Associer les jeunes aux discussions climatiques
Il est nécessaire de donner aux enfants et aux jeunes de véritables moyens d’agir en tant qu’agents du changement pour la cause climatique et environnementale.
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Récemment nommés Jeunes Ambassadeurs de l'UNICEF pour la cause climatique, Ketsia Passou et Emmanuel Jidisa ont rencontré Eve Bazaiba, Vice-Première Ministre et Ministre de l’Environnement et du Développement Durable en République Démocratique du Congo (RDC).
Durant cette rencontre, Ketsia et Emmanuel ont rappelé que les jeunes vivant en RDC sont parmi les plus exposés aux effets du changement climatique selon un récent rapport publié par l’UNICEF. En menaçant la santé, l’éducation et la sécurité des enfants, la crise climatique est une crise des droits de l’enfant.
Faire entendre la voix des jeunes sur la crise climatique
Comme l’affirme la Convention relative aux droits de l'enfant, chaque enfant a le droit de participer aux décisions qui le concernent. L’UNICEF aide la jeunesse à agir pour protéger l’avenir de la planète, en faisant davantage entendre leur voix sur la crise climatique et en encourageant leur participation à la lutte contre les changements climatiques.
« Nous représentons quand même plus de la moitié de la population et si plus de la moitié de la population met la main à la pâte, il y aura beaucoup moins de problèmes », rappelle Ketsia qui est l'un des visages de la campagne de plaidoyer de l’UNICEF.
Il est nécessaire d’associer la jeunesse à l'ensemble des échanges menés à l’échelon national, régional et international, y compris lors de la COP 26. « Cela m’étonne de voir que toutes ces grandes personnes traitaient des sujets concernant les enfants, sans les enfants. On paye et on va payer les pots que les adultes cassent actuellement », poursuit Ketsia.
Le rôle particulier de la jeunesse congolaise
La RDC possède d’importantes ressources naturelles, une grande biodiversité, de vastes étendues de végétation et des ressources hydriques conséquentes. La forêt du Bassin du Congo est considérée comme le deuxième poumon vert du monde après l'Amazonie en Amérique Latine, mais celle-ci est menacée par des actions humaines néfastes.
Très inquiet des conséquences de la déforestation, Emmanuel a rappelé que les jeunes ont le pouvoir de faire changer les choses. « Si on arrive à ce que 80% des jeunes de la RDC plantent des arbres, nous allons combattre la déforestation », a-t-il dit.
Pour trouver des solutions efficaces et durables face aux problèmes rencontrés aujourd’hui, il faut donner la possibilité aux jeunes de devenir des agents du changement pour la cause climatique et environnementale. « On ne sous-estime pas votre capacité, votre appréhension, votre point de vue », a indiqué la Ministre Eve Bazaiba.
Loin d’être des victimes passives, les jeunes congolais mobilisent leurs compétences pour prendre position en faveur de l’action climatique. « Nous avons besoin de votre voix », a conclu la Ministre à la fin de la rencontre.