Haller visite l’unité Soin Mère Kangourou de Treichville
« Avec les soins Mère Kangourou, le lien entre parents et enfant est unique et exclusif. » Sébastien Haller
Quel est le point commun entre Sébastien Haller et les bébés prématurés ? La résilience.
Les bébés prématurés viennent au monde dans une grande fragilité. Leur survie dépend de soins constants et d’une prise en charge adaptée. Sébastien Haller, lui, a failli voir sa carrière s’arrêter prématurément lorsqu’il a été diagnostiqué d’un cancer il y a quelques années. Mais comme ces enfants, il a combattu, tenu bon et triomphé.
C’est cette expérience qui l’a poussé à s’engager avec sa fondation aux côtés de l’UNICEF, pour défendre les droits des enfants : l’enregistrement des naissances, la protection infantile et la santé maternelle et infantile. Dans ce cadre, l’international ivoirien a visité le CHU de Treichville, notamment le centre d’enregistrement des naissances et l’Unité de Soin Mère Kangourou.
« Déclarer les naissances c’est le minimum qu’on puisse faire pour chaque enfant. »
Sébastien Haller
Le CHU a vibré comme un stade à son arrivée. Triple champion, champion de football, champion d’Afrique, champion pour les enfants. Il a inscrit le but de la qualification de la Côte d’Ivoire pour la Coupe du Monde 2026 face à la Gambie, la veille, décuplant l’enthousiasme des patients et du personnel soignant.
Mais au-delà du football, Sébastien Haller comprend l’importance des premiers instants de la vie.
« Mon deuxième enfant a dû aller en couveuse pendant trois jours. C’est une expérience stressante, car on ne peut pas être avec son bébé… Alors qu’avec les soins Mère Kangourou, le lien entre parents et enfant est unique et exclusif. C’est puissant. »
Sébastien Haller
La naissance est comme un coup d’envoi. C’est le point de départ de toutes choses dans la vie, en l’occurrence du combat pour la survie. Pour un prématuré qui naît, il n’y a pas de temps à perdre, il est subitement confronté à une menace de mort parce qu’il est fragile et dépendant de la société dans laquelle il est né.
Dans la culture ivoirienne, chaque naissance est une célébration, même lorsqu’elle est prématurée. Pourtant, pour ces bébés, tout se joue dès les premières heures.
« Certaines mamans ne donnent pas de prénom à leur bébé prématuré, par peur qu’il ne survive… Mais finalement, grâce aux soins appropriés, ces enfants s’en sortent. »
Dr Some
Un enfant dépend entièrement de nous. Sa survie est notre responsabilité. Pourtant, trop de bébés meurent encore faute de soins adaptés. On ne naît pas pour mourir aussitôt. La prématurité ne doit pas être une fatalité. Grâce au Fonds Muskoka qui accompagne l’UNICEF, nous arrivons à réduire considérablement les morts infantiles liées à la prématurité.
Chaque enfant mérite la santé.