Apprendre à agir avant que la catastrophe n’arrive
En jouant à Stop Disasters, plus de cent jeunes ont découvert les rouages de la prévention des risques et des catastrophes.
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Le jeu vidéo en ligne https://www.stopdisastersgame.org/game/, développé par l’UNDRR, apprend aux joueurs et joueuses à réduire les risques liés aux catastrophes naturelles. Il montre comment choisir l’emplacement des habitations, utiliser des matériaux adaptés, mettre en place des systèmes d’alerte précoce et organiser des plans d’évacuation pour protéger les populations. Chaque scénario propose plusieurs niveaux de difficulté et dure environ 10 à 20 minutes, selon la catastrophe et le niveau choisis.
À Bamako, les jeunes se sont organisés en équipes mixtes pour décider ensemble des actions à entreprendre. Le groupe 1 vient de dépenser tout son budget. La tension est palpable au moment de déclencher l’inondation pour vérifier si les aménagements construits résisteront et protégeront la population de la catastrophe.
Jouer en groupe à un jeu vidéo est aussi une occasion de développer ses compétences en négociation. Chaque équipe dispose d’un budget limité pour protéger sa communauté contre la catastrophe imminente, et chaque action a un coût différent. À Tombouctou, les membres d’une équipe débattent de chaque choix et stratégie, comme dans un conseil communal, avant que la cheffe d’équipe ne les exécute dans le jeu.
Avant de débuter la partie, les spécialistes WASH (eau, assainissement et hygiène) et ADAP (développement et participation des adolescent·es) de l’UNICEF ont expliqué aux participants et participantes les notions de base de la réduction des risques de catastrophe et répondu à leurs questions, comme ici à Bamako et à Gao.
« Si j’étais urbaniste, je pratiquerais le reboisement, je construirais des maisons d’accueil pour les personnes impactées par les inondations, je curerais les caniveaux et je creuserais des fossés.»
Les U-reporters se sont mobilisés à Mopti pour participer à la simulation. Très concentrés sur leur objectif, ils doivent penser à différents éléments formant une stratégie de prévention des risques : routes d’évacuation, amélioration des infrastructures, communication et préparation communautaire — Le tout avec un budget limité. Lorsque tout le budget est dépensé, la catastrophe se déclenche ; Le score est alors calculé selon l’impact des actions préventives, les dégâts évités et les vies sauvées.
Le jeu Stop Disasters propose différents scénarios de catastrophes naturelles. Dans les quatre villes participantes, les jeunes ont travaillé sur une simulation d’inondation, un phénomène malheureusement courant au Mali. En 2024, la crue du fleuve Niger, combinée à de fortes pluies, a touché plus de 66 000 personnes à travers le pays. À cause des nombreux dégâts, la rentrée scolaire a dû être repoussée, plusieurs familles ayant trouvé refuge dans les écoles. Ces précipitations intenses, les débordements des rivières et l’ouverture des barrages aggravent les catastrophes, entraînant des pertes humaines, des déplacements massifs et une augmentation des risques de malnutrition et de maladies.
Après une matinée bien remplie et riche en émotions, les jeunes ont compris l’importance de la préparation et de la communication pour renforcer la résilience des communautés face aux risques de catastrophe.
L’initiative « Kalan ye juguya la : Jouons pour comprendre et agir en faveur de la prévention des risques de catastrophes au Mali » a été mise en œuvre dans le cadre du Partenariat pour la résilience au Sahel avec la GIZ, le PAM et l’UNICEF, grâce au financement de la Coopération allemande (BMZ).