À Mabdoua 2, les familles retrouvent un quotidien plus serein
Quand l’accès aux latrines améliore les conditions d’hygiène et de vie des familles réfugiées, dans un contexte marqué par les besoins urgents liés à leur arrivée.
Un quotidien rythmé par les longues distances
À plus de 40 kilomètres d’Amourj, le village de Mabdoua 2 accueille aujourd’hui plus d’une centaine de ménages réfugiés maliens.
Parmi eux, Fatoumata, mère de quatre enfants, est arrivée avec sa famille à la fin de l’année 2025, après avoir quitté le Mali dans un contexte d’insécurité, pour trouver protection et sécurité en Mauritanie.
À leur arrivée, l’absence de latrines est rapidement devenue une difficulté majeure.
Pour faire leurs besoins, les familles devaient parcourir plusieurs kilomètres, avec les risques que cela pouvait entraîner, notamment pour les femmes et les enfants.
« Il fallait toujours chercher un endroit loin du village. Pour une mère, ce n’était pas facile de partir avec les enfants, surtout quand il fallait aussi préparer les repas et s’occuper de la maison », raconte Fatoumata.
Des installations qui rapprochent l’assainissement des familles
Aujourd’hui, le quotidien commence à changer. 16 latrines ont été installées dans le village, permettant aux ménages d’avoir accès à des installations sanitaires à proximité de leurs habitations.
« Maintenant, nous n’avons plus besoin d’aller aussi loin. C’est plus facile pour nous et surtout plus rassurant pour les enfants », témoigne Fatoumata.
Pour Nevissa, cheffe de projet à l’ONG MAURISANTE, ces installations répondent à un besoin fondamental :
« L’accès aux latrines permet d’améliorer l’hygiène, de réduire les risques sanitaires et d’offrir aux familles des conditions de vie plus sûres et plus dignes. »
Une réponse qui s’étend aux communautés
Dans la moughataa d’Amourj, l’intervention s’étend au-delà de Mabdoua 2 : 110 latrines ont été mises en place dans 114 villages, permettant d’élargir l’accès à l’assainissement aux communautés réfugiées qui en ont le plus besoin.
Grâce au soutien financier de la Banque Africaine de Développement, avec l’appui technique de l’UNICEF et en partenariat avec MAURISANTE, ces interventions contribuent à améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement des familles affectées par les déplacements forcés.
« Aujourd’hui, nous pouvons rester près de nos maisons et nous occuper de nos enfants sans avoir à penser chaque fois à parcourir cette longue distance. Pour nous, c’est un grand changement. »