De nouvelles infrastructures scolaires et sanitaires redonnent espoir aux élèves

L'UNICEF, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, l’ONG JRS et grâce au soutien du fonds Education Cannot Wait, a procédé à la réception de nouvelles infrastructures scolaires et sanitaires à Nyanza-Lac et à kayogoro

Guy Olivier Nibimpa
 Elèves de l’ECOFO Mukungu I
UNICEF Burundi/2025/G. O Nibimpa
30 juin 2025

Depuis Bujumbura, il nous a fallu plus de trois heures de route, traversant des terres chaudes et planes en bordure du lac Tanganyika, pour atteindre les écoles fondamentales Mukungu I, Mukungu III et Rubindi II, situées en commune Nyanza-Lac. Sur place, la délégation a pu observer les transformations concrètes engendrées par le programme d’amélioration des infrastructures scolaires.

À notre arrivée, les visages rayonnants des élèves et la fierté des enseignants étaient des témoignages vivants de l’impact positif des nouvelles constructions sur le quotidien scolaire. Les réalisations sur le terrain incluent de nouvelles salles de classe, des blocs sanitaires modernes et l’installation des systèmes de collecte d’eau pluviale.

À Mukungu I et III, le débordement du lac Tanganyika avait rendu les salles de maternelle inutilisables. Certaines classes avaient été abandonnées, et les enfants devaient partager les espaces en alternance avec les autres groupes. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles constructions, nous avons pu constater l’installation de deux salles dédiées à l’enseignement préscolaire, ainsi que la mise en place d’un système d’approvisionnement en eau pluviale.

« Avant, les enfants de maternelle étaient déplacés chaque jour dans d’autres classes, et parfois nous devions même chercher un abri à l’extérieur de l’école. Aujourd’hui, ils disposent enfin d’un espace stable pour apprendre », explique André Rurihafi, directeur de cette école.

Les élèves, visiblement heureux, ont exprimé leur enthousiasme et leur impatience de reprendre les cours dans ces nouvelles infrastructures. « Avant, c’était vraiment difficile d’étudier. Souvent, on changeait de salle pour laisser les enfants de maternelle suivre leurs cours, et cela me déconcentrait. Maintenant, je peux enfin apprendre sans être déplacé. J’espère que ces nouvelles salles nous aideront à mieux étudier. » confie Christmas Akimana, élève en 8e année.

 

  Richebe Nimpaye, élève en 6 année à l’école fondamentale Rubindi II
UNICEF Burundi/2025/G. O Nibimpa Richebe Nimpaye, élève en 6 année à l’école fondamentale Rubindi II

 À l’ECOFO Rubindi II, les transformations sont également notables. Deux nouvelles salles de classe ont été construites, ainsi qu’un point de stockage d’eau pluviale. Les élèves ont partagé leur joie face à ces améliorations et ont souligné l’importance de ces nouvelles infrastructures pour leur éducation. « Avant, il n’y avait pas assez d’espace, nous étions en surnombre et on manquait d’eau. Maintenant, on va apprendre dans de meilleures conditions », se réjouit Richebe Nimpaye, élève de 6e année, qui rêve de devenir enseignante.

Le lendemain, notre trajet nous mène à Kayogoro. Un voyage de plus de deux heures à travers des collines verdoyantes, avant d’atteindre les deux autres écoles fondamentales : Gashonge et Rutenderi.

Arrivés à l’ECOFO Gashonge, nous découvrons une école qui avait dû être délocalisée en raison de conditions extrêmes, particulièrement durant la saison des pluies. L’eau de ruissellement provenant de la localité inondait régulièrement la cour et les salles de classe, parfois jusqu’à près d’un mètre de hauteur. « Les enfants étudiaient les pieds dans l’eau ; certains souffraient de maladies liées à l’eau insalubre et au manque d’hygiène, et nous redoutions que les murs vieillissants ne s’effondrent sur nos enfants. », raconte Salvator Ndorere, représentant des parents d’élèves.

Quatre salles de classe et des infrastructures sanitaires ont été construites pour résoudre ces problèmes. Aujourd’hui, les élèves peuvent étudier dans de bonnes conditions. Le directeur de l’école résume : « Grâce à ces nouvelles salles, nous n’avons plus besoin de chercher un abri pour que nos élèves puissent étudier dignement. »

 

 Etat de l’ECOFO Gashonge avant sa délocalisation
UNICEF Burundi/2025/G. O Nibimpa Etat de l’ECOFO Gashonge avant sa délocalisation
 Nouvelle école fondamentale Gashonge délocalisée en raison de conditions extrêmes
UNICEF Burundi/2025/G. O Nibimpa Nouvelle école fondamentale Gashonge délocalisée en raison de conditions extrêmes

 Nous avons terminé notre visite à l’ECOFO Rutenderi. Une salle de classe pour le préscolaire, un bloc de latrines ainsi qu’un point de stockage d’eau y ont été construits. Toutefois, le directeur de l’école souligne que les besoins restent importants :« Les infrastructures sanitaires demeurent insuffisantes au regard de l’effectif que nous accueillons. » Il a également exprimé sa gratitude envers l’UNICEF et ses partenaires pour cette initiative, dont il est convaincu qu’elle aura un impact réel sur l’éducation des enfants.

Le programme pluriannuel de résilience de l’éducation au Burundi « KOMEZA ZIGE » porté par l’UNICEF avec le financement d’Education Cannot Wait (ECW), incarne une réponse tangible aux obstacles éducatifs en situation d’urgence au Burundi. Dans cette région connue être une zone de grands retours où les défis climatiques, l’isolement et la pauvreté entravent l’éducation, chaque classe construite est un pas vers un avenir plus stable et équitable.