Pour l’éducation des enfants, chacun a un rôle à jouer

Dans ce récit, les membres de la communauté partagent leurs expériences, leurs motivations et leur contribution à la promotion de l’éducation des enfants.

Abela Ralaivita
Collège de Manambidala, district de Vondrozo, sud-est de Madagascar : Portrait de Jeremia Rasamimanana Benjamin, directeur de l’établissement, aux côtés d’Iaridana (11 ans - à gauche), de Medecin (14 ans) et de Lucia, (13 ans - à droite).
UNICEF/UN0929464/Andriantsoarana
02 octobre 2026

L’éducation à l’école peut changer beaucoup de choses pour un enfant. Pour que chaque élève puisse acquérir les bases, les enseignants doivent eux aussi disposer des connaissances et compétences adéquates pour mieux l’accompagner dans son apprentissage. Toutefois, l’éducation des enfants est aussi l’affaire de toute la communauté, notamment à travers les comités de gestion des écoles (FEFFI – Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana eny Ifotony).

C’est dans cette perspective que le Programme Intégré pour la Transformation des Apprentissage Fondamentaux (PITAF) est mis en œuvre de 2025 à 2029. 

Au collège d’enseignement général de Manambidala, dans le sud-est de Madagascar, ces personnes racontent ce qui les motive et le rôle qu’ils jouent pour faire de l’école un espace où chaque enfant peut apprendre et progresser.

Portrait de Josiane Noeline, parent d’élèves et membre du comité de gestion de l’école.

J’ai décidé d’envoyer mes trois enfants à l’école parce que je n’ai moi-même jamais eu la possibilité d’y aller. Aujourd’hui, ne pas savoir lire ou écrire rend beaucoup de choses difficiles dans la vie quotidienne. 

 

Josiane Noeline – Parent d’élèves
Portrait de Razafiarivony Nambinintsoa, 36 ans, pris lors de la fabrication de savon.

Nous sommes toujours consultés sur les projets et les décisions, et nous ne nous opposons jamais aux décisions visant à améliorer l’éducation. Nous encourageons également les familles à envoyer leurs enfants à l’école et rappelons aux parents, par exemple, de ne pas marier leurs filles en âge scolaire.

 

Koto Ernes – Leader traditionnel
Portrait de Ramanantsoa Philbert, Chef du village et membre du comité de gestion de l’école.

Nous nous alignons sur les plans de l’école et les soutenons pleinement. Par exemple, lorsqu’il faut réaliser des activités, nous pouvons rapidement mobiliser une centaine de jeunes hommes du village pour participer aux travaux au sein de l’école. 

Ramanantsoa Philbert - Chef du village

Le programme PITAF accompagne la formation de 45 000 enseignants du primaire et 4 000 enseignants du premier cycle du secondaire afin de renforcer leurs compétences et d’augmenter leurs chances d’obtenir le Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP). Le programme contribue à la régularisation progressive de leur statut, en vue de leur permettre, à terme, de bénéficier de subventions ou de contrats financés par l’État. Il soutient également plus de 14 000 FEFFI au primaire et 1 500 structures similaires au secondaire, afin que les parents, enseignants et autres membres de la communauté puissent contribuer à la vie de l’école.

Jeremia Rasamimanana Benjamin, directeur de l’établissement, s’exprime lors d’une réunion du comité de gestion de l’école.

Auparavant, le comité gérait les affaires de l’école à sa manière. Depuis que nous avons reçu une formation sur le Projet d’Établissement Contractualisé (PEC), notre organisation est devenue plus structurée et plus transparente. 

 

Jeremia Rasamimanana Benjamin, directeur de l’établissement
Portrait de Samoela Jean Paul, enseignant. Il est photographié aux côtés de Rafidy, 15 ans (à gauche), et de Princia, 15 ans.

Chaque enfant est différent. Grâce à la redynamisation du FEFFI, nous faisons tout notre possible pour les aider à réussir. 

 

Samoela Jean Paul, enseignant
Koto Jean Paul, président du FEFFI, s’exprime lors d’une réunion du comité de gestion de l’école.

Il est toujours difficile de diriger un groupe, car chacun a sa manière de penser. Cependant, nous avons été formés pour cela. Notre structure repose sur la cogestion de l’école. 

 

Koto Jean Paul, président du comité de gestion de l’école

Le programme aide également les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage à rattraper leur retard grâce à l’approche Teaching at the Right Level (TaRL), un programme de remédiation pour les enfants aux niveaux 10ème à 7ème  qui adapte les activités à leur niveau réel en lecture et en mathématiques. Dans l’Atsimo-Atsinanana, cette approche bénéficie aussi du soutien de la Fondation Hempel, à travers le Comité national danois pour l’UNICEF.

Portrait de Bao Moditsara, enseignante et encadreur du cours Teaching at the Right Level à l’école primaire publique de Tsaragisa.

L’approche TaRL est efficace parce que les élèves peuvent apprendre tout en jouant. Cela facilite l’enseignement. 

 

Bao Moditsara – Enseignante
Portrait de Medecin, 14 ans. Elle était auparavant déscolarisée. Grâce aux cours de rattrapage, elle a pu retourner à l’école.

Grâce aux cours de rattrapage, j’ai pu retourner à l’école et renforcer mes apprentissages fondamentaux. Plus tard, je voudrais devenir infirmière.

 

Medecin – 14 ans 

Note : le PITAF est mis en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui de l’UNICEF, de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque mondiale, à travers le financement du Partenariat Mondiale pour l’Education. Dans la région Atsimo-Atsinanana, l’approche TaRL bénéficie également du soutien financier de la Fondation Hempel, à travers le Comité national danois pour l’UNICEF.