un accès à de l’eau potable pour assurer leur hygiène et leur hydratation.
Aujoud’hui, l’Ecole Fondamentale Kongo Gamo offre un environnement scolaire plus sûr, plus attractif et plus sain, capable d’accueillir des centaines d’élèves dans de meilleures conditions. La détermination, la résilience et la motivation d’Aïchatou et de ses camarades à réussir constituent une source d’espoir pour toute la communauté locale.
Depuis 2012, le Mali fait face à des problèmes de sécurité dans les régions du nord, notamment à Gao, entraînant d’importants déplacements de populations. Cette instabilité a touché des milliers de familles et a eu un impact direct sur l’éducation des enfants, les contraignant à abandonner l’école.
Au-delà de la situation sécuritaire, le manque d’infrastructures et les mauvaises conditions d’apprentissage sont aussi des facteurs majeurs de la déscolarisation. « Il est essentiel de rendre l’environnement scolaire attrayant pour encourager les enfants non scolarisés et leurs parents à s’engager dans la voie de l’éducation. Cela commence par la mise à disposition d’un nombre suffisant de salles de classe. » Bernard Jérôme Neossi Demanou, Spécialiste de l’Éducation à Gao.