Ali Barry, volontaire à l’UNICEF pour répondre aux situations d’urgence !
Découvrez le parcours de Ali ex-animateur de l’espace temporaire d’apprentissage des enfants demandeurs d’asile de Nioronigué
« Tous les élèves et même les animateurs sont unanimes : Ali est un excellent animateur à l’écoute de ses élèves… ». Cette mention est tirée d’un article réalisé il y a un an sur l’expérience de Ali, en tant que demandeur d’asile en Côte d’Ivoire et animateur de classe pour les enfants réfugiés de Nioronigué, un village du Département de Ouangolodougou, au Nord de la Côte d’Ivoire.
Ali, originaire du Burkina Faso où il a fait pratiquement toute sa vie, ses études et son premier mariage, a fui la crise du Sahel avec quelques membres de sa famille.
Son arrivée en Côte d'Ivoire, survenue dans des conditions difficiles en raison de la crise que traverse son pays, a marqué un nouveau départ pour lui. Il a dû se séparer de sa famille et particulièrement de sa femme, il n’avait aucune perspective d’emploi, ni de continuer ses études et perdait tout contrôle quant à son avenir.
« Je ne savais pas à quoi m’attendre, j’étais terrifié ! » Ali
Pourtant, Ali possédait une richesse insoupçonnée : son éducation, son savoir. En tant que l’un des rares demandeurs d’asile instruits du site de Nioronigué, il est devenu animateur de l’espace temporaire d’apprentissage, convaincu que chaque enfant devait apprendre, quelles que soient les circonstances. La grande majorité de ces enfants n’avaient d’ailleurs jamais été scolarisés.
Tout au long de l’année scolaire, Ali a fait ses preuves, jouant un rôle essentiel dans la continuité de l’éducation. Mais lorsque les grandes vacances sont arrivées, il s’est retrouvé face à une nouvelle épreuve : l’inaction. Homme courageux et engagé, il ne supportait pas de rester les bras croisés et réfléchissait déjà à la meilleure façon de mettre son temps libre au service de sa communauté.
J’ai remarqué que CARITAS gérait la prise en charge sanitaire des demandeurs d’asile dont la majorité s’exprime en Fulfulde et en Moré. La communication constituait donc une barrière à cause de la langue. J’ai donc proposé mes services à Caritas pour traduire ce que le personnel de CARITAS, les infirmiers et agents de santé disaient aux patients issus de ma communauté. Le jour même où on a fini les cours, le 15 mai 2024, j’ai immédiatement pris fonction comme traducteur à l’hôpital.
Après avoir effectué ce travail pendant 3 mois, il a eu l’opportunité de faire une formation de 3 semaines organisée par l’UNICEF et l’office du service civique de Korhogo. Désigné comme délégué de 102 bénéficiaires dont 9 personnes issues du camp de Nioronigué, il a appris les us et coutumes, les alliances et interdits de la Côte d’Ivoire pour être un citoyen modèle.
À son retour en septembre 2024, Ali avait perdu son poste de traducteur et la seule source de revenu qu’il avait durant ces vacances qui lui permettait de s’occuper de sa femme et de son fils qui venait à peine de naitre.
Mais Ali est l’exemple même de la résilience ! Il ne s’est pas laissé abattre, il n’a jamais cessé de chercher un emploi ou une activité dans laquelle s’investir. Lorsqu’un poste au sein de l’UNICEF sur la plateforme des volontaires de Nations Unies a été mis en ligne, ses mentors voyant son abnégation dans le travail, lui ont recommandé ainsi qu’à ses pairs, de postuler. Ali a particulièrement été attentif et a pu gravir chaque pallier ce recrutement jusqu’à l’objectif final.
Aujourd’hui Ali Barry est passé à une étape supérieure de son parcours professionnel, il travaille désormais au sein de la coordination des urgences de l’UNICEF Côte d’Ivoire pour contribuer à la résilience des communautés dans le Nord du pays. C’est une formidable avancée pour Ali et une fierté pour toute sa communauté.
Depuis son intégration à l’UNICEF Côte d’Ivoire en janvier 2025, Ali fait preuve d’une grande volonté d’apprendre et d’une remarquable capacité d’adaptation à son nouvel environnement. Il m’apporte aujourd’hui un appui précieux, notamment lors des réunions hebdomadaires de coordination de la réponse aux besoins des demandeurs d’asile, conduites sous la houlette du HCR.
Lorsque j’ai reçu le mail positif que tout candidat attend au bout d’un recrutement, j’étais très heureux et motivé. J’ai fait tous mes cours mandataires chaque soir dans un bureau à Ouangolodougou où je pouvais avoir accès à des ordinateurs et internet.
Malgré tous les obstacles auxquels il a fait face, Ali a décroché son poste de rêve à l’UNICEF grâce au programme Youth on the Move UNV de l’UNICEF. Cette initiative destinée aux jeunes passionnés et talentueux en déplacement forcés qui rencontrent des obstacles pour accéder aux stages traditionnels et aux opportunités d’apprentissage et de rémunération pour travailler avec l’UNICEF et d’autres agences des Nations Unies.
Quand les enfants fuient des situations de crises, cherchent refuge et moyens de survie, qui protégera ces jeunes vies ? JE SUIS #PourChaqueEnfant
Comme Ali, agissez maintenant à nos côtés en donnant pour sauver la vie des enfants : https://unicef.link/3DmGVoE !