Des jeunes s'engagent pour l'éducation des filles
En 2026, dans le sud-est de Madagascar, les Vondrona Tanora Ifotony (VTI) - groupes de jeunes communautaires - sensibilisent les familles, les leaders communautaires et les adolescentes. Les filles comptent parmi les principales cibles de ces actions.
Portrait des jeunes volontaires traversant le pont de la Matitanana en direction du village de Fenorarivo. De gauche à droite : Gertrude, Edvine, Larissa, Rufina et Olin.
L’équipe de jeunes volontaires sensibilise une mère, à son domicile, à l’importance de l’éducation des filles.
Menée par Larissa (deuxième en partant de la droite), 22 ans, l’équipe de jeunes volontaires sensibilise une mère à l’entrée du village à l’importance de l’éducation des filles.
Beaucoup de filles sont encore déscolarisées. Mais une fille instruite ne sera jamais un fardeau pour sa famille. Elle pourra contribuer au bien-être de ses enfants et construire son propre avenir.
Larissa est élève en terminale. Elle a rejoint ce groupe pour vivre une expérience de bénévolat enrichissante tout en aidant d’autres filles. Très à l’aise pour s’adresser aux communautés, elle aime le contact avec les gens et se sent écoutée lorsqu’elle anime des séances de sensibilisation. Elle espère aussi devenir un modèle pour les filles plus jeunes de sa communauté.
Portrait de Rufina, 22 ans, élève en terminale.
Sensibiliser les jeunes filles compte beaucoup pour moi, car j’aimerais les voir réussir dans l’avenir.
Rufina considère son engagement dans ce groupe comme une expérience proche du monde professionnel. Également intéressée par l’entrepreneuriat, elle espère un jour développer sa propre entreprise, tout en continuant à encourager les filles à croire en leurs capacités et en leur avenir.
Portrait d’Olin, 24 ans, lors d’une séance de sensibilisation en porte-à-porte sur l’importance de l’éducation des filles, dans un foyer du village.
J’aime mener ces activités avec d’autres jeunes. Ensemble, nous pouvons encourager les filles à rester scolarisées.
Actuellement en terminale, Olin participe également à des activités communautaires.
Portrait de Gertrude, 21 ans, l’une des jeunes volontaires.
J’ai été très triste d’arrêter mes études. Aujourd’hui, je ne veux pas que d’autres filles vivent la même douleur que moi.
Gertrude connaît de première main les conséquences de la déscolarisation. Elle a dû quitter l’école au collège en raison de difficultés financières. Pour elle, participer à ces activités de sensibilisation est une expérience nouvelle, mais surtout un moyen d’aider les jeunes filles à garder espoir et à poursuivre leur scolarité.
Edvine, 22 ans, sourit à l’objectif et partage un moment de complicité avec ses pairs sous le pont de la Matitanana.
Quand les gens nous écoutent, nous sentons que nous pouvons vraiment faire la différence.
Titulaire du baccalauréat et U-Reporter, Edvine participe activement aux activités de sensibilisation. Elle apprécie particulièrement les visites dans les communautés, qui lui permettent de découvrir des réalités différentes et d’échanger avec diverses familles. «J’aime faire ces séances de sensibilisation parce que je découvre des lieux et des réalités différents. Quand les gens nous écoutent, nous sentons que nous pouvons vraiment faire la différence», explique-t-elle. Edvine espère poursuivre des études universitaires pour devenir enseignante.
Le groupe de jeunes volontaires anime une séance de sensibilisation avec un groupe de femmes et de filles sous le pont de la Matitanana.
Portrait des jeunes volontaires sous le pont de la Matitanana. De gauche à droite : Larissa, Edvine, Rufina, Gertrude et Olin.
Note : Le programme Let Us Learn en est à sa cinquième phase. En 2026, une année qui marque également son quinzième anniversaire. Cette initiative est rendue possible grâce au soutien financier de la Fondation Findel et du Comité allemand pour l’UNICEF.