Jacqueline et sa famille font face aux ravages du cyclone Gezani

Après le cyclone tropical intense Gezani, Kambana Jaqueline et ses enfants ont trouvé refuge au site d’hébergement de Salazamay. Leur maison partiellement détruite, elle garde espoir pour l’avenir de sa famille.

Abela Ralaivita
Jacqueline et ses enfants se trouvent dans les ruines de leur maison, dans le quartier de Salazamay, dans la ville de Toamasina – à l’est de Madagascar.
UNICEF Madagascar/2026/Andriantsoarana
14 février 2026

Au site d’hébergement de Salazamay, dans la ville de Toamasina à l’est de Madagascar, les lieux sont bondés. Des familles entières y ont trouvé refuge après le passage du cyclone Gezani dans la nuit du 10 février 2026. Au milieu de la foule, Kambana Jaqueline serre contre elle ses deux enfants : son bébé d’un an et demi, et Jean de Dieu, treize ans. Mariée, elle ne travaille pas actuellement, car son plus jeune enfant, vit avec un handicap et nécessite une attention constante. 

Ayant entendu les alertes annonçant l’arrivée du cyclone, la famille a d’abord choisi de rester chez elle. Vers 15 heures, lorsque les premières pluies ont commencé à tomber, ils ont compris que la situation pouvait rapidement s’aggraver. Une heure plus tard, face à l’intensification des intempéries et par souci de protéger leurs enfants, ils ont décidé de rejoindre le site d’hébergement le plus proche.

Vers 17 heures, ils ont transporté quelques affaires essentielles vers le centre. Peu après, le vent s’est mis à souffler avec une grande violence. Depuis, la famille se trouve toujours dans le site d’hébergement.

« J’ai eu très peur lorsque le cyclone est entré dans la ville, car les vents étaient extrêmement violents. En plus, mon mari n’était pas avec nous puisqu’il travaille comme gardien de nuit. Il nous a seulement aidés à transporter quelques affaires jusqu’au site d’hébergement, puis il est parti travailler comme d’habitude. Cela ne m’a pas rassurée.»

Jaqueline, habitante de la ville de Toamasina
Jacqueline, les pieds dans l’eau sale, dans sa maison inondée par la montée des eaux après le passage du cyclone Gezani.
UNICEF Madagascar/2026/Andriantsoarana Jacqueline, les pieds dans l’eau sale, dans sa maison inondée par la montée des eaux après le passage du cyclone Gezani.
Jean de Dieu, 13 ans, observe les dégâts causés par le cyclone Gezani sur le toit d’une des maisons voisines.
UNICEF Madagascar/2026/Andriantsoarana Jean de Dieu, 13 ans, observe les dégâts causés par le cyclone Gezani sur le toit d’une des maisons voisines.

Une longue nuit pour la famille 

La nuit a été particulièrement éprouvante. Entre l’inquiétude pour le père de famille resté à son poste et l’angoisse de retrouver leur maison endommagée, les heures ont semblé interminables.

Le lendemain matin, après le passage du cyclone, la famille est retournée voir leur habitation. Le constat est lourd : la maison a été ravagée et reste en partie sous les eaux. Le toit de leur maison principale a été arraché par le vent.

« L’école est fermée pour le moment. J’aimerais reprendre les cours, mais je ne sais pas encore quand cela sera possible, car mon établissement a aussi été endommagé. Une partie de mes affaires scolaires a été emportée par les eaux, même si nous avons pu en sauver quelques-unes en les apportant au site d’hébergement.»

Jean de Dieu, 13 ans

Malgré tout, Jaqueline garde espoir. Elle reste convaincue que sa famille pourra se relever et elle continue de nourrir l’espoir d’un avenir meilleur pour ses enfants.

Suite au passage dévastateur du cyclone tropical intense Gezani, l’état d’urgence nationale a été déclaré le 11 février 2026. 

Plus de 250 000 personnes sinistrées sont recensées à travers le pays. Les femmes et les enfants sont les plus affectés.

L’UNICEF est sur le terrain aux côtés des autorités et des partenaires humanitaires. Des premières aides sont en cours de distribution : eau potable, kits d’hygiène, abris d’urgence et soutien aux services essentiels, Afin de permettre aux familles touchées de faire face à l’urgence et de préserver la santé, la sécurité et la dignité des enfants. Dans un contexte de vulnérabilité accrue, chaque action compte pour protéger les enfants.

Jacqueline et son bébé sur le seuil de leur maison endommagée par le cyclone Gezani.
UNICEF Madagascar/2026/Andriantsoarana Jacqueline et son bébé sur le seuil de leur maison endommagée par le cyclone Gezani.

Note : les réponses d’urgences incluant les activités anticipatoires sont financées par le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (UN CERF)