Grâce à l'allocation d’urgence, une amélioration des conditions de vie est constatée

Le programme d'allocation d'urgence fait partie de la réponse conjointe du Cash Working Group à la crise humanitaire dans le sud de Madagascar

Irenée Ravelojaona
Famille après le marché
UNICEF/UN0496569/Andrianantenaina
29 novembre 2021

Anja Rasoa, cultivatrice, habite dans le village de Tanambao, commune rurale d’Ifotaka District d’Amboasary Atsimo, Région Androy. Elle est une mère célibataire de 27 ans avec cinq enfants à charge.

Les trois de ces enfants étaient victimes de malnutrition aigüe sévère au début de la crise en 2020.

La distribution de 100 000Ar (25UDS) par mois par l’UNICEF, avec le Fonds d’Intervention pour le Développement, a sauvé la vie de cette famille. ‘’Lorsque nous avons reçu ce Toseke (qui signifie appuis), nos vies se sont vraiment améliorées. Nous pouvons maintenant manger deux fois par jour. Et j’ai consacré le 50% de l’allocation dans l’alimentation de ma petite famille. J’ai pu payer les frais de scolarité et acheter des fournitures scolaires de mes enfants. Ils sont en bonne santé maintenant et très propres comme jamais auparavant et je suis très heureuse de les voir propres. Et je peux même faire une petite économie au cas où mes enfants tomberaient malades’’.

Rasoa et ses enfants
UNICEF Madagascar/2021

Nety Sailambo 47 ans avec 8 enfants à charge, dont ses petits-enfants. Son mari qui avait travaillé dans le domaine de tourisme (guide touristique dans un hôtel à Ifotaka) est devenu chômeur suite à la pendemie de COVID-19. Il est malade actuellement.

"J’ai pu monter ma petite gargotte grâce à l’allocation mensuelle que j’ai obtenu de l’UNICEF" raconte-t-elle. ‘’Je n’emprunte plus chez les gens comme avant, mais même si je suis en difficulté, j’emprunte auprès de notre groupement communautaire ‘’Firaisan-kina’’ ou solidarité qui est une Association villageoise d’Epargne et de Crédit. En tant qu’agriculteur, j’avais vraiment besoin de semence et avec cet argent, j’ai aussi pu acheter des boutures de patate douce et j’ai eu un sac de récolte qui a renfloué notre ration alimentaire pendant un mois et demi. Et en plus, le plus important c'est que mon mari qui n’est pas en bonne santé en ce moment peut suivre un traitement médical."

 

Nety et sa famille
UNICEF Madagascar/2021

Fanomezana Philomène, une grand-mère de 67 ans avec 6 petits-enfants à charge comme le père des enfants n’est plus là.

Non seulement, elle a pu satisfaire les besoins essentiels de ses petits-enfants, notamment l’alimentation, l’éducation et la santé mais elle commence aussi à acheter progressivement des ustensiles de cuisine, ainsi que des volailles et des petits ruminants. ‘’J’ai acquis de nouvelles marmites et j’ai aussi maintenant des poulets et un petit chèvre que j’ai achète petit à petit grâce à l’allocation que je reçois tous les mois.’’ elle disait.

Famille de Philomène
UNICEF Madagascar/2021

Delphine 32 ans mère de 4 enfants,

‘’Non seulement nous recevons de l’argent chaque mois pour survivre, mais nous bénéficions également de plusieurs thématiques de sensibilisation par le biais des mères leaders. Ce qui m’a le plus intéressé, c’est l’utilisation de la méthode contraceptive car j’ai déjà 4 enfants. J’ai utilisé un implant contraceptif depuis l’année dernière’’ (en montrant la face interne de son bras).

Delphine
UNICEF Madagascar/2021

Le programme d'allocation d'urgence fait partie de la réponse conjointe du Cash Working Group à la crise humanitaire dans le sud de Madagascar. Le programme est financé par le Fonds conjoint pour les ODD, Norad, KOICA et FCDO jusqu'à la fin janvier 2022. L’UNICEF recherche de toute urgence des fonds supplémentaires pour poursuivre le programme de réponse humanitaire.