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L’eau potable transforme le quotidien à Tshengerero.

Une fontaine désormais accessible en permanence, pour une meilleure hygiène au centre de santé et un quotidien facilité pour les familles.

UNICEF RDC
Une femme puise de l’eau a une borne-fontaine à Tchengerero, dans le Nord-Kivu, RDC
UNICEF RDC/Jospin Benekire
03 novembre 2026
Temps de lecture : 2 minutes

Dans le village de Tchengerero dans le territoire de Rutshuru, l’eau est aujourd’hui disponible en permanence. Un changement qui améliore non seulement les conditions de travail du personnel soignant, mais aussi la santé et le bien-être des communautés environnantes. 

Le centre de santé de Tchengerero dispose d’une borne fontaine avec deux robinets. Ces installations permettent d’assurer l’approvisionnement en eau potable des structures sanitaires et des populations.

Selon Safari Jacques, infirmier titulaire du centre de santé, les effets sur la santé publique sont remarquables :

Avant l’arrivée de l’eau potable, nous enregistrions régulièrement jusqu’à 200 cas de diarrhée et de choléra. Aujourd’hui, les cas de choléra ont disparu et les cas de diarrhée ont fortement diminué. 

L’eau est devenue un élément essentiel du fonctionnement du centre de santé.

« Elle nous sert à maintenir la propreté de la structure sanitaire, à nettoyer les équipements médicaux et la maternité. Aujourd’hui, nous disposons d’une eau potable en permanence », ajoute-t-il

afari Jacques, infirmier, devant une borne-fontaine installée avec l’appui de l’UNICEF
UNICEF RDC/Jospin Benekire Safari Jacques, infirmier titulaire du centre de santé de Tshengerero, devant une borne-fontaine installée avec l’appui de l’UNICEF, au Nord-Kivu.
L’installation de bornes-fontaines facilitent l’accès à l’eau potable.
UNICEF RDC/Jospin Benekire Se laver les mains, un geste simple du quotidien est désormais plus facile grâce à l’installation de bornes-fontaines qui facilitent l’accès à l’eau potable.

L’impact est également ressenti au sein des ménages. Avant l’installation de la borne fontaine, les habitants devaient marcher une dizaine de minutes pour s’approvisionner en eau. Désormais, la situation a changé.

La corvee d'eau pese moins pour Zawadi Marie-Gorètte.
UNICEF RDC/Jospin Benekire Moins de temps à chercher de l’eau, plus de temps pour sa famille et ses activités. Le sourire de Zawadi Marie-Gorètte en dit long !

La borne fontaine approvisionne actuellement 25 ménages. Pour assurer la pérennité du service, chaque foyer contribue à hauteur de 2 000 francs congolais par mois. Cette contribution est gérée par le comité de gestion de l’eau et sert à financer l’entretien et la maintenance du réseau. Cette gestion communautaire contribue à garantir un accès continu à l’eau potable, tout en renforçant l’appropriation locale de l’infrastructure et sa durabilité.

Avant, nous devions marcher environ 10 minutes pour aller chercher de l’eau. Aujourd’hui, la borne fontaine est proche de nos habitations. Cela réduit les distances à parcourir et aide beaucoup nos familles. Nous avons de l’eau potable plus facilement et pouvons consacrer davantage de temps à d’autres activités.

Zawadi Marie-Gorètte, habitant de Tchengerero

Le chef d’avenue, également à la tête de ce comité se félicite des résultats obtenus. Il affirme que l’eau coule en permanence et la population en bénéficie pleinement.

La demande augmente parce que des communautés voisines viennent aussi s’approvisionner dans leur avenue. Cela montre l’utilité de cette infrastructure, mais aussi la nécessité d’envisager à l’avenir des solutions pour répondre à une demande croissante.

Grâce au soutien de l’UNICEF et du gouvernement britannique à travers UK AID, le réseau d’eau potable KOGA a été réhabilité en septembre 2025. Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau pour les ménages et les centres de santé, le projet a permis d’étendre le réseau à 8 villages avec 19 bornes fontaines couvrant 3 villages et permet à plus de 30 000 personnes de bénéficier d’eau potable. Une avancée majeure qui contribue à la prévention des maladies hydriques, à l’amélioration de l’hygiène et à la dignité des populations.