Nutrition

Tous les enfants, peu importe où ils vivent et quelles que soient leurs circonstances, ont le droit de survivre et de s'épanouir. Comment le programme de nutrition de l’UNICEF en Guinée contribue à maintenir des millions d’enfants en vie et en santé

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Les défis

Un plaidoyer solide est nécessaire pour positionner la nutrition comme une priorité nationale clé dans le but de réduire significativement et de manière rentable les taux de mortalité des moins de cinq ans en Guinée et d'améliorer le développement cognitif des enfants.

Malnutrition
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Les solutions

La sous-section Nutrition appuie le gouvernement dans la mise en place de politiques et d’actions visant à réduire la malnutrition sous toutes ses formes conformément aux engagements de la conférence internationale de la nutrition de 2014. Elle œuvre d’une part pour un engagement politique fort afin d’assurer un investissement public durable dans la nutrition. D’autre part, elle assure la promotion des interventions durant les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant, soit de sa conception jusqu’à son deuxième anniversaire, pour garantir le bon développement physique et cognitif de l’enfant.

Dans son plan d’action, l’UNICEF appuie le gouvernement guinéen dans la mise en œuvre :

  • D’activités autour de la Nutrition dans les 8 régions du pays : il s‘agit de recherche active des enfants malnutris afin qu’ils bénéficient du traitement précoce pour prévenir la mortalité infantile due à la malnutrition. C’est ainsi que le programme accompagne le gouvernement à travers un renforcement de capacités pour la prise en charge des enfants malnutris dans les 410 centres de santé et 38 hôpitaux à travers le pays.
  • D’un paquet d’interventions préventives essentielles dans 16 préfectures sur les 38, dans le cadre de la modélisation pour le passage à l’échelle. Les actions s’articulent autour de :
  1. L’autonomisation des femmes en apportant aux groupements de femmes une formation sur les pratiques familiales essentielles, des commodités et des informations sur les services disponibles pour répondre à leurs besoins spécifiques en nutrition ;
  2. La promotion de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant suivant le cycle de vie (allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois et alimentation à travers des compléments adéquats et la continuation de l’allaitement jusqu’à 23 mois) ;
  3. La distribution de sachets de micronutriments multiples pour la fortification de l’aliment de complément des enfants de 6-23 mois ;
  4. De sessions d’apprentissage sur les groupes d’aliments et des démonstrations culinaires avec les produits locaux dans les communautés ;
  5. D’un suivi de la croissance des enfants dans les ménages ;
  6. D’actions de lutte contre les troubles dus à la carence en micronutriments, à savoir l’anémie, les déficiences en Vitamine A.

La sous-section appuie également le gouvernement dans l’élaboration de politiques et de législations autour de la fortification alimentaire et au développement de partenariats stratégiques pour la supplémentation en vitamine A et le déparasitage des enfants.

Outre ces interventions programmatiques, l’UNICEF en tant que chef de file du secteur et cluster lead, renforce les capacités du gouvernement dans la préparation de la coordination et la réponse aux urgences.

Les résultats du programme Nutrition  

  • L’UNICEF a encouragé et soutenu techniquement et financièrement le Gouvernement de la Guinée à se doter d’une politique nationale multisectorielle de nutrition dont découle un plan stratégique multisectoriel budgétisé 2018-2023, pour renforcer le plaidoyer et la mobilisation des ressources pour la nutrition.
  • Un plaidoyer de haut niveau sur la nutrition organisé en collaboration avec le Secrétariat du SUN (Scaling Up Nutrition) et le Ministère de la Santé, présidée par Monsieur le Premier Ministre, en présence de Madame Gerda Verburg, sous-secrétaire Générale des Nations Unies et Coordinatrice du SUN, a permis de mobiliser le gouvernement dans son ensemble, l’Assemblée nationale, la Première Dame, les partenaires au développement de la Guinée, les acteurs du secteur privé et de la société civile sur la problématique de la nutrition.
  • Le Gouvernement s’est engagé à rehausser le niveau de l’encrage de la coordination multisectorielle de la nutrition, du Ministère de la Santé au premier Ministère en mettant en place, une plateforme de coordination multi-secteurs et multi-acteurs pour la nutrition sous l’égide du Premier Ministre. Par ailleurs, l’État s’est engagé à allouer des ressources financières prédictibles pour les interventions essentielles de nutrition à partir de 2019 au même titre que certains projets d’intérêts nationaux.
  • La révision du protocole nationale de prise en charge de la malnutrition aiguë aux côtés du Ministère de la Santé et en collaboration avec le PAM, l’OMS, HKI, ACF et TdH et la formation d’une soixantaine de formateurs de formateurs du niveau central et des directions régionales de la santé ont permis d’améliorer la qualité de la prise en charge des enfants affectés par la malnutrition aiguë et notamment sévère. En outre, le plaidoyer auprès du Ministère de la Santé et les appuis au Bureau de Stratégie et Développement de la Santé, a contribué à la prise en compte des indicateurs de nutrition dans le Système National d’Information Sanitaire (SNIS) et permis de disposer de données sur la nutrition en routine à travers le dispositif et les mécanismes nationaux.
  • Des services intégrés de prévention du retard de croissance selon le cycle de vie sont offerts aux populations en partenariat avec 40 communes rurales et en collaboration avec les services techniques déconcentrés, décentralisés et centraux du Ministère de la santé. 325 agents de santé, 185 relais communautaires et 1885 agents de santé communautaires ont été formés sur un paquet d'interventions intégrées prenant en compte les pratiques familiales essentielles dont la nutrition infantile et maternelle. Par ailleurs, un partenariat transformatif a été établi avec 800 groupements de femmes identifiés dans 40 communes, formés et équipés pour également promouvoir des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles y compris des démonstrations culinaires au sein de leurs communautés respectives.