Amélioration de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à la nutrition pour les enfants

Avec le soutien de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, l’UNICEF renforce l’accès à l’eau, à l’hygiène et à la nutrition dans la région de Labé.

UNICEF Guinée
Fatoumata Barry, membre du groupement ALHDJIFOTE, à Dara Kéthioum.
UNICEF Guinea / R.Losseni
21 juillet 2025

En Guinée, de nombreux défis freinent l’accès des enfants aux services essentiels comme l’éducation, la santé et la protection. Parmi eux, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement (WASH), ainsi qu’à une nutrition adéquate, reste une préoccupation majeure. Bien que des progrès aient été accomplis au niveau national, des disparités importantes subsistent, notamment entre les zones urbaines et rurales. La région de Labé est particulièrement concernée par ces insuffisances.

Des chiffres alarmants soulignent l’urgence de la situation.
D’après l’enquête SMART 2022, 99,3 % des ménages de la région de Labé possèdent des kits de lavage des mains, mais seulement 65 % des habitants ont accès à une source d’eau potable améliorée. Plus inquiétant encore, seulement 30 % des ménages disposent d’installations sanitaires adéquates, et plus de la moitié de la population pratique toujours la défécation à l’air libre, ce qui expose gravement les enfants aux maladies hydriques comme la diarrhée et le paludisme.

En 2024, 26 % des enfants (soit près de 750 000) souffraient de retard de croissance, et 7 % (près de 350 000 cas, dont 100 000 graves) de malnutrition aiguë au niveau national. Dans la région de Labé, la malnutrition aiguë touche près de 7 % des enfants, avec des pics de 11 % chez les moins de deux ans, tandis que la malnutrition chronique affecte 29 % des enfants.

Des solutions concrètes pour un avenir meilleur

Grâce au soutien de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, l’intervention de l’UNICEF dans la région de Labé a apporté des changements durables aux communautés rurales les plus vulnérables. À ce jour, 7 421 personnes (dont 3 820 femmes et 3 339 enfants) ont désormais accès à l’eau potable. Six écoles accueillant 1 800 élèves et trois centres de santé ont également été raccordés aux réseaux d’eau grâce à l’installation de trois adductions d’eau potable alimentées par l’énergie solaire. Ces infrastructures transforment la vie des habitants : elles réduisent considérablement le fardeau de la corvée d’eau pour les femmes et les enfants, leur permettant de consacrer plus de temps à l’éducation et aux activités économiques, tout en améliorant l’hygiène dans les écoles et les centres de santé pour créer des environnements plus sains. Elles offrent également une meilleure protection aux femmes contre les violences basées sur le genre, souvent liées aux trajets pour la collecte d’eau, et contribuent à maintenir les filles à l’école, même pendant leurs menstruations, favorisant ainsi leur éducation et leur autonomie.

Des vies transformées : les voix de la communauté de Labé

Portrait d’Alimatou Baldé (10 ans), bénéficiaire du point d’eau à Karary.
UNICEF Guinea / R.Losseni

Les témoignages des habitants de Labé illustrent l’impact concret de ces interventions sur leur quotidien.

Mariama Oury, 16 ans, élève à l’école primaire Darakhetoun : « Avant, nous utilisions de l’eau dans des bouilloires sans savon pour nous laver les mains après les toilettes. Aujourd’hui, grâce aux kits, nous pouvons nous laver les mains avec du savon et éliminer les microbes. »

Djenabou Diallo, sage-femme à Dongol Singhon : « L’accès à l’eau était un défi. Nous devions parcourir des kilomètres pour trouver de l’eau potable pour notre centre. Certaines femmes hésitaient même à venir accoucher ici. Désormais, nous avons suffisamment d’eau pour travailler dans de bonnes conditions. Les femmes se sentent en sécurité et nous aussi, car l’hygiène est enfin respectée. »

Mamadou Celou Diallo, habitant de la commune de Dakoù: « La défécation à l’air libre entraînait des maladies. Depuis l’installation des latrines, la santé des habitants s’est beaucoup améliorée. »

Mariama Barry, bénéficiaire de borne-fontaine, Daralabé : « Avant, il fallait marcher une longue distance pour trouver de l’eau. Maintenant, avec les bornes-fontaines à proximité, notre quotidien est tellement plus facile. »

Kadiatou Sow, mère de famille :« Mon enfant a bénéficié d’une prise en charge complète ici, ce qui a dissipé toutes mes inquiétudes. C’est une chance d’avoir aujourd’hui des structures de santé de qualité, loin des remèdes traditionnels du passé. »

Hadja Fatoumata Barry, Présidente du groupement des femmes de Dara :« Avant l’arrivée de ce projet, nourrir nos bébés était très difficile. Nous leur donnions seulement une pâte de poudre de maïs avec un peu de sucre. Nous avons appris à préparer des recettes nutritives avec des aliments locaux. Aujourd’hui, nos enfants grandissent mieux et tombent moins souvent malades. »

Grâce au soutien de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, l’UNICEF et ses partenaires ont non seulement rétabli des services essentiels, mais aussi amélioré de manière significative le bien-être de milliers de personnes, en particulier des enfants. Ces efforts démontrent l’impact concret de la collaboration sur la santé, l’hygiène et la nutrition des communautés en Guinée, en plaçant les besoins des enfants et de leurs familles au cœur des priorités.

Fatoumata Barry, membre du groupement ALHDJIFOTE, à Dara Kéthioum.
UNICEF Guinea / R.Losseni
Portrait de Mamadou Celou Diallo
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©UNICEF GUINEA/R.Losseni
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©UNICEF GUINEA/R.Losseni