Un environnement protecteur pour les enfants déplacés

A Gao, grâce au soutien des fonds Suédois, Allemand et Telethon HAC, l’UNICEF et ses partenaires fournissent un paquet complet de services de base sur le site de personnes déplacées internes venant de Mondoro

Par Julie Crenn
Des enfants jouent dans le camp de déplacés internes à Gao où vivent 2105 personnes. Grâce au soutien des fonds Suédois, Allemand et Telethon HAC, l’UNICEF et ses partenaires ont fourni un paquet complet de services de base sur le site de déplacés
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14 avril 2021

L'insécurité dans le centre et le nord du Mali a contribué à alimenter une crise humanitaire prolongée, déplaçant plus de 346 864 personnes - dont plus de la moitié sont des enfants. Fuyant les violences dans la région de Mopti, 2105 personnes de la commune de Mondoro ont trouvé refuge à Gao entre 2018 et 2020. En partenariat avec les autorités locales, l’UNICEF et ses partenaires ont aménagé un terrain appartenant anciennement à l’administration, mené des travaux d’aménagement, conduit des ouvrages d’eau et d’assainissement, construit et équipé deux Espaces d’Apprentissage Temporaire (EAT) ainsi que des Espaces Ami des Enfants (EAE).

Deux animatrices s’occupent des plus petits dans les EAE du site. Fatoumata Youssouf frappe la cadence et accompagne les chants des petits. Chaque matin, du lundi au vendredi, la dynamique jeune femme anime l’un des EAE. « Nous accueillons les enfants de moins de 7 ans qui n’ont pas encore l’âge d’aller à l’école » précise-t-elle entre deux chansons avant d’ajouter : « J’aime être avec les enfants et surtout je me sens utile. » Chansons traditionnelles, jeux de ballons, distribution de goûter, les activités
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Ce matin du mois de mars 2021, deux animatrices s’occupent des plus petits dans les EAE du site. Fatoumata Youssouf frappe la cadence et accompagne les chants des petits. Chaque matin, du lundi au vendredi, la dynamique jeune femme anime l’un des EAE. « Nous accueillons les enfants de moins de 7 ans qui n’ont pas encore l’âge d’aller à l’école » précise-t-elle entre deux chansons avant d’ajouter : « J’aime être avec les enfants et surtout je me sens utile. » Chansons traditionnelles, jeux de ballons, distribution de goûter, les activités se succèdent toute la matinée pour la plus grande joie des enfants et des parents qui peuvent vaquer à leurs tâches. 

Des kits ECD (Early Childhood Development, développement de la petite enfance), véritables malles aux trésors pédagogiques pour les plus petits, ont été distribués dans chaque EAE afin de mettre du matériel de jeux à disposition des enfants et des animatrices. En plus de l’espace récréatif comprenant balançoires, toboggans et tourniquets, les EAE hébergent aussi des ateliers de sensibilisation à destination des adolescents et des femmes du camp. Les thèmes de ces séances sont variés : prévention des violences physiques et sexuelles, santé de la reproduction ou encore apprentissage des gestes barrières contre la COVID-19. 

Dans l’Espace Ami des Enfants, un petit garçon joue. Des kits ECD (Early Childhood Development, développement de la petite enfance) véritable malle aux trésors pédagogiques pour les plus petits ont été distribués dans chaque EAE afin de mettre du matériel de jeux à disposition des enfants et des animatrices. En plus de l’espace récréatif comprenant balançoires, toboggans et tourniquets, les EAE accueillent chaque matin les enfants de moins de 7 ans n’ayant pas encore l’âge d’aller à l’école et hébergent aus
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L’Espace d’Apprentissage Temporaire (EAT) accueille les enfants en âge d’aller à l’école mais qui ne peuvent pas être intégrés au système scolaire classique pour le moment. « La majorité de ceux qui sont là n’ont jamais été à l’école » explique Yacouba Traoré, spécialiste Education à l’UNICEF Gao. « Cet espace est un cadre protégé pour les parents qui savent qu’ils peuvent y laisser leurs enfants pendant la durée des cours. » Au total, 132 enfants fréquentent les deux salles de classe de cet EAT.  

L’Espace d’Apprentissage Temporaire (EAT) accueille les enfants en âge d’aller à l’école mais qui ne peuvent pas être intégrés au système scolaire classique pour le moment. « Tous ceux qui sont là n’ont jamais été à l’école » explique Yacouba Traoré, spécialiste Education à l’UNICEF Gao. « Cet espace est un cadre protégé pour les parents qui savent qu’ils peuvent y laisser leurs enfants pendant la durée des cours. »   Au total, 132 enfants fréquentent les deux salles de classe de cet EAT.    Gao, le 17 mars
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Assana Ongoiba passe au tableau pour faire la lecture devant sa classe. Grâce aux financements des fonds Suédois, Allemand et Telethon HAC, les salaires de quatre enseignants sont pris en charge par l’UNICEF et les élèves de l’EAT ont été dotés de kits scolaires comprenant sacs à dos, cahiers, ardoises et crayons. Une radio solaire ainsi qu’une clé USB comprenant des programmes éducatifs servent aussi d’appui aux enseignants de l’Espace d’Apprentissage Temporaire. 

Assana Ongoiba passe au tableau pour faire la lecture devant sa classe. La jeune fille fait partie des 132 élèves bénéficiant de l’Espace d’Apprentissage Temporaire installé directement sur le site de déplacés. « Tous ceux qui sont là n’ont jamais été à l’école » explique Yacouba Traoré, spécialiste Education à l’UNICEF Gao. « Cet espace est un cadre protégé pour les parents qui savent qu’ils peuvent y laisser leurs enfants pendant la durée des cours. »   Gao, le 17 mars 2021.
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Une radio solaire ainsi qu’une clé usb comprenant des programmes éducatifs sert d’appui aux enseignants de l’Espace d’Apprentissage Temporaire. Au total, 132 enfants en âge d’aller à l’école mais qui ne peuvent pas être intégrés au système scolaire classique immédiatement fréquentent les deux salles de classe de cet EAT. « Tous ceux qui sont là n’ont jamais été à l’école » explique Yacouba Traoré, spécialiste Education à l’UNICEF Gao. « Cet espace est un cadre protégé pour les parents qui savent qu’ils peuv
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Aïssata Ongoiba et Bibata Maiga aident des élèves à colorier. « Cela semble anodin mais pour beaucoup d’enfants cette activité est tout à fait nouvelle, certains n’ont jamais tenu un crayon dans leur main » explique doucement Aïssata Ongoiba, enseignante de l’EAT.  

Aïssata Ongoiba et Bibata Maiga aident des élèves à colorier. « Cela semble anodin mais pour beaucoup d’enfants cette activité est tout à fait nouvelle, certains n’ont jamais tenu un crayon dans leur main » explique doucement Aïssata Ongoiba, enseignante de l’EAT. Au total, 132 enfants en âge d’aller à l’école mais qui ne peuvent pas être intégrés au système scolaire classique immédiatement fréquentent les deux salles de classe de cet EAT. « Tous ceux qui sont là n’ont jamais été à l’école » explique Yacoub
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Grâce aux financements BMZ et du Global Humanitarian Fund, l’UNICEF et ses partenaires ont installé des infrastructures d’eau et d’assainissement de qualité pour les 2105 personnes déplacées internes de Mondoro installés à Gao. Ainsi, vingt latrines d’urgence, quinze douches, deux lavoirs et une adduction d’eau sommaire ont été réalisés.  

Grâce aux financements BMZ et du Global Humanitarian Fund, l’UNICEF et ses partenaires ont installé des infrastructures d’eau et d’assainissement de qualité pour les 2105 personnes déplacées internes de Mondoro installés à Gao. Ainsi, vingt latrines d’urgence, quinze douches, deux lavoirs et une adduction d’eau sommaire ont été réalisés.    Gao, le 17 mars 2021.
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Fatoumata Ongoiba, 16 ans, fait la lessive en compagnie de sa cousine Aïssata Ongoiba sur l’un des deux lavoirs installés au camp. Déplacées à Gao depuis un an, les deux femmes ont fui les conflits pour trouver refuge ici. « Au camp, l’eau est très accessible, il est facile de laver le linge, faire la vaisselle ou d’aller se doucher » confirme Fatoumata.   

Fatoumata Ongoiba, 16 ans, fait la lessive en compagnie de sa cousine Aïssata Ongoiba sur l’un des deux lavoirs installés au camp. Déplacées à Gao depuis un an, les deux femmes ont fui les conflits pour trouver refuge ici. « Au camp, l’eau est très accessible, il est facile de laver le linge, la vaisselle ou d’aller se doucher » confirme Fatoumata.  « C’est difficile d’être ici, mais au moins nous ne manquons pas d’eau », conclue la déplacée. Grâce aux financements BMZ et du Global Humanitarian Fund, l’UNIC
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Ce midi du mois de mars Balakissa Ongoïba, 26 ans et mère de quatre enfants, se rend au point d’eau récupérer le précieux liquide pour faire sa vaisselle et préparer le repas. « C’est difficile d’être ici, mais au moins nous ne manquons pas d’eau », confie la déplacée, venue il y a trois ans de Tigila, non loin de Mondoro. « Auparavant, je cultivais les champs avec mon mari, mais aujourd’hui ce n’est plus possible » soupire-t-elle en lavant ses casseroles. « Si la paix revient, je serais très contente de rentrer. » 

Balakissa Ongoïba, 26 ans et mère de quatre enfants, se rend au point d’eau récupérer le précieux liquide pour faire sa vaisselle et préparer le repas. « C’est difficile d’être ici, mais au moins nous ne manquons pas d’eau », confie la déplacée, venue il y a trois ans de Tigila, non loin de Mondoro.
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