Seconde phase de l'analyse qualitative des effets de la COVID-19 sur les ménages vulnérables et les services sociaus de base en Côte d'Ivoire
Renforcer la protection sociale à l’endroit des ménages vulnérables dans un contexte de permanence des effets de la crise sanitaire.
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RESUME EXECUTIF
CONTEXTE ET OBJECTIF GENERAL DE L’ETUDE
A la suite de la première phase de Recherche-Action qui a mis l’accent sur les conséquences de la COVID- 19 au niveau des ménages vulnérables et des services sociaux de base sous l’angle d’une crise sanitaire conjoncturelle, la seconde part du fait que ladite crise s’est muée en une crise structurelle pour déterminer les vulnérabilités émergentes qui affectent les ménages en situation de précarité et les services sociaux de base ainsi que leurs stratégies d’adaptation pour vivre avec la COVID- 19. Pour y parvenir, elle mobilise une perspective biographique concernant le vécu des ménages d’une part et d’autre part l’approche phénoménologique relativement aux services sociaux de base.
METHODOLOGIE DE L’ETUDE
L’articulation méthodologique se présente comme suit : quatre (4) localités dont Abidjan, Aboisso, Bouaké et San-Pedro ont été retenues pour la collecte des données, via les parcours de vie, les récits de vie, les focus group et les entretiens individuels. Les cibles concernées par l’étude sont les ménages vulnérables, les enfants en situation de rue, les personnes infectées, les ménages moins vulnérables, les leaders communautaires et les services sociaux de base. Les données collectées ont été passées à quatre (4) niveaux d’analyse : analyse rapide durant la collecte, transcription, analyse manuelle, analyse Nvivo 12 y compris les séances de cocréation.
CARACTERISTIQUES GENERALES DES PARTICIPANTS
L’étude a porté sur 593 enquêtés dans les ménages dont 305 femmes (51,4%) et 288 hommes (48,6%). L’âge moyen est de 27,9 ans. Parmi les catégories d’acteurs interrogées, les chefs de ménage sont les plus représentés (30,4%) avec 75,5% de célibataires contre seulement 16,4% de personnes mariées ou vivant en concubinage. Concernant le statut d’occupation, les résultats révèlent que 28,0% étaient sans activité au moment de l’étude. L’analyse du niveau d’instruction indique que 28,8% ont atteint le niveau secondaire cycle 2/ supérieur et 20,6% n’ont aucun niveau.