Célébrons la diversité !

Journée internationale de la Femme, l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable !

Ny Hasina Ramahenina
Les femmes malgaches
UNICEF/UN0599914/Ramasomanana
08 mars 2022

Pour marquer la Journée de la Femme cette année, nous souhaitons faire un retour aux sources. Mettre en valeur la diversité des femmes des quatre coins de Madagascar.

Pourquoi ? - Même quand la lutte pour les droits de la Femme bat son plein, il existe une certaine pression qui pèse sur les femmes, notamment en lien avec l’apparence physique. Ce besoin de répondre à une apparence physique soumise à un standard de beauté persiste depuis au moins trois siècles partout dans le monde. Pourtant, la frustration de ne pas atteindre ces normes de beauté pourrait entraîner la perte de confiance en soi qui apparaît souvent tôt dans l’enfance, avec des conséquences à long terme.

Et à Madagascar ? – Depuis au moins 60 ans, à Madagascar, la beauté capillaire a toujours été associée aux cheveux lisses. Mais depuis 2017, la communauté Curly Aho a lancé, sous l’impulsion d’un mouvement international, le retour au naturel des cheveux.

Au-delà de l’apparence physique, notamment des cheveux, ce mouvement symbolise la richesse et la diversité de la culture malgache. Il est également libérateur pour de nombreuses femmes, leur permettant de s’affirmer et de regagner confiance en elles pour s’accomplir.

Les femmes Sakalava, de l’Ouest de Madagascar

Les femmes Antaimoro, du Sud-Est de Madagascar

Les femmes Antakarana , du Nord de Madagascar

Les femmes Betsileo, de la partie Sud des terres centrales

Les femmes Antandroy, de l’extrême sud de Madagascar

Les femmes Bara, des plateaux du Sud

Les femmes Betsimisaraka, de l’Est de Madagascar

Les femmes Merina, des hautes terres centrales

 

Message pour la Journée Internationale de la Femme


 

Les femmes Sakalava, de l’Ouest de Madagascar

Elles portent au quotidien le “lambahoany” (paréo) imprimé, qu’elles nouent sous les aisselles. Le Masonjoany, un magnifique face painting obtenu à partir de bois de Santal, sublime leur visage et protège la peau du soleil. Une tenue traditionnelle simple et adaptée au climat de la région.

Femme Sakalava
UNICEF/UN0599941/Ramasomanana
Femme Sakalava
UNICEF/UN0599946/Ramasomanana

Chez les femmes Sakalava, au même titre que le lamba landy (pièce de tissu en soie, pour les grandes cérémonies), le sobahya est un « lamba » de grande valeur, signe de noblesse porté uniquement par les souverains durant les festivités culturelles. De nos jours, ce costume est porté durant les événements importants comme le mariage…

 

Femme Sakalava
UNICEF/UN0599886/Ramasomanana

Les femmes Antaimoro, du Sud-Est de Madagascar

Elles sont réputées par la fabrication artisanale du Papier Antaimoro (pâte à papier fabriquée à partir de l'écorce d'arbres avoha endémiques du sud-est de Madagascar). Concernant leur habillement, elles se distinguent par leur lambahoany à rayures porté à la taille et leur bonnet en paille.

Femme Antaimoro
UNICEF/UN0599915/Ramasomanana

Les femmes Antakarana , du Nord de Madagascar

Pour l’habillement traditionnel, elles portent des "lamba" assortis comme le salovana qui est un tissu cousu et noué sur la poitrine et le kisaly qui est une sorte de châle qu’on met sur la tête et/ou les épaules. De nos jour , seules les femmes âgées portent ces habits traditionnels au quotidien tandis que les jeunes ne les enfilent que lors des grandes occasions : fêtes et cérémonies, défilés, ou deuil..

Femme Antakarana
UNICEF/UN0599893/Ramasomanana

Les femmes Betsileo, de la partie Sud des terres centrales

Elles sont connues par leur sens légendaire de l’hospitalité. Lors des événements particuliers, comme au quotidien, les tenues vestimentaires se démarquent par les couleurs vives. Les lambahoany (paréo) est porté au tour de la taille, bien serré, afin de bien couvrir le corps lorsque les femmes se déplacent.

Femme Betsileo
UNICEF/UN0599931/Ramasomanana

Les femmes Antandroy, de l’extrême sud de Madagascar

Elles sont connues pour leur savoir-faire traditionnel et unique sur la fabrication de tapis Mohair. Le Lamba “Firake” est une tenue traditionnelle d’une grande valeur chez les Antandroy. Porté à l’occasion d’un événement spécial : cérémonie, fêtes…. Et toujours accompagné par des parures comme le “ vangovango” (jonc massif) et les colliers en argent.

Femme Antandroy
UNICEF/UN0599944/Ramasomanana

Les femmes Bara, dans les plateaux du Sud

Elles sont particulièrement des femmes courageuses et sociables. Dans la vie quotidienne et lors des événements, les habits traditionnels se caractérisent par le port de robe aux couleurs vives, de lambahoany (paréo) aux couleurs vives et/ou de lamba flanelle aux couleurs variés qui sont noués sur la poitrine, ou sur la tour de taille ou couvre entièrement le corps. Le dessin sur le front, est un art fait à l’aide d’un crayon noir, dont les marques montrent le statut d’une femme : mariée ou célibataire.

Femme Bara
UNICEF/UN0599901/Ramasomanana

Les femmes Betsimisaraka, de l’Est de Madagascar

Pour les habillements traditionnels, elles portent souvent le salovana (paréo) qu’elles nouent autour de la poitrine ou autour de la taille. Cette tenue simple s'adapte à toute circonstance : travaux des champs, le ménage, et également pour des occasions spéciales comme le Tsaboraha (rituel pour honorer les ancêtres) et d'autres événements importants.

Femme Betsimisaraka
UNICEF/UN0599900/Ramasomanana

Les femmes Merina, des hautes terres centrales

Pour leur costume traditionnel, elles portent une robe toujours accompagnée du “ lamba “ avec divers choix de tissus : rofia, landihazo, landy, équivalent du châle en soie ou en coton, et accessoirisé parfois avec un parapluie. Une tenue simple qui s’adapte à toute circonstance de la vie : fêtes, deuil, la vie au quotidien.

Couple Merina
UNICEF/UN0603714/Ramasomanana
Femme Merina
Couple merina
Femme Merina
Femme Merina
Femme Merina
Femme Merina

"L’émancipation des filles est un moteur de progrès. Partout dans le monde, des filles défendent leurs droits et appellent justement à ce type d’avancées. Nous devons être à leur écoute. La stabilité, la paix et la prospérité mondiales en dépendent.

  À l’occasion de la Journée internationale des femmes, engageons-nous en faveur d’un redressement post-pandémique centré sur les filles afin de créer un monde plus juste et plus égalitaire pour elles, et un avenir plus radieux, plus paisible et plus prospère pour nous tous."

Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF
Curly Aho Community
UNICEF/UN0599920/Ramasomanana

>> Revenir en haut

 

Ressources conçues avec l'appui de la communauté Curly Aho