Après l'ouragan, Maxo se reconstruit

L'assistance financière, une bouée de sauvetage pour les familles dans le Sud après le passage de l'ouragan Melissa

Gallardo Honoré
A man holds a child
UNICEF/2025/Joseph
20 février 2026

Gande-Anse, Sud - Quand l’ouragan Melissa a frappé Roseaux, une commune côtière du département du Grand-Anse, dans le Sud d’Haiti, il n’a pas seulement ravagé les terres agricoles et les habitations, mais il a surtout plongé des milliers de familles dans l’incertitude. En quelques heures, les cultures ont disparu, les revenus se sont envolés et les besoins fondamentaux comme l’accès à la nourriture, et à un abri sûr sont devenus une urgence. Pour Maxo et ses quatre enfants, la tempête a marqué un tournant brutal.

« L’eau a tout balayé », raconte-t-il. « Nos jeunes plants de bananiers, nos haricots… nous n’avons rien pu sauver. Nous étions complètement démunis. »

Comme beaucoup d’autres familles, Maxo se retrouvait sans ressources pour relancer son activité agricole, acheter des fournitures scolaires pour ses enfants ou simplement subvenir aux nécessités vitales de sa famille.  

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UNICEF Haiti Dans cette vidéo, Maxo explique comment l’assistance financière d’urgence a aidé sa famille à se relever, en leur permettant de replanter leurs champs, de couvrir leurs besoins essentiels et de soutenir la scolarisation de leurs enfants.

L’assistance financière, un soutien pour répondre aux besoins urgents

C’est dans ce contexte que l’assistance financière de l’UNICEF, en coordination avec la Direction générale de la Protection civile et grâce au soutien du CERF, est devenue cruciale. Plus de 7 400 familles dans la région ont reçu un transfert en espèces, permettant aux ménages de décider eux-mêmes de leurs priorités. Pour Maxo, le cash transfert n’était pas seulement matériel, il représentait un moyen concret de reconstruire sa vie et de retrouver une certaine autonomie.

« Quand j’ai reçu le message m’informant que nous allions bénéficier de l’aide, j’ai ressenti un grand réconfort », confie-t-il. « Cette assistance nous a permis d’acheter des plantules de bananes, et des graines pour relancer notre production agricole. Elle nous a aussi permis d’acheter les livres et les fournitures nécessaires pour nos enfants. C’était un vrai appui précieux.”

A plantation of banana
UNICEF/2025/Joseph Une plantation dévastée après le passage de l’ouragan Melissa.

Relancer l’agriculture et protéger l’éducation des enfants

Le cash transfert offre une flexibilité que les formes d’aide matérielle ne permettent pas toujours. Les familles peuvent répondre aux besoins immédiats, comme se nourrir, se soigner ou scolariser leurs enfants, tout en planifiant le rétablissement à moyen terme de leurs moyens de subsistance. Pour Maxo et ses enfants, cela signifiait relancer la production agricole tout en veillant à ce que les enfants ne perdent pas le fil de leur éducation, un élément crucial pour leur avenir.

Aujourd’hui, les champs de Maxo reprennent vie. Les jeunes plants de bananiers repoussent et les enfants retournent à l’école avec leurs livres neufs. Le soutien financier n’a pas seulement aidé à surmonter la crise, il a permis de redonner un peu de stabilité dans un contexte déjà fragile.

A man with a woman hold a little boy
UNICEF/2025/Joseph Maxo et sa femme tient son enfant devant leur maison, le sourire aux lèvres.

« Nous leur sommes profondément reconnaissants », conclut Maxo. « Cette aide nous a donné les moyens d’agir pour nos enfants et notre avenir. Merci à l’UNICEF et à la Protection civile pour ce soutien. »

Aujourd’hui, les champs de Maxo reprennent vie et les jeunes plants de bananiers repoussent. Ses enfants retournent à l’école avec leurs livres neufs, et la famille retrouve peu à peu une routine stable. L’aide financière leur a permis de surmonter la crise et de continuer à avancer avec autonomie, même dans un contexte encore fragile.