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Le retour de la paix à Ngoy après des années de conflit

Une nouvelle stabilité pave la voie à la reconstruction des services sociaux de qualité pour les familles retournées

UNICEF RDC
UNICEF/UNI548879/Jospin Benekire
11 septembre 2024
Temps de lecture : 2 minutes

Mwamba Kabatalanga Baruti, chef du village de Ngoy, situé dans le territoire de Nyunzu, témoigne des transformations positives apportées par la paix, tant attendue après des années de conflit. À 50 ans, M. Baruti supervise les infrastructures locales, notamment l'école et l'hôpital de la communauté, composée à 60 % de Twas et à 40 % de Bantous.

Sa vie a été marquée par de nombreuses épreuves dues aux conflits : il a perdu des membres de sa famille et a été déplacé à trois reprises entre 2014 et 2020. Il est revenu dans son village en 2021, lorsque le processus de paix a rendu le retour plus sûr.

Les négociations de paix à Nyunzu, orchestrées par l'organisation locale Umoja Pour la Paix, le Progrès et le Développement Intégré (UPPDI), ont reçu le soutien de l'UNICEF via son partenaire, l'Initiative pour un Leadership Cohésif (ILC). 

Ces efforts ont permis de signer un accord préliminaire, ouvrant la voie à des programmes humanitaires, de développement et de consolidation de la paix, en adoptant l’approche du nexus Humanitaire-Développement-Paix. L'UNICEF a travaillé avec le ministère provincial de la planification pour offrir des solutions durables dans un contexte de stabilisation croissante.

M. Baruti a joué un rôle crucial dans la sensibilisation des communautés Bantoues et Twas au processus de paix. Il nourrit l'espoir que les améliorations des services sociaux inciteront les personnes déplacées à revenir dans leurs villages. 

« Les gens peuvent désormais planter leurs cultures, envoyer leurs enfants à l'école et se rendre au centre de santé », dit-il avec conviction. « La vie dans les villages n'est toujours pas facile. Notre école primaire a été détruite pendant le conflit et n'a toujours pas été réparée, mais nous progressons. »

Des salles de classe détruites
UNICEF/UNI548871/Jospin Benekire

Actuellement, l'école qui est restée intacte accueille les élèves du primaire et du secondaire en alternance. Le centre de santé, reconstruit avec l'aide de l'UNICEF et de son partenaire local AIDES, offre des soins de base. 

Bien qu'il manque encore de médicaments et que la maternité soit rudimentaire, il représente une amélioration significative par rapport à la période de conflit.

Un signe encourageant de paix se manifeste au centre de santé, où le personnel est composé de membres des deux communautés.

Un homme assis à un bureau
UNICEF/UNI548856/Jospin Benekire
Une sage-femme se tenant debout derrière une table
UNICEF/UNI548880/Jospin Benekire

« La présence des deux communautés rassure les habitants sur le fait que les soins sont offerts à tous », déclare le docteur Joseph Manda Wasango. Le centre traite en moyenne 25 patients par jour, dont 35 % sont Bantous et 65 % Twas.

L'infirmière en maternité, Mulobe Sophie Mangaza, âgée de 60 ans, a passé sa vie dans le village et a été témoin des horreurs du conflit. 

Malgré tout, elle constate des progrès important à Ngoy depuis l'adoption del’approche du nexus Humanitaire-Développement-Paix. 

« Après des années de conflit, la vie s'améliore lentement mais sûrement », conclut-elle.