À Koukou Angarana, Aicha enregistre son bébé dès sa première sortie grâce au système Tasdjil

À Koukou Angarana, Aicha enregistre son bébé dès sa première sortie après l’accouchement grace au système Tasdjil

Annadjib Ramadane Mahamat
À l’hôpital de district de Koukou Angarana, Aicha Haroun Issakh, 29 ans, déclare la naissance de son deuxième enfant, Mihrab, âgé de 42 jours, au guichet unique d’enregistrement des naissances.
UNICEF/2025/Annadjib
14 mai 2025

En cette matinée légèrement ensoleillée, à l’hôpital de district de Koukou Angarana, ville de la province du Sila dans l’est du Tchad proche de la frontière avec le Soudan, Aicha Haroun Issakh, 29 ans, est venue déclarer la naissance de son deuxième enfant, Mihrab, âgée de 42 jours. 

De nationalité tchadienne et soudanaise, Aicha est diplômée en comptabilité de l’Université de Khartoum. Elle vit avec son époux à Koukou Angarana. C’est lors de ses visites prénatales, il y a deux mois, qu’elle a entendu parler du guichet unique d’enregistrement des naissances mis en place à l’hôpital. Elle a alors décidé de faire enregistrer son enfant dès la naissance. 

Mais les médecins ont détecté des complications qui nécessitaient une césarienne. Quelques semaines avant son accouchement, Aicha a été transférée à l’hôpital provincial de Goz Beida, à une trentaine de kilomètres. L’intervention s’est bien déroulée, et elle a observé une période de convalescence de 40 jours. 

Sept jours après son retour à Koukou, Aicha a effectué sa première sortie depuis l’accouchement pour enregistrer la naissance de sa fille. 

« C’est ma première sortie de la maison après ma convalescence. J’ai décidé de venir directement enregistrer mon enfant car c’est important de le faire tôt, et éviter d’oublier. » 

Aicha, tout sourire, tenant fièrement la déclaration de naissance de son fils.
UNICEF/2025/Annadjib Aicha, tout sourire, tenant fièrement la déclaration de naissance de sa fille.

« L’acte de naissance est important pour lui. Avec, il peut étudier et avoir un bon avenir. » 

Aicha est aussi très attentive à la santé de son enfant. Elle pratique l’allaitement exclusif et s’assure qu’il reçoive tous ses vaccins. 

Aicha, quittant le guichet unique d’enregistrement des naissances, déclaration en main.
UNICEF/2025/Annadjib Aicha, quittant le guichet unique d’enregistrement des naissances, déclaration en main.
Aicha, quittant le guichet unique d’enregistrement des naissances, déclaration en main.
UNICEF/2025/Annadjib

Pour Ahmat Nil, responsable du guichet unique à l’hôpital de Koukou Angarana, voir des femmes comme Aicha venir faire enregistrer leurs enfants est un véritable signe de progrès. 

« C’est toujours un plaisir de voir des familles venir me questionner sur l’enregistrement des naissances et enregistrer leurs enfants. » 

 

Ahmat Nil, responsable du guichet unique d'enregistrement des naissances de l’hôpital de Koukou Angarana.
UNICEF/2025/Annadjib Ahmat Nil, responsable du guichet unique d'enregistrement des naissances de l’hôpital de Koukou Angarana.

Ahmat Nil, qui est aussi natif de Koukou Angarana, considère chaque nouvel enregistrement d’enfant comme une source de joie.

« Cela montre que le message a bien été compris. »

L'UNICEF, grâce au soutien financier de l'Union européenne, du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies, de Gavi, l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation, ainsi que de l'Agence norvégienne de coopération au développement (Norad), a soutenu le gouvernement tchadien pour mettre en place des guichets uniques d’enregistrement des naissances dans plusieurs centres de santé.

Ces guichets permettent, via le système Tasdjil – une application numérique dédiée à l'enregistrement des naissances – de délivrer rapidement un acte de naissance sécurisé aux mères qui accouchent à l’hôpital ou qui viennent pour la vaccination ou d'autres services. 

Ce service est accessible à tous les enfants, y compris aux enfants réfugiés vivant au Tchad à cause du conflit au Soudan.