Nahy, une mère au cœur des initiatives agricoles d'Ehavo.

Dans le sud de Madagascar, Nahy, membre d’une association d’agriculteurs, contribue à nourrir sa famille et sa communauté grâce à un jardin potager collectif, mis en place après l’arrivée de l’eau potable dans son village.

Abela Ralaivita
Nahy et son fils
UNICEF Madagascar / 2024 / Andrianantenaina
17 octobre 2024

Nahy, 34 ans, est une mère dévouée de huit enfants, dont quatre filles et quatre garçons. Ce jour-là, nous la retrouvons au milieu d’un champ, travaillant aux côtés de membres de l’association villageoise d’agriculteurs. Ensemble, ils cultivent des légumes tels que des tomates, des courgettes et des brèdes. Ce potager communautaire a vu le jour il y a trois ans, après que de nouvelles infrastructures, construites par l'UNICEF et ses partenaires, aient permis d'apporter de l’eau potable durable et résiliente au climat dans le village, un projet transformateur pour les habitants.

Avant cela, Nahy devait marcher une heure pour rejoindre une source d’eau. "Aujourd’hui, je peux me consacrer davantage à mes activités agricoles," explique-t-elle, portant son plus jeune enfant, Natrefendraza, âgé d’un an et dix mois, tout en travaillant. Pour Nahy, « ses enfants sont sa richesse ». Son mari, également agriculteur, ne fait pas partie de l’association, car le nombre de membres y est limité.

« Mes enfants sont ma richesse » 

Nahy
Photo de nahy et son enfant devant le jardin potager du village d’Ehavo.
UNICEF Madagascar /2024/ Ralaivita Photo de nahy et son enfant devant le jardin potager du village d’Ehavo.

Une association pour Tous

L’association, qui regroupe environ 30 membres actifs, permet aux agriculteurs de travailler la terre ensemble et de vendre les récoltes, dont une partie est versée dans une caisse commune. D'une part, ce modèle favorise une consommation partagée et renforce l’autonomie alimentaire des familles. D'autre part, Nahy participe aussi à un système de groupe d’épargne communautaire, versant 50 centimes d'euro chaque semaine. Le fonds collectif est redistribué environ tous les neuf mois, lui permettant de doubler son épargne, un investissement qu’elle juge avantageux. Avec ses gains, elle a pu acheter des poules, de la nourriture et financer l’éducation de ses enfants.

Une partie des récoltes de l’association est utilisée dans le site de nutrition communautaire du village, où des agents communautaires organisent des démonstrations culinaires pour encourager les bonnes pratiques alimentaires. Les parents peuvent ainsi apprendre à cuisiner avec des produits locaux, tandis que leurs enfants jouent et sont gardés dans le site. Ces initiatives, soutenues par une organisation non-gouvernementale locale, renforcent la nutrition des enfants et facilitent la vie des parents dans le village d’Ehavo.  

Note : le concept d'écovillage mis en œuvre par l'UNICEF est financé par les Comités Nationaux pour l'UNICEF de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de France, d'Andorre et d'Allemagne, ainsi que par les fondations Moondance et Eleva.