L’eau est là : Houphouëtkaha, le village équipé.

Transmission des ressources aux générations futures

Lydia Kouadio
wask à houphouetkaha
UNICEF / 2024 / Lydia Kouadio
21 octobre 2024

Par le passé pour avoir de l’eau pour leurs besoins du quotidien à Houphouëtkaha, un village au sein Ferkessédougou, les villageois se rendaient au marigot afin de puiser de l’eau. Les femmes étaient commises à la tâche et marchaient des kilomètres pour s’y atteler. Chacune se levait dès qu’elle entendait le chant du coq pour être sûre d’être la première et d’avoir de l’eau surtout.       

Avant. On se réveillait aux aurores pour aller chercher de l’eau, et il nous fallait faire 6 voire 7 tours avec un seau et une bassine, nos enfants nous aidaient souvent. C’était une tache pénible mais nécessaire, malheureusement après plusieurs tours, l’eau du marigot changeait de couleurs à cause de la terre. 

Fatoumata Silué, responsable du comité de gestion des pompes.

En effet, l’eau du marigot étant impropre à la consommation humaine, sa consommation entraînait des conséquences sur la santé des habitants de Houphouëtkaha, les enfants étaient souvent affectés par des maladies. 

 En 1985, une première pompe villageoise a été installée dans le village, et cela a créé un changement incroyable, c’était la réponse à un besoin vital : l’eau, la source de vie pour toute la communauté.

Sékou Ouattara, adjoint au chef du village de Houphouëtkaha
accès à l'eau des enfants en Côte d'Ivoire
UNICEF / 2024 / Lydia Kouadio

Cette pompe était certes utile mais très vite, l’effectif de la population s’est accru et il fallait plus qu’une pompe dans le village. Certaines femmes étant plus éloignées que d’autres de l’endroit où se trouvait la pompe, n’arrivaient pas à se ravitailler convenablement en réserve d’eau dont elles avaient besoin pour la journée. Une deuxième pompe a donc été installée dans le cadre de la construction des sanitaires dans le village. Néanmoins les pannes se faisaient régulières car plusieurs personnes utilisaient les pompes, à un moment les deux pompes n’étaient plus fonctionnelles. À cette même période, l’UNICEF et la KFW ont décidé de réhabiliter des points d’eau de certains villages de la zone du Nord de la Côte d’Ivoire, une zone qui accueille depuis près de deux ans des demandeurs d’asile à la suite du débordement de la crise du central Sahel.  

accès à l'eau des enfants en Côte d'Ivoire
UNICEF / 2024 / Lydia Kouadio

Aujourd’hui, grâce à cet investissement, le village de Houphouetkaha a bénéficié de la réhabilitation de son point d’eau contribuant ainsi à l’adoption de bonnes pratiques en d’accès à l’eau et a l’hygiène aux générations actuelles et future : avoir de l’eau ne nécessite plus un rituel aux aurores, l’eau est accessible à tous et disponible  car elle représente un droit pour tous y compris les enfants en ce qui concerne, de même que l’hygiène et l’assainissement.