Jeanne, U-Reporter UNICEF : voix de l’espoir vers la reconstruction.

À Toamasina, après le Cyclone Gezani, des jeunes engagés, soutenus par l’UNICEF, participent aux premières étapes de la reconstruction pour aider les enfants à retrouver un environnement sûr et le chemin de l’école.

Par Kesan Andrianarison
Portrait photo de Jeanne, U-Reporter UNICEF se rendant au nettoyage du Collège Augagneur.
UNICEF/UNI949328/Andriantsoarana
07 mai 2026

Dans la ville de Toamasina, à l’Est de Madagascar, le passage du cyclone a laissé derrière lui un décor de paysage de désolation : quartiers inondés, toitures arrachées, poteaux électrique dévastés et salles de classe détruites. Vêtue de sa casquette et de son T-shirt U-Reporter UNICEF, Mahavonjisoa Jeanne, 27 ans, traverse son quartier, aussi fortement touché par le cyclone, pour venir en aide à sa communauté dans cette situation post cyclonique. U-Reporter depuis 2021, c’est avec détermination qu’elle poursuit son engagement, convaincue des contributions que les jeunes doivent apporter en cette situation d’urgence, pour aider la ville de Toamasina dans sa reconstruction. 

Elle affirme avec une grande conviction : « Dans le contexte d’urgence actuel, les jeunes tiennent un rôle important, surtout les jeunes actifs au sein des associations, sur la sensibilisation de la protection des enfants dans les sites d’hébergement mais aussi dans le nettoyage et la remise en état de la ville à la suite du sinistre. »

C’est en joignant les paroles aux actes, Jeanne, accompagnée d’autres jeunes volontaires engagés U-Reporters et Scouts, a initié des actions de nettoyage, afin de prévenir la propagation de maladies liées aux eaux stagnantes et à l’insalubrité, en commençant par les écoles. « La priorité s’est tournée principalement vers la réhabilitation des salles de classe et des écoles pour permettre aux enfants de retrouver le chemin des bancs », explique-t-elle.

À Toamasina I, 35 écoles ont été endommagées, 563 salles de classe ont perdu leur toit et 218 ont été totalement détruites, ayant privé près de 29 000 enfants d’apprentissage

Jeanne, accompagnéed’autre U-Reporters et Scouts, nettoyant une salle de classe au Collège Augagneur.
UNICEF/UNI949338/Andriantsoarana
Une Salle de Classe au Collège Augagneur, ravagée suite au passage du cyclone Gezani.
UNICEF/UNI949336/Andriantsoarana

Agir malgré les blessures

Bien avant l’arrivée du cyclone, Jeanne dans son rôle de jeune active dans sa communauté, avait mené des séances de sensibilisation préventive, rappelant les consignes de sécurité et l’importance de la préparation face aux cyclones en rajoutant des sacs de sables sur les toits. Malgré cela, elle et ses proches n’ont pas été épargnés par le cyclone. Dans la nuit du 10 février, lorsque le vent s’en est pris au toit de sa maison. Face à l’urgence pour survivre, elle se réfugie avec sa nièce Francinah, 10 ans, dans la résidence voisine.

« Je n’ai pas eu peur durant le cyclone malgré les rafales de vents et de pluies qui ont attaqué ma maison. Ma préoccupation s’était surtout tournée vers les pleurs de ma nièce. Alors, nous nous sommes réfugiés dans cette maison, la seule épargnée dans le voisinage, où nous nous sommes retrouvés à une trentaine de personnes dans une pièce. », se confie-t-elle lorsqu’elle revient sur cette nuit.

Cependant après le sinistre, elle n’a pas hésité à se remettre au service des autres, avant même de penser à finir la remise en état de son habitat. C’est avec une volonté de partager cette preuve de courage et de volonté, qu’elle se rend au collège Augagneur pour redonner de l’espoir dans ces moments difficiles, où les stigmates récents laissés par le cyclone, se fait ressentir sur l’ensemble de la ville de Toamasina.

 

Note : Le plan de réponse de l’UNICEF au cyclone Gezani couvre une période de quatre mois et prévoit une réponse intégrée et multisectorielle. L’UNICEF mobilise les communautés à travers des interventions de changement social et de comportement (SBC) dans le cadre de sa réponse d’urgence. Cette activité est financée par le Fonds central d’intervention pour les urgences des Nations Unies (CERF) et par le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, dans le cadre de l’initiative Today and Tomorrow.