Paroles de femmes: 3 générations sous la même tente

Améliorer l’environnement scolaire et la qualité de l’éducation des enfants sahraouis vivant dans les camps de réfugiés à Tindouf, Algérie

UNICEF
Femme sahraouis attendant la livraison de gaz butane
UNICEF/Algeria/2017/Hamouda

17 octobre 2017

Le financement de la Commission européenne, par l’intermédiaire de sa direction générale pour les opérations européennes de protection civile et d’aide humanitaire,ECHO, a permis à l’UNICEF d’améliorer les conditions de scolarisation de plus de 13 000 enfants et adolescents sahraouis,  vivant dans les camps de réfugiés à Tindouf.

16 structures éducatives, dont 06 primaires, 09 collège et 01 jardin d’enfant ont pu bénéficier de réhabilitation ou reconstruction des classes et/ou des installations sanitaires  pour un environnement éducatif correspondant aux standards internationaux.

 

Jeune lycéenne sahraouie
UNICEF/Algeria/2017/ElHebri

Avant la réhabilitation nous n’utilisions pas les toilettes de l’école. J’ai la chance d’habiter à 5 minutes donc je rentrais à la maison quand cela était nécessaire.

Mes camarades de classes étaient elles aussi les bienvenues à la maison, mais nous ne pouvions pas accueillir tout le monde.

L’année prochaine je vais devoir quitter ma famille pour continuer mes études en Algérie et cela me fait déjà peur. Mais pour devenir infirmière et soigner mes compatriotes je me dois de faire ce sacrifice.

Minetou,Collègienne à Zain Laram, 16 ans
Le rituel du thé par une maman sahraouie
UNICEF/Algeria/2017/ElHebri

Je suis heureuse que les filles de l’école puissent aujourd’hui bénéficier de structures sanitaires propres. A leur âge il est difficile de pouvoir se rendre à l’école en période de menstruations quand les structures sanitaires ne sont pas utilisables. Certaines de ses amies manquaient l’école pendant une semaine et cela pouvait influer sur leurs résultats scolaires et donc leur avenir.

Les organisations font beaucoup d'efforts pour améliorer les conditions d'éducation de nos enfants. J’espère que ma fille pourra réaliser ses rêves.

Maghlaha, Maman au foyer, 36 ans
Grand mère sahraouie
UNICEF/Algeria/2017/ElHebri

Cela me fait de la peine de voir que ma fille et ma petite fille sont nées ici dans les camps de réfugiés.

Pour ma part je n’ai pas pu bénéficier pu aller à l’école comme ma petite fille, je la soutien et je souhaite vivement qu’elle arrive à continuer ses études jusqu’à l’université.

Concernant le problème des sanitaires, je suis heureuse de voir que cela rentre dans l’ordre, mais vous savez que l’eau c’est la vie et il nous arrive encore d’en manquer.

Darjalah, Grand-mère, 55 ans