De l’eau pour vivre et survivre
Alors que l’épidémie d’Ebola continue de faire des victimes, la question de l’accès à l’eau est au centre des préoccupations des habitants de Goma.
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Nadine, 20 ans, attend patiemment son tour pour remplir ses bidons d'eau comme des dizaines d’autres femmes réunies autour d’un point d’approvisionnement en eau potable à Goma, à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Si Nadine semble si sereine ce matin, cela n’a pas toujours été le cas.
Il y a quelques mois encore, la jeune maman devait marcher plus de 10 kilomètres par jour pour s’approvisionner en eau à la borne fontaine la plus proche. « Je devais y passer toute la journée pour avoir 20 litres d’eau pour toute ma maison », se rappelle-t-elle.
Depuis que l’épidémie d’Ebola a été déclarée dans sa province au mois d’août 2018, Nadine était très inquiète pour la santé de sa famille. Malgré sa proximité avec le lac Kivu, la ville de Goma connait des difficultés d’approvisionnement en eau potable. « Quand nous entendions parler de lavage des mains pour éviter Ebola, nous nous demandions comment y parvenir sans eau », raconte Nadine qui habite dans un quartier où il n’existe aucune infrastructure d’approvisionnement en eau.
Afin de permettre à la population d’observer scrupuleusement les mesures d’hygiène pour se protéger contre le virus, l’UNICEF a installé des points d’approvisionnement d’eau dans les quartiers les plus vulnérables de la ville. Grâce au point d’approvisionnement installé près de chez elle, Nadine ne doit plus parcourir de longues distances et la maman est certaine de la qualité de l’eau qu’elle consomme.
La rareté d'eau potable et l'utilisation de l'eau du Lac Kivu, impropre à la consommation, fait encourir de nombreux risques à la population. Monique, qui gère un des points d’approvisionnement en eau mis en place par UNICEF, est consciente de l’importance d’avoir de l’eau potable dans sa communauté. « Nous serons bien contents de ne plus avoir Ebola, mais aussi les autres maladies liées à l’absence de l’eau potable » a-t-elle relevé
L’UNICEF et ses partenaires ont réalisé des forages et des bornes fontaines dans les localités qui ont connues le plus grand nombre de personnes infectées par la maladie à virus Ebola. Depuis le début de l’épidémie, plus de 22.000 personnes ont accédé à l’eau potable grâce à ces forages et bornes fontaines.
La réponse de l'UNICEF à l'épidémie d'Ebola est appuyée par la Commission Européenne - Opérations européennes de protection civile et d'aide humanitaire, Gavi - l'alliance du Vaccin, l’Agence américaine pour le Développement International, le Fonds Central d'Intervention d'Urgence et le Gouvernement japonais. L’UNICEF bénéficie également du soutien du Comité allemand pour l’UNICEF, du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, du Gouvernement britannique et de la Fondation Paul G.Allen Family.