Climat : pré-COP 27 à Kinshasa
Premières victimes des effets du changement climatique, les enfants et les jeunes revendiquent leur droit à contribuer de manière décisive à l'action pour le climat.
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Du 1 au 5 octobre 2022, la République Démocratique du Congo accueille les travaux préparatoires de la 27ème Conférence des Parties sur le Climat (COP27). Scientifiques et décideurs sont réunis pour chercher à accélérer de manière immédiate l’action climatique tout en plaçant les préoccupations de l’Afrique au centre des négociations.
Une jeunesse solidaire pour les questions climatiques
En prévision de ces travaux préparatoires, Ketsia Passou et Emmanuel Jidisa ont rencontré le Ministre de la Jeunesse, Initiation à la nouvelle Citoyenneté et Cohésion nationale, Yves Bunkulu, pour s'assurer que la jeunesse congolaise soit présente à la table des discussions. Ils ont mobilisé les enfants et les jeunes à travers le pays pour mieux faire entendre leur voix.
Les enfants sont les moins responsables des changements climatiques pourtant, ce sont les premiers à souffrir des conséquences dévastatrices de la pollution de l’air, des sols et de l’eau. « Les effets des changements climatiques s’intensifient et ce sont plus les enfants et les jeunes d’aujourd’hui qui en subiront les pires conséquences », a expliqué un jeune militant de la cause climatique.
La crise climatique est une crise des droits de l’enfant
La RDC est l’un des pays où les enfants sont les plus exposés et vulnérables face aux chocs climatiques et environnementaux selon une étude de l’UNICEF. A travers le pays, de nombreux enfants n’ont pas accès aux services essentiels pour leur santé et leur développement à cause des inondations, des sécheresses et des intempéries de plus en plus fréquentes.
Le changement climatique est une menace sans précédent pour la santé, la nutrition, l'éducation, le développement, la survie et le potentiel futur des enfants. L’UNICEF accompagne les jeunes à agir pour protéger l’avenir de la planète, en faisant davantage entendre leur voix sur la crise climatique et en encourageant leur participation à l’action climatique.
Des solutions pour et avec les jeunes
« La jeunesse ne devrait pas être écartée des discussions qui les touchent », a rappelé Ketsia Passou. Quelques jours avant le lancement des travaux préparatoires à Kinshasa, un atelier de réflexion et une table ronde ont permis de dégager des recommandations pour la prise en compte de la voix de la jeunesse congolaise lors des négociations.
Au nom de tous les enfants congolais, Emmanuel a appelé à prendre des mesures urgentes pour protéger la planète. « Nous, les enfants, sommes les premières victimes du changement climatique et de la dégradation de l’environnement qui menacent notre droit à l’éducation, à la santé, à la nutrition et au développement », a insisté Emmanuel.