L’éducation prise pour cible

Dans les zones de conflit, les écoles sont la cible d’attaques qui mettent en péril la vie et l’avenir des enfants.

Ukraine. Une fillette est assise dans une salle d'une école détruite à Jytomyr.
UNICEF/UN0718987/Ibarra Sánchez

Partout dans le monde, les attaques contre les établissements scolaires se poursuivent sans relâche, tandis que les belligérants bafouent l’une des règles les plus fondamentales de la guerre : la protection des enfants.

Les lieux où les enfants devraient être en sécurité ne devraient jamais être pris pour cible. Les attaques contre les écoles constituent une violation grave des droits de l’enfant en temps de guerre, condamnée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le droit international humanitaire impose en effet aux forces et groupes armés de prendre des mesures particulières pour protéger les enfants.

L’éducation comme bouée de sauvetage

Pour les enfants, l’école est plus qu’un simple lieu d’apprentissage. C’est un espace où ils peuvent se retrouver, jouer et continuer à rêver d’un avenir meilleur. Pour de nombreux enfants touchés par les conflits, elle est également le seul endroit où ils ont régulièrement accès à de la nourriture, à de l’eau potable, à des soins de santé ou à des produits d’hygiène.

L’éducation protège également les filles et les garçons des dangers physiques qui les entourent, notamment de la violence, de l’exploitation et des mauvais traitements. Elle contribue aussi à les prémunir contre le recrutement par des groupes armés qui cherchent à les utiliser comme guetteurs, messagers ou combattants.

La Déclaration sur la sécurité dans les écoles

C’est pourquoi 123 pays ont adhéré à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, un engagement politique qui vise à :

  • Mieux protéger les élèves, le personnel enseignant, les écoles et les universités pendant les conflits armés ;  
  • Garantir la continuité de l’éducation en temps de guerre ;
  • Mettre en place des mesures concrètes pour prévenir l’utilisation des écoles à des fins militaires.

En adhérant à cette déclaration, les États s’engagent à rétablir un accès sûr à l’éducation ainsi qu’à mettre en place des systèmes éducatifs tenant compte des conflits et favorisant le respect entre les différents groupes sociaux et ethniques. Ouverte à la signature des États à Oslo (Norvège) en mai 2015, la Déclaration constitue également un cadre de collaboration et d’échange. Les pays signataires se réunissent régulièrement afin d’évaluer les progrès accomplis dans sa mise en œuvre.

Pays ayant adopté la Déclaration sur la sécurité dans les écoles

Les États, pays et territoires ayant adhéré à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles apparaissent en bleu. Source : GCPEA. Informations exactes au 1er septembre 2026.

Cette carte est représentée de manière schématique et n’est pas à l'échelle. Elle ne reflète aucune prise de position de la part de l’UNICEF quant au statut juridique des pays ou territoires ou au tracé de leurs frontières. La ligne pointillée représente approximativement la ligne de contrôle au Jammu-et-Cachemire telle que convenue par l’Inde et le Pakistan. Le statut final du Jammu-et-Cachemire n’a pas encore été arrêté par les parties. La frontière définitive entre le Soudan et le Soudan du Sud n’a pas encore été déterminée. 

Quel est le rôle de l’UNICEF ?

Dans les pays touchés par les conflits, l’UNICEF agit sur le terrain pour permettre aux enfants de poursuivre ou de reprendre leur scolarité. Nous soutenons la mise en place d’espaces temporaires d’apprentissage, réhabilitons les écoles, élaborons des plans de sécurité scolaire, formons les enseignantes et les enseignants, et distribuons du matériel pédagogique et scolaire, tout en fournissant un soutien psychosocial aux enfants.