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Ebola : le dialogue comme moyen de sensibilisation

Mwamini a survécu à la maladie et avec son témoignage, elle contribue à sensibiliser sa communauté.

Simeon Vahiravato Muyayalo
Mwamini a survécu à Ebola et sensibilise sa communauté
UNICEF DRC
30 novembre 2018

Depuis près de quatre mois, l’est de la République Démocratique du Congo fait face à une épidémie d’Ebola. Informer les populations sur la maladie à virus, sur les mesures de prévention et sur les possibilités de traitement est crucial pour mettre fin à la propagation de l’épidémie qui a déjà fait 212 victimes.

« Pour ceux qui ne croient pas dans la maladie, je peux vous confirmer qu’Ebola existe », explique Maman , infirmière dans un Centre de Traitement Ebola (CTE), lors d’une grande rencontre publique organisée dans la ville de Beni.

« Je n’ai pas honte de témoigner que j’ai été infectée par la maladie à virus Ebola »

Maman Mwamini explique avoir été contaminé avec trois collègues alors qu’ils soignaient un patient, sans se douter un instant qu’il était infecté par la maladie. Rapidement, Maman Mwamini a commencé à présenter des symptômes semblables à ceux de Ebola et s’est directement rendue au Centre de Traitement Ebola. Un de ses collègues, effrayé, a préféré prendre la fuite et se cacher pendant plusieurs jours. Au moment où il s’est enfin décidé à se rendre au centre de traitement, il était malheureusement trop tard.

« Je le connaissais très bien et j’ai beaucoup souffert de sa mort », confie tristement Maman Mwamini. Lorsqu’elle a appris la mort de son collègue, Maman Mwamini était en isolement au centre de traitement. « Ce n’était pas facile, je pensais souvent à mon mari et mes enfants et au début j’étais découragée car je voyais la mort devant moi », poursuit Maman Mwamini. Heureusement, grâce aux soins reçus sur place et à l’assistance psychosociale, l’infirmière a rapidement retrouvé force et courage.

« Si vous vous cachez en ayant la maladie, vous n’allez pas survivre longtemps. Il ne faut pas avoir peur lorsque vous présentez des symptômes de la maladie à virus Ebola »

Dans les zones affectées, beaucoup de personnes craignent encore la maladie. Maman Mwamini représente la preuve vivante qu’il est possible de suivre à Ebola. En témoignant et en participant aux activités de sensibilisation, l’infirmière tente de rassurer la population sur le traitement dédié aux malades hospitalisés aux centres de traitement. « Ne croyez pas aux rumeurs », a conclu Maman Mwamini.


La réponse de l'UNICEF à l'épidémie d'Ebola est appuyée par le Mécanisme de Financement d’Urgence en cas de Pandémie, la Commission Européenne - Opérations européennes de protection civile et d'aide humanitaire, l’Alliance du Vaccin, l’Agence américaine pour le Développement International, le Fonds Central d'Intervention d'Urgence et le Gouvernement japonais. L’UNICEF bénéficie également du soutien du Comité allemand pour l’UNICEF.