Marie Lydia Rafaranirina, entre angoisse et bénédiction

Marie Lydia Rafaranirina, entre angoisse et bénédiction

Collectée par Marie Léonide et écrite par Fanja Saholiarisoa
Marie Lydia porte ses triplés dans les bras
UNICEF Madagascar/2020
03 juin 2020

Une histoire pas comme les autres. Marie Lydia Rafaranirina a accouché des triplets il y a cinq mois a tout juste 25 ans au Centre Hospitalier Universitaire de Mahajanga. Une première maternité où elle a pu avoir Fitiavana Nancy Nomenjanahary, Finoana Nancia Nomenjanahary et Nelson Fitahianaivo. Pas encore mariée, son compagnon a juste pu la ramener à Ambositra le 21 mars 2020 et rien de plus sur ce qui est de s’occuper de sa petite famille.

Pour Marie Lydia Rafaranirina, avoir des triplets restent à la fois une bénédiction et une source d’angoisse. Elever des triplets avec une situation financière pas du tout prospère demeure une situation difficile pour cette mère qui, heureusement est soutenue par sa famille.

Marie Lydia était malade récemment et est en pleine convalescence quand nous l’avons rencontré. Ses enfants toussent et son père, Marcel Rakotonindrina, grand père des triplets lui explique juste que cela arrive à cause du croissant lunaire. C’est sa petite sœur, Marie Eugenie Rasoarilety, a peine âgée de 19ans, qui l’aide à élever les triplets. Cette dernière lave les langes, prépare le lait et donne à manger aux petits. Marie Lydia n’allaite pas comme elle est malade et elle n’a pas de montée de lait et cela complique la situation. Les enfants sont nourris avec du lait de vache de grand père Marcel qui est dilué avec de l’eau chaude accompagnée de riz.

Vivant dans cette précarité, Marie Lydia reste courageuse et croit tout de même en un avenir meilleur. « Je serai très heureuse si l’une de mes filles devienne une religieuse car moi-même j’ai voulu l’être. Pour subvenir aux besoins de mes enfants, je persévère dans le métier de cultivateur et d’éleveur comme mes parents. En parallèle, je pense aussi ouvrir une petite épicerie qui pourrait me fournir un peu d’argent au quotidien », positive Marie Lydia Rafaranirina.

 

 

Marie Lydia et ses triplés
UNICEF Madagascar/2020