Célébrons la diversité !
Journée internationale de la Femme, l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable !
Pour marquer la Journée de la Femme cette année, nous souhaitons faire un retour aux sources. Mettre en valeur la diversité des femmes des quatre coins de Madagascar.
Pourquoi ? - Même quand la lutte pour les droits de la Femme bat son plein, il existe une certaine pression qui pèse sur les femmes, notamment en lien avec l’apparence physique. Ce besoin de répondre à une apparence physique soumise à un standard de beauté persiste depuis au moins trois siècles partout dans le monde. Pourtant, la frustration de ne pas atteindre ces normes de beauté pourrait entraîner la perte de confiance en soi qui apparaît souvent tôt dans l’enfance, avec des conséquences à long terme.
Et à Madagascar ? – Depuis au moins 60 ans, à Madagascar, la beauté capillaire a toujours été associée aux cheveux lisses. Mais depuis 2017, la communauté Curly Aho a lancé, sous l’impulsion d’un mouvement international, le retour au naturel des cheveux.
Au-delà de l’apparence physique, notamment des cheveux, ce mouvement symbolise la richesse et la diversité de la culture malgache. Il est également libérateur pour de nombreuses femmes, leur permettant de s’affirmer et de regagner confiance en elles pour s’accomplir.
Les femmes Sakalava, de l’Ouest de Madagascar
Les femmes Antaimoro, du Sud-Est de Madagascar
Les femmes Antakarana , du Nord de Madagascar
Les femmes Betsileo, de la partie Sud des terres centrales
Les femmes Antandroy, de l’extrême sud de Madagascar
Les femmes Bara, des plateaux du Sud
Les femmes Betsimisaraka, de l’Est de Madagascar
Les femmes Merina, des hautes terres centrales
Message pour la Journée Internationale de la Femme
Les femmes Sakalava, de l’Ouest de Madagascar
Elles portent au quotidien le “lambahoany” (paréo) imprimé, qu’elles nouent sous les aisselles. Le Masonjoany, un magnifique face painting obtenu à partir de bois de Santal, sublime leur visage et protège la peau du soleil. Une tenue traditionnelle simple et adaptée au climat de la région.
Chez les femmes Sakalava, au même titre que le lamba landy (pièce de tissu en soie, pour les grandes cérémonies), le sobahya est un « lamba » de grande valeur, signe de noblesse porté uniquement par les souverains durant les festivités culturelles. De nos jours, ce costume est porté durant les événements importants comme le mariage…
Les femmes Antaimoro, du Sud-Est de Madagascar
Elles sont réputées par la fabrication artisanale du Papier Antaimoro (pâte à papier fabriquée à partir de l'écorce d'arbres avoha endémiques du sud-est de Madagascar). Concernant leur habillement, elles se distinguent par leur lambahoany à rayures porté à la taille et leur bonnet en paille.
Les femmes Antakarana , du Nord de Madagascar
Pour l’habillement traditionnel, elles portent des "lamba" assortis comme le salovana qui est un tissu cousu et noué sur la poitrine et le kisaly qui est une sorte de châle qu’on met sur la tête et/ou les épaules. De nos jour , seules les femmes âgées portent ces habits traditionnels au quotidien tandis que les jeunes ne les enfilent que lors des grandes occasions : fêtes et cérémonies, défilés, ou deuil..
Les femmes Betsileo, de la partie Sud des terres centrales
Elles sont connues par leur sens légendaire de l’hospitalité. Lors des événements particuliers, comme au quotidien, les tenues vestimentaires se démarquent par les couleurs vives. Les lambahoany (paréo) est porté au tour de la taille, bien serré, afin de bien couvrir le corps lorsque les femmes se déplacent.
Les femmes Antandroy, de l’extrême sud de Madagascar
Elles sont connues pour leur savoir-faire traditionnel et unique sur la fabrication de tapis Mohair. Le Lamba “Firake” est une tenue traditionnelle d’une grande valeur chez les Antandroy. Porté à l’occasion d’un événement spécial : cérémonie, fêtes…. Et toujours accompagné par des parures comme le “ vangovango” (jonc massif) et les colliers en argent.
Les femmes Bara, dans les plateaux du Sud
Elles sont particulièrement des femmes courageuses et sociables. Dans la vie quotidienne et lors des événements, les habits traditionnels se caractérisent par le port de robe aux couleurs vives, de lambahoany (paréo) aux couleurs vives et/ou de lamba flanelle aux couleurs variés qui sont noués sur la poitrine, ou sur la tour de taille ou couvre entièrement le corps. Le dessin sur le front, est un art fait à l’aide d’un crayon noir, dont les marques montrent le statut d’une femme : mariée ou célibataire.
Les femmes Betsimisaraka, de l’Est de Madagascar
Pour les habillements traditionnels, elles portent souvent le salovana (paréo) qu’elles nouent autour de la poitrine ou autour de la taille. Cette tenue simple s'adapte à toute circonstance : travaux des champs, le ménage, et également pour des occasions spéciales comme le Tsaboraha (rituel pour honorer les ancêtres) et d'autres événements importants.
Les femmes Merina, des hautes terres centrales
Pour leur costume traditionnel, elles portent une robe toujours accompagnée du “ lamba “ avec divers choix de tissus : rofia, landihazo, landy, équivalent du châle en soie ou en coton, et accessoirisé parfois avec un parapluie. Une tenue simple qui s’adapte à toute circonstance de la vie : fêtes, deuil, la vie au quotidien.
"L’émancipation des filles est un moteur de progrès. Partout dans le monde, des filles défendent leurs droits et appellent justement à ce type d’avancées. Nous devons être à leur écoute. La stabilité, la paix et la prospérité mondiales en dépendent.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, engageons-nous en faveur d’un redressement post-pandémique centré sur les filles afin de créer un monde plus juste et plus égalitaire pour elles, et un avenir plus radieux, plus paisible et plus prospère pour nous tous."