De la mine à l’école

Dans le territoire de Kipushi, 271 enfants sont sortis des carrières minières et ont repris le chemin de l'école.

John Ngombua
Kabedi, 12 ans.
UNICEF DRC Mulala
15 mai 2021

Le vendredi 14 avril 2021 est une journée à jamais gravée dans la mémoire de Kabedi. Après avoir passé trois longues années à travailler dans une mine artisanale de cuivre et de cobalt, la jeune fille âgée de 12 ans a repris le chemin de l’école. 

« À 9 ans, j’ai commencé à travailler dans la mine à la suite du décès de mon père pour aider ma mère », explique Kabedi. Du matin au soir, sept jours par semaine, Kabedi ramassait, concassait et transportait les minerais de cuivre et de cobalt. A la fin de la journée, Kabedi rentrait épuisée, avec en moyenne avec 5.000 francs congolais en poche (approximativement 2,5 USD). 

En plus de mettre en péril leur santé, les enfants travaillant dans les mines sont privés d’éducation et de protection. Grâce au Fonds pour la Prévention du Travail des Enfants dans les Communautés Minières - une collaboration avec la Global Battery Alliance (GBA), l’UNICEF vise à accompagner la réinsertion scolaire de 500 enfants sortis des carrières minières dans le territoire de Kipushi. 

Des sacs à dos sur une table
UNICEF DRC Mulala

Identifiés par des travailleurs sociaux soutenus par l’UNICEF, ces enfants sont enregistrés à l’Etat-civil et placés en familles d’accueil lorsque nécessaire. Les enfants victimes de violences reçoivent un accompagnement psychosocial et médical. 

Réintégrée en sixième année à l'Ecole Primaire Kipushi, Kabedi a reçu un kit scolaire comprenant tout le matériel dont elle a besoin à l’école ainsi qu’un uniforme scolaire. La jeune fille veut rattraper le temps perdu dans la mine et poursuivre des études en communication.

« Je veux devenir journaliste afin de faire entendre la voix des enfants congolais à travers le monde », dit Kabedi plus que déterminée à réussir. Pour contribuer à la prévention du travail des enfants, l’autonomisation socio-économique des filles et la réduction des violences basées sur le genre sont nécessaires afin de s’assurer d’une future génération prospère.