Revue sectorielle conjointe de l’éducation pour garantir un système éducatif plus performant
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique, avec le soutien de l’UNICEF et des partenaires au développement, a tenu, du 29 au 30 avril 2025, une Revue sectorielle conjointe visant à renforcer la qualité de l’éducation au Burundi
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Cet événement a rassemblé les principaux acteurs du secteur éducatif pour faire le point sur la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation 2022–2030 et de son Plan d’action pluriannuel budgétisé 2022–2025.
Cette rencontre a permis d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les défis persistants et de définir les priorités pour améliorer la qualité de l’enseignement et assurer une éducation équitable et inclusive pour tous les enfants au Burundi.
Mme Selbee Mame Diouf, Représentante adjointe chargée des programmes de l’UNICEF, a salué le leadership du ministère dans la préparation de cette revue :
« L’UNICEF tient à saluer les efforts exceptionnels déployés par le MENRS, notamment dans la rigoureuse collecte de données, l’organisation d’ateliers régionaux participatifs à travers le pays, ainsi que la retraite technique du Comité de suivi. Ces démarches témoignent de l’engagement du gouvernement en faveur d’un processus transparent, participatif et fondé sur des données probantes. »
Dans son allocution, le Secrétaire permanent du MENRS, Prof. Bangirinama Frédéric, a reconnu les nombreux défis auxquels le système éducatif burundais reste confronté :
« Il a été constaté que le système souffre de problèmes d’accès et d’équité, de faibles résultats scolaires, de taux élevés de redoublement et d’abandon, ainsi que d’une inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi. »
Ces constats soulignent l’urgence de renforcer les réformes éducatives afin de bâtir un système plus efficace, plus résilient et mieux adapté aux réalités du pays.
L’une des contributions marquantes de cette revue est venue d’un représentant de la société civile, qui a mis en garde contre l’importation directe de modèles éducatifs étrangers sans adaptation au contexte burundais. Il faisait allusion à une disposition de la réforme prévoyant que les élèves passent automatiquement en classe supérieure sans redoublement :
« En France, les classes comptent au maximum 25 élèves, alors qu’ici certaines en dépassent 150. Il faut adapter selon nos réalités », a-t-il souligné.
Cette prise de parole illustre l’importance d’une approche contextualisée pour garantir la pertinence et l’efficacité des politiques éducatives.
Soutenue par le Partenariat mondial pour l’éducation à travers l’UNICEF, la Revue sectorielle 2023–2025 constitue un moment stratégique pour renforcer la coordination entre les parties prenantes : autorités éducatives, partenaires techniques et financiers, enseignants, société civile et secteur privé. C’est l’occasion de s’engager dans la mise en œuvre de stratégies concrètes pour améliorer la qualité de l’enseignement, garantir une éducation équitable et inclusive, et adapter les contenus et les formations aux besoins socio-économiques du pays.
À l’issue de cette revue, quatre-vingts recommandations ont été formulées, regroupées autour de cinq grandes thématiques correspondant aux programmes prioritaires du Plan sectoriel de l’éducation 2022–2030 : l’accès et l’équité dans les cycles préscolaire, fondamental et post-fondamental ; la qualité des apprentissages ; l’expansion et la modernisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) ; le pilotage et la gouvernance du système éducatif.
L’éducation étant reconnue comme une priorité nationale par le gouvernement, cette revue s’inscrit pleinement dans les efforts visant à bâtir un avenir plus juste, plus inclusif, plus prospère et plus durable pour chaque enfant burundais.