Les enfants de Yopougon reçoivent la Vitamine A

« Mon fils évolue déjà très bien. Je suis convaincue que la Vitamine A va lui être bénéfique. » Amoin

Lydia Kouadio
Supplémentation en vitamine A en Côte d'Ivoire
UNICEF / 2026 / Lydia Kouadio
31 mai 2026

Le Centre de Santé Urbain de Yopougon Santé est approvisionné en Vitamine A et en déparasitant. La vaccination et la supplémentation en Vitamine A s’y déroulent chaque jour en routine, du lundi au vendredi. 

Dans la salle de consultation, les mamans patientent avec leurs enfants. Certaines viennent pour une vaccination, d’autres pour un contrôle de routine. Mais toutes repartent avec des conseils et, pour les enfants concernés, leur dose de Vitamine A. 

Amoin Koffi, aide-soignante et mère de deux enfants, fréquente le centre de santé depuis son dernier accouchement. Ce jour-là, son deuxième fils reçoit pour la première fois sa dose de Vitamine A. À six mois, il consomme désormais des aliments de compléments après avoir bénéficié de l’allaitement maternel exclusif.

Amoin et son fils de six mois ayant reçu la vitamine A.
UNICEF / 2026 / Lydia Kouadio

Mon fils évolue bien et il est très joyeux. Je suis convaincue que la Vitamine A va lui être bénéfique. À son âge déjà, il aime beaucoup regarder les écrans, alors je veux prendre soin de sa santé au maximum.

Amoin

Un peu plus loin, Amah attend son tour avec Eliakim, son premier fils âgé de 10 mois. Depuis sa première semaine de vie, elle fréquente régulièrement le centre de santé.

« La maternité est un peu plus compliqué que je ne le pensais.  Mais je suis heureuse : mon fils pleure très peu, il tombe rarement malade, il mange bien et il est très éveillé. Aujourd’hui, il a reçu sa Vitamine A. » Amah 

Son bébé a de bons réflexes, il consomme les vermicelles, la purée de pomme de terre et la purée de mangue. 

Lorsque la Sage-Femme et responsable nutrition au CSU Yopougon Santé, Clémence Angui reçoit les mamans, elle leur explique toutes les étapes nutritionnelles des enfants de 0 à 1 an.  Elle consulte le carnet de santé de chaque enfant pour vérifier les vaccins et la supplémentation. Si besoin, elle procède immédiatement à la vaccination ou à l’administration de la Vitamine A. Elle profite aussi de chaque échange pour partager des conseils sur l’alimentation et la santé des enfants de 0 à 1 an.  

Amoin et son fils de six mois ayant reçu la vitamine A.
UNICEF / 2026 / Lydia Kouadio

En dehors des murs du centre de santé, l’intensification de la supplémentation en Vitamine A s’est tenu du 22 au 31 mai dans tous les quartiers de la grande commune de Yopougon à travers des stratégies avancées et des visites à domicile sur toute l’étendue du territoire. 

À Andokoi, plusieurs enfants ont reçu la vitamine A, à domicile en présence de leurs parents. 

Venue de Bouaké pour la fête de Tabaski (l’Eid) en famille, Makoro et son fils Moustapha ont profité de chaque moment et de chaque bouchée des mets cuisinés pour cette fête religieuse mais surtout familiale. Moustapha, 4 ans a également reçu la Vitamine A pour booster sa croissance et sa nutrition.  Makoro, 34 ans, infirmière à l’Institut de cardiologie de Bouaké, connaît bien l’importance de cette supplémentation.  

J’aime voir mon fils grandir. Il a marché très tôt, dès 9 mois. Il s’exprime bien et il est très éveillé. Le seul défi du moment, c’est qu’il mange moins qu’avant et préfère grignoter, mais je travaille dessus. 

Makoro
Amoin et son fils de six mois ayant reçu la vitamine A.
UNICEF / 2026 / Lydia Kouadio

Mère célibataire, Makoro poursuit aussi un objectif personnel : devenir infirmière spécialisée en anesthésie cérébrale, tout en construisant l’avenir de son fils.  

Du côté de Yopougon Maroc, six U-Reporters sont mobilisés sur le terrain depuis le début de l’intensification, aux côtés des Agents de Santé Communautaire.  

Les U-Reporters actifs sur le terrain
UNICEF / 2026 / Lydia Kouadio

On se fixe des objectifs chaque jour pour toute l’équipe. Notre rôle, c’est de sensibiliser les familles, de suivre les activités de supplémentation avec les agents de santé communautaire et de recueillir l’avis des mères, des pères et des agents

Nadou Aurelie, U-Reporter à Yopougon et étudiante en actuariat

Sur le terrain, la réticence de certains parents et la saison des pluies représentent parfois des défis. Mais l’engagement des équipes reste intact. 

« Cette activité me permet de sortir de ma zone de confort, d’acquérir de nouvelles compétences, d’être plus sociable, de mieux m’exprimer et surtout d’être utile à ma communauté. » Marie Eunice Beda, U-Reporter Yopougon étudiante en Sciences de Gestion.  

Cette intensification de la supplémentation en Vitamine A est fortement soutenue par le Gouvernement du Canada et le soutien de l’UNICEF Côte d’Ivoire. Cette collaboration permet d’accompagner efficacement les actions du Programme National de Nutrition du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU).

Dans les centres de santé comme au cœur des quartiers, cette mobilisation contribue chaque jour à donner aux enfants de meilleures chances de grandir en bonne santé.