Offrir des résultats de santé positifs pour les mères et les nouveau-nés au Mali
L’UNICEF, avec l’appui de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, vise à réduire la mortalité maternelle et néonatale au Mali en améliorant les infrastructures de santé du pays et en formant ses agents de santé dévoués.
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Un son bienvenu annonçant une nouvelle ère des soins de santé
Le premier cri d’un nouveau-né est un son brut et urgent qui transforme l’attente en soulagement, et l’épuisement en détermination pour les agents de santé. Chaque infirmière obstétricienne se souvient de ce premier accouchement où elle retenait elle-même son souffle jusqu’à ce que le vagissement du bébé retentisse. À cet instant, des années de formation passent de la théorie à la réalité, tandis que la soignante s’occupe de la mère et de l’enfant. Dans des structures comme le Centre de Santé Communautaire d’Ambidedi-Koré, situé à 45 kilomètres de Kayes, dans l’ouest du Mali, ce moment est désormais accueilli avec un optimisme et une confiance renouvelés.
La région est confrontée à de graves défis en matière de santé maternelle et néonatale : trop de mères meurent en donnant naissance, et trop d’enfants ne survivent pas jusqu’à leur premier anniversaire. Selon l’Enquête Démographique et de Santé du Mali de 2024, la ville de Kayes enregistre le taux de mortalité néonatale le plus élevé du pays, avec 32 décès pour 1 000 naissances vivantes. Pour chaque infirmière de la région, chaque naissance réussie est une victoire.
« Nous ne sommes pas seulement des soignants. Nous sommes le cœur battant de notre communauté. »
L’UNICEF renforce l’accès à des services de santé plus performants et plus résilients.
Au Mali, un nouveau-né sur 34 ne prend jamais sa deuxième respiration.
Pour réduire le risque de mortalité infantile, l’UNICEF, en collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Mali et avec le soutien de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a lancé une initiative visant à renforcer les systèmes de santé au Mali et dans deux autres pays.
Les professionnels de la santé et les agents de santé bénévoles en supportent le plus lourd fardeau
Dans ce petit coin du Mali, Nafissatou, 36 ans, infirmière obstétricienne, joue un rôle clé dans une profonde transformation de la santé publique. Réputée pour sa présence douce et réconfortante, Nafissatou aborde chaque défi et chaque réussite avec une détermination inébranlable.
Pourtant, malgré — ou peut‑être à cause — du taux de natalité de sa région, la mission de Nafissatou est claire : transformer le désespoir en espoir, sauver des vies et élever les autres. « Nous ne sommes pas seulement des soignants. Nous sommes le cœur battant de notre communauté », déclare‑t‑elle avec passion. « Ensemble, nous avons tissé une magnifique tapisserie d’espoir. Tant que nous nous soutenons les uns les autres, l’espoir continuera de fleurir. »
Sous la direction de la Direction Régionale de la Santé de Kayes, l’initiative Renforcement des systèmes de santé pour chaque enfant, appuyée par l’UNICEF, a permis d’établir de nouveaux sites de soins obstétricaux et néonatals d’urgence, tout en rénovant ceux qui existaient déjà. Mais l’infrastructure, à elle seule, ne sauve pas des vies — ce sont les personnes qui le font. En parallèle de ces améliorations, des professionnels de la santé comme Nafissatou ont reçu une formation rigoureuse, renforçant leurs compétences, leur confiance et leur sens du devoir.
« Les sessions de formation ont été très bénéfiques », explique Nafissatou. « Elles ont servi de rappels tout en incluant des études de cas et des exercices pratiques pour nous aider à mieux gérer les urgences obstétricales néonatales et à sauver des vies. »
L’impact est indéniable. Soixante-dix sites de soins maternels et néonatals ont été établis, dont 54 nouvelles structures créées dans des communautés difficiles d’accès.
Les mères du Mali bénéficient d’un accompagnement plus sûr et renforcé pendant l’accouchement
Les femmes enceintes, autrefois hésitantes, se rendent désormais aux consultations prénatales avec la confiance que des professionnels compétents et bien équipés les accompagneront. Les soins d’urgence obstétricale se sont remarquablement développés, passant de 45,5 % en 2022 à 65 % en 2024.
Oumou, une mère de 27 ans joyeuse et optimiste, fait partie des nombreuses femmes dont les conditions d’accouchement se sont améliorées. Elle se souvient clairement des difficultés vécues lors de ses cinq premières naissances. « Avant, la salle d’accouchement était mal éclairée, et les soignants devaient utiliser des lampes torches pour les accouchements nocturnes. Il n’y avait pas d’eau ni de toilettes intérieures. Nous devions aller chercher de l’eau très loin pour laver les vêtements et répondre aux besoins de base après l’accouchement. Maintenant, nous avons de l’eau sur place, et la salle est spacieuse et bien équipée. »
Ces améliorations vont bien au‑delà du confort des patientes — elles sauvent des vies. Des conduites d’eau potable ont été installées, des panneaux solaires éclairent les salles d’accouchement, et un incinérateur permet désormais d’éliminer les déchets médicaux en toute sécurité, alors qu’ils étaient auparavant laissés à l’extérieur. Chaque détail de ces changements reflète l’engagement profond de l’UNICEF et de ses partenaires locaux envers le bien‑être de chaque mère et de chaque enfant.
« Le secret de cette réussite réside dans la coopération entre les parties prenantes — agents de santé communautaires, autorités locales et communautés — renforçant ainsi la responsabilité collective. »
Lors de ses visites prénatales, Oumou a rencontré Nafissatou, qui l’a accompagnée sur la santé maternelle, la nutrition et les soins du nouveau-né. « J’ai bénéficié de ses précieux conseils tout au long de mes deux dernières grossesses, qui se sont très bien déroulées. » partage Oumou.
Les chiffres témoignent clairement des améliorations du système de santé. Ambidedi-Koré réalisait auparavant 200 consultations par mois, soit environ six par jour. Aujourd’hui, le Centre en accueille 600 par mois, révélant une hausse spectaculaire de la volonté des patientes de rechercher des soins. « Lorsque les mères se retrouvent dans des structures de santé qui privilégient la propreté et sont équipées des ressources nécessaires, leur motivation à venir en consultation augmente considérablement », explique Nafissatou.
La collaboration ouvre la voie à des résultats de santé positifs et à la promesse d’un avenir meilleu
Le Dr Diarrah Soumaré, chef de la division santé à la Direction Régionale de la Santé de Kayes, explique : « Le secret de cette réussite réside dans la coopération entre les différentes parties prenantes — agents de santé communautaires, autorités locales et communautés — renforçant ainsi la responsabilité collective. Les améliorations ne sont pas que des chiffres. Elles représentent la promesse d’un avenir meilleur pour chaque nouvelle vie qui naît à Kayes, un avenir porté par des agents de santé communautaires dévoués et des professionnels formés comme Nafissatou. »
Rien de tout cela n’aurait été possible sans la générosité des soutiens mondiaux de l’UNICEF. Les financements essentiels provenant d’organisations telles que l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours permettent à l’UNICEF d’appuyer des gouvernements comme celui du Mali dans le renforcement des systèmes de santé publique, afin de garantir que chaque mère reçoive des soins appropriés et que chaque enfant soit en bonne santé, éduqué, protégé et respecté.
L’UNICEF n’approuve aucune marque, entreprise, organisation, produit ou service. Toutes les images présentant des programmes de l’UNICEF sont fournies avec l’aimable autorisation de ©UNICEF.