Enfants et parents sont réunis après la violence
Grandir dans un environnement familial sans danger est essentiel pour le développement psychologique, cognitif et physique des enfants.
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Lorsque des combats ont éclaté à Kasenga au mois de juillet 2020 de nombreuses familles ont été séparées dans le chaos. Le village situé à 37 kilomètres du lac Tanganyika a vu sa population se vider suite aux affrontements entre l’armée congolaise et les forces zambiennes. « Chacun a pris sa direction et quand nous avons cherché les enfants, nous ne les avons pas trouvés », se rappelle Clémence, une mère de famille qui a été séparée durant plusieurs mois de ses enfants.
C’est en prenant la fuite que Clémence a été séparée de Ngozi, Kalunga, Malekane et Bijou. « Le ciel était toujours nuageux, nous étions perdus, fatigués et tellement épuisés que nous pensions qu’on allait mourir », racontent les aînés Ngozi et Kalunga. Les quatre enfants ont parcouru plus de 150 kilomètres pour se mettre à l’abri des affrontements.
« On passait parfois toute une journée sans manger et on ne buvait que de l’eau des ruisseaux dont la qualité était douteuse », expliquent les enfants qui mangeaient ce qu’ils trouvaient dans les champs qu’ils traversaient. Lorsqu’ils sont arrivés à Fube, un village épargné par les affrontements, les quatre enfants ont été pris en charge par une famille d’accueil transitoire. Après un an de séparation, l’UNICEF a facilité leur réunification.
Après des mois d’angoisse à se demander où pouvaient être ses enfants, Clémence a enfin pu retrouver ses quatre enfants en bonne santé. « Nous sommes contents de voir que vous ramenez nos enfants en bonne santé », déclare-t-elle.
Réunir les enfants séparés avec leurs familles est un processus difficile dans les zones où il n'y a pratiquement pas d'infrastructures viables et de couverture téléphonique. Les assistants sociaux soutenus par l’UNICEF doivent souvent voyager durant des jours pour se rendre dans des zones éloignées afin retrouver les familles et entamer le processus de réunification. L’UNICEF a permis de réunifier 78 enfants non accompagnés suite aux affrontements qui ont opposé les forces congolaises aux forces zambiennes en 2020 grâce à l’appui du Fonds d'affectation spéciale pluripartenaires. A ce jour, 22 enfants n’ont pas encore eu la chance d’être réunifiés avec leurs familles.
« Je veux retourner à l'école l’année scolaire prochaine pour que je puisse aider un jour d'autres enfants qui souffrent comme moi », a déclaré un des enfants réunifiés.