De nouveaux robinets mettent fin au dilemme des familles déplacées entre boire, cuisiner ou se laver
L’UNICEF a renforcé la disponibilité en eau potable dans le site pour personnes déplacées de Don Bosco.
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Dans son village natal à Rutshuru au Nord-Kivu, Bernadette tenait une épicerie où elle vendait de la farine, de l'eau et d'autres produits.
Mais en mars 2022, sa vie a basculé lorsque les combats se sont rapprochés de sa maison. Elle a fui avec sa famille de quatre enfants âgés de 3 à 10 ans vers le site de déplacement de Don Bosco à Goma. Depuis 16 mois, Bernadette vit une vie totalement différente de celle qu'elle a laissée derrière elle. Une vie difficile, dont l'un des problèmes les plus urgents est le manque d'eau potable.
« À notre arrivée, nous avons été accueillis par le prêtre, qui nous a dit de construire des abris en bois », se souvient Bernadette. « Pour obtenir de l'eau, nous devions demander aux habitants du quartier, mais même leur générosité avait ses limites ».
La situation est devenue de plus en plus insupportable pour Bernadette et sa famille.
« L'eau que nous recevions de nos voisins était insuffisante », explique-t-elle. « Comment faire un choix entre se laver, cuisiner ou boire ? Les femmes souffraient d'infections et nos enfants avaient la gale. »
La situation s'est encore aggravée en février 2024 lorsque, en l'espace de deux semaines, 250.000 personnes supplémentaires sont arrivées à Goma, fuyant la violence à Sake et Bweremana.
« Nous avions déjà une épidémie de choléra, mais le nombre croissant de personnes entassées dans des conditions atroces sans assainissement adéquat ni suffisamment d'eau potable menaçait de propulser le nombre de cas à un nouveau niveau préoccupant », déclare Germaine Bashige, une volontaire des Nations unies travaillant dans l'équipe d’eau, hygiène et assainissement de l'UNICEF à Goma.
Avec le soutien financier du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement (FCDO) et du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (CERF), l'UNICEF et ses partenaires ont intensifié leur réponse en construisant des latrines et des douches, et en augmentant la disponibilité d'eau potable sur le site de Don Bosco.
C'est un soulagement considérable pour Bernadette qui attend son cinquième enfant.
« Nous avions du mal à obtenir de l'eau, mais avec ces nouveaux robinets, nous avons désormais un approvisionnement fiable », dit-elle.
En plus de fournir de l'eau propre, l'UNICEF soutient également une campagne de sensibilisation qui encourage les familles à suivre les règles d'hygiène appropriées.
« Il y a des panneaux sur l'hygiène à chaque robinet », déclare Bernadette. « En suivant ces règles, nous espérons être protégés contre le choléra et d'autres maladies ».