Redonner espoir en temps de crise.
Avec le soutien d’ECHO, l’UNICEF apporte une aide essentielle grâce à des interventions multisectorielles en Haïti.
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Port-au-Prince, Haïti – La vie de Deborah a basculé lorsque la violence armée a forcé sa famille à fuir leur maison à Port-au-Prince. « Tout ce que nous avions a été brûlé et détruit, » se souvient son père, Jean-Marie. Ancien maçon, il se retrouve aujourd’hui sur un site de déplacement, sans travail, sans biens et sans avenir clair. « Nous sommes partis sans rien. Nous survivons grâce à l’aide humanitaire, mais mes enfants méritent plus. Ils ont droit à des repas décents, à de l’eau potable et à une éducation. »
Le traumatisme de cette journée reste ancré dans leur mémoire. Des hommes armés ont fait irruption chez eux, ont pointé une arme sur la tête de Jean-Marie et tiré des coups de feu à quelques mètres de ses enfants. La plus jeune sœur de Deborah s’est enfuie, terrifiée. Ils ne l’ont retrouvée que plusieurs heures plus tard, errant dans les rues en larmes.
L’éducation, une lumière dans le chaos
La crise a bouleversé leur quotidien, mais elle a aussi interrompu l’éducation de milliers d’enfants, les privant de leur droit d’apprendre. Partout en Haïti, des écoles ont dû fermer, laissant de nombreux élèves sans accès à l’enseignement.
Pour des familles comme celle de Jean-Marie, assurer la scolarité de leurs enfants tout en luttant pour survivre est un défi de majeur. Pour les soutenir, l’UNICEF, avec le financement d’ECHO, a mis en place des transferts monétaires ciblés permettant aux enfants de rester à l’école malgré les difficultés financières.
Par ailleurs, des enseignants ont été formés aux techniques d’apprentissage accéléré afin d’aider les élèves à rattraper les cours manqués.
Des espaces sûrs pour soigner les traumatismes
Pour Deborah, la violence dont elle a été témoin a laissé des séquelles profondes, lui causant des cauchemars et une peur constante. Heureusement, elle trouve du réconfort dans un espace ami des enfants, mis en place par l’UNICEF grâce au financement d’ECHO. Aux côtés de milliers d’autres enfants, elle bénéficie d’un soutien psychosocial, de soins en santé mentale et participe à des activités récréatives qui l’aident à retrouver confiance en elle.
Ces espaces sont essentiels non seulement pour aider les enfants à guérir, mais aussi pour réintégrer ceux qui ont été associés à des groupes armés.
Le combat contre le choléra se poursuit
Dans leur quête de refuge, de nombreuses familles se retrouvent dans des conditions précaires, sans accès aux besoins de base, les exposant ainsi à des maladies.
L’UNICEF travaille activement pour assurer un environnement plus sûr à ces familles. Des équipes de terrain veillent à ce que les populations déplacées aient accès à de l’eau potable, à des kits d’hygiène et à des sessions de sensibilisation sur les bonnes pratiques sanitaires.
Construire des communautés résilientes
Au-delà de l’aide d’urgence, l’UNICEF collabore avec les communautés pour renforcer leur résilience. Des campagnes de sensibilisation sur la protection de l’enfance et l’égalité des genres sont mises en place afin de favoriser des environnements plus sûrs et inclusifs pour les enfants.
Les leaders locaux et les familles jouent un rôle actif dans ces initiatives, renforçant la cohésion sociale et posant les bases d’un redressement durable.
Un partenariat porteur d’espoir
L’histoire de Jean-Marie reflète la crise humanitaire persistante en Haïti, qui a bouleversé des familles entières et laissé des enfants en première ligne face à la violence, au déplacement et au manque de services de base.
Mais grâce au soutien des partenaires de l’Union européenne (ECHO), l’espoir reste vivant pour des familles comme la sienne. « Mes enfants ont encore des rêves », confie Jean-Marie. « C’est ce qui me donne la force d’aller en avant. »