Prendre en charge et prévenir la malnutrition
Après avoir souffert de malnutrition, Gadi est sur la voie de la récupération et sa mère est engagée à lui donner des repas équilibrés.
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Il y a quelques semaines, l’état de santé de Gadi, 2 ans, a commencé à se dégrader. Le petit garçon qui était habituellement si joyeux n’avait plus d’appétit et perdait du poids à vue d’œil. « La santé de Gadi devenait de plus en plus inquiétante », se rappelle la mère de Gadi qui était totalement désemparée car elle n’avait pas les moyens d’emmener son fils au centre de santé.
« Ses cheveux et ses cils devenaient de plus en plus jaunâtres », poursuit Béatrice, la mère de Gadi. Ce n’est que lorsque des relais communautaires soutenus par l’UNICEF ont sensibilisé les familles du quartier que Béatrice a compris de quoi son fils pouvait souffrir. Guidés par les relais communautaires, Béatrice et Gadi se sont immédiatement rendus au centre de santé voisin pour une consultation gratuite.
Le diagnostic est rapidement tombé : Gadi souffrait de malnutrition aiguë sévère. Il a été pris en charge et a reçu des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi. Comme le petit garçon ne souffrait pas de complications, ces aliments ont été administrés à domicile. Après quelques semaines, l’état de santé de Gadi s’est progressivement amélioré. « Le voir retrouver sa santé est comme un miracle », confie Béatrice qui pensait perdre son fils.
Avec l’appui du Gouvernement chinois, l’UNICEF vise à prendre en charge plus de 17.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère dans 16 zones de santé au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Ituri. La prise en charge est complétée par des séances de sensibilisation sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.
C’est suite à une séance de sensibilisation que Béatrice a décidé d’aménager un jardin potager dans sa parcelle. La mère de famille y cultive une variété de légume pour assurer des repas sains et diversifiés à ses enfants. « Désormais, je fais un effort d’équilibrer les repas pour combler les besoins des enfants », explique fièrement Béatrice.