À Mberra, l’école comme refuge et promesse de paix
À Mberra, au cœur du camp, l’école redonne espoir et ouvre de nouveaux horizons aux enfants refugiés
Au cœur du camp de réfugiés de Mberra, l’école est bien plus qu’un lieu d’apprentissage. C’est un espace de reconstruction, de transmission et d’espoir pour des milliers d’enfants déracinés par la crise.
Mohamed El Faki, arrivé en 2012 du Mali, a trouvé refuge à Mberra et a refusé de se laisser définir uniquement par l’exil. Ancien enseignant, il a commencé comme bénévole, donnant des cours aux enfants du camp, convaincu que l’éducation était la clé pour préparer l’avenir.
Grâce à son engagement et à ses actions de sensibilisation, de plus en plus de parents ont accepté d’envoyer leurs enfants à l’école. « L’éducation est le seul moyen de changer les mentalités et de ramener la paix dans mon pays », explique Mohamed El Faki devenu directeur de l’école 3 du camp.
Dans cette école, Lalli et Zeina partagent bien plus qu’une salle de classe.
Née dans le camp, aime apprendre à lire et à écrire et jouer avec ses amies pendant la récréation. Elle rêve de devenir sage-femme : « Je veux aider les femmes et les enfants pour qu’ils aient une vie meilleure », confie-t-elle.
Également née à Mberra, aspire à devenir enseignante : « Je veux transmettre ce que j’apprends pour que d’autres enfants puissent aussi avoir un avenir », raconte-t-elle.
Amies inséparables, elles incarnent l’espoir d’une génération qui grandit malgré l’exil.
Ce cadre éducatif est le fruit d’une collaboration entre les autorités éducatives, l’UNICEF, le HCR, PAM, STC, WV, RET Garmany, CIAUD, AED, SOS exclu et ESD.
Depuis 2012, ce partenariat a permis la construction de dix écoles au sein du camp, huit primaires et deux secondaires, accompagnant chaque année plus de neuf mille élèves à travers des cursus formels et informels.
À Mberra, l’école n’efface pas les blessures de l’exil, mais elle ouvre des horizons. Grâce à l’engagement d’hommes comme Mohamed El Faki, au soutien des partenaires et à la détermination des enfants, l’éducation continue de semer les graines d’un avenir plus pacifique. Pour Lalli, Zeina et des milliers d’autres, apprendre aujourd’hui, c’est déjà reconstruire demain.