La bourse de l’UNICEF améliore la santé et les performances scolaires de Nounin Traoré

Grâce à cette bourse, elle a pu se doter d’un vélo et réduire les maladies fréquentes souvent provoquées par les longues marches entre son collège et son village

Saa Momory KOUNDOUNO
Nounin Traoré, élève de la 8è année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato
Saa Momory KOUNDOUNO
05 mai 2021

Nounin Traoré fait actuellement la 8ème année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato, l’une des 10 Communes de Convergence de la Région Administrative de Kankan. Elle habite Kobani, un village situé à 5 kilomètres de Balato, chef-lieu de la Sous-Préfecture qui héberge le collège qu’elle fréquente. Chaque matin, Nounin Traoré était obligée de parcourir à pied les 5 kilomètres pour rejoindre son collège.

Pour éviter d’arriver à chaque fois en retard et s’exposer aux punitions, Nounin était contrainte d’aller se coucher très tôt les soirs pour pouvoir se réveiller  à 6h00 du matin. Conséquence, Nounin ne terminait jamais ses devoirs pour la maison, en plus des répercussions négatives que cela avait sur ses performances en classe.

La fatigue du parcours de tous les jours n’offrait pas toutes les conditions physiques et mentales adéquates à Nounin une fois en classe pour pouvoir mieux se concentrer sur ses cours et participer à leur animation. Elle dormait régulièrement en classe, particulièrement dans les après-midis. Pour l’obliger à rester éveillée et suivre leurs cours, certains professeurs n’hésitaient pas à lui imposer la position debout jusqu’à la fin de leurs cours.

Quand Nounin est vraiment fatiguée de toutes ces tracasseries, son dernier recours est de rester à la maison certains jours, pour se reposer tout simplement «  Je tombais même parfois malade de ces longues marches et la seule chose que je trouvais comme remède, était de rester à la maison et me reposer. C’était très difficile pour moi. Ces absences répétées étaient souvent source de problèmes entre les professeurs, l’encadrement de l’école et moi. J’avais vraiment envie d’étudier, mais les conditions ne m’étaient pas très favorables. Je n’ai pas de parents à Balato Centre chez qui je peux rester pour me concentrer sur mes études ».

Nounin Traoré, élève de la 8è année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato
Saa Momory KOUNDOUNO Nounin Traoré, élève de la 8è année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato

Avec la bourse scolaire que l’UNICEF offre aux élèves vulnérables dans les 40 Communes de Convergence du pays, les peines  de Nounin Traoré sont devenues de tristes souvenirs. 
Sur la base de la grille d’analyse de vulnérabilité, Nounin a été retenue parmi 23 élèves bénéficiaires de la bourse scolaire au compte de la première cohorte, c’est-à-dire les admis à la suite de l’examen d’entrée en 7ème année, session 2019 dans la Commune Rurale de Balato.

Une fois informée, Nounin décide alors  de réaliser son principal rêve, à savoir se doter d’un vélo neuf pour désormais mettre fin à ses souffrances et maladies fréquentes souvent provoquées par les marches de tous les jours entre son collège et son village. Avec son nouveau vélo, Nounin a gagné plus de temps pour se concentrer sur ses études, « Avant j’abandonnais mes révisions et mes devoirs pour la maison, pour me coucher tôt afin de me lever à 6h00 et parcourir 5 kilomètres pour joindre le collège. Actuellement, je suis debout à 7h00, et j'arrive au collège sur mon petit vélo entre 7h30 et 7h35. J’ai maintenant plus de temps à consacrer à mes révisions à la maison. Enfin, mes relations autrefois difficiles avec l’encadrement de l’école et les professeurs se sont significativement améliorées puisque je ne dors plus en classe et je participe activement à l’animation des cours en classe. Avec cette bourse de l’UNICEF, mes performances se sont beaucoup améliorées. Par exemple, à la suite des évaluations du premier semestre de l’année scolaire 2020-2021, je me suis classée 5ème de ma classe sur 26 élèves. Je n’ai plus d’autres soucis à me faire, car ma bourse décharge également mes parents de toutes les dépenses liées à mes études jusqu’à fin du secondaire ».

Nounin Traoré, élève de la 8è année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato
Saa Momory KOUNDOUNO Nounin Traoré, élève de la 8è année au collège laïc de la Commune Rurale de Balato

Par ailleurs, Nounin Traoré nous confie qu’elle ne figure plus dans le plan de dépenses de sa bien-aimée mère. Celle-ci oriente maintenant ses modestes ressources à la réponse aux besoins de ses jeune-sœurs et frères.