Plus de 50 000 enfants déplacés et membres de leur famille ont reçu des soins médicaux grâce à des cliniques mobiles intégrées à Port-au-Prince.

10 mai 2024
a mother brings her child to a mobile clinic for a consultation
UNCEF/2024/Erol

PORT-AU-PRINCE, 10 mai 2024 - Depuis les attaques coordonnées menées par des groupes armés à la fin du mois de février, l'UNICEF et ses partenaires ont rapidement intensifié leurs efforts, atteignant plus de 50 000 enfants déplacés et familles affectées par la résurgence de la violence dans différentes parties de la ville grâce à des interventions intégrées de cliniques mobiles.

La situation dans les sites de déplacement reste critique, avec des conditions de surpeuplement et un accès limité aux soins de santé et aux vaccinations, ce qui exacerbe les risques sanitaires tels que le choléra, le paludisme et la malnutrition. L'UNICEF, l'OMS et leurs partenaires, dont Médecins du Monde et le ministère de la Santé, ont assuré la continuité des soins aux personnes déplacées à l'intérieur du pays et aux communautés affectées.

"Nous offrons un ensemble intégré de services aux enfants et à leurs familles, y compris des consultations et des traitements pour les enfants, les femmes enceintes, les mères, les adolescents et les familles, l'identification et le traitement des cas de malnutrition, et l'administration de vaccins aux enfants et aux femmes enceintes", déclare Jean-Bosco Hulute, chef du programme de santé de l'UNICEF. "Au cours du seul mois de mars, plus de 51 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont reçu des soins de santé essentiels grâce aux cliniques mobiles."

Depuis janvier, la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti a continué d'aggraver la crise humanitaire, suscitant de graves inquiétudes de l'UNICEF quant à l'impact de la violence sur l'accès des enfants à un système de santé déjà en ruine. La situation s'est détériorée, avec seulement 38 % et 20 % des hôpitaux encore pleinement fonctionnels dans les zones métropolitaines de Port-au-Prince et de l'Artibonite respectivement, exacerbée par les difficultés à maintenir l'électricité, à obtenir du carburant pour les générateurs et à assurer le transport en ambulance.

Trois femmes et enfants sur quatre n'ont pas accès aux interventions de base en matière de santé publique et de nutrition dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les hôpitaux ont été vandalisés et forcés de fermer pour des raisons de sécurité. Avec le soutien de l'UNICEF, les partenaires ont élaboré un plan d'orientation pour garantir les soins aux enfants nécessitant une hospitalisation, y compris aux femmes enceintes parmi les personnes déplacées à l'intérieur du pays. Deux établissements de santé, l'hôpital de l'Université de la Paix et l'hôpital Eliazar Germain, ont été désignés pour faciliter l'orientation des patients.

Les produits de santé maternelle, néonatale et infantile sont rares, en particulier en raison de la pénurie de ressources de qualité et de l'absence de installations sanitaires fonctionnelles. Les unités néonatales, pédiatriques et nutritionnelles sont débordées. Les quelques établissements de santé qui restent ouverts aux femmes et aux enfants dans les zones contrôlées par les groupes armés manquent de ressources humaines, d'équipements et de médicaments pour fournir des services de santé et de nutrition essentiels.

"L'UNICEF étudie les moyens d'aider ces établissements en leur fournissant des fournitures essentielles et en renforçant les chaînes d'approvisionnement et la gestion afin de créer un système plus durable pour l'avenir", a conclu le Dr Hulute.

De plus, l'UNICEF a priorisé le soutien en fournitures médicales pour 67 établissements de santé dans les départements de l'Ouest, de l'Artibonite, du Nord et du Nord-Est, assurant ainsi la continuité des soins pour les enfants et les femmes. Face à l'effondrement du système de santé dans les départements de l'Artibonite et du Sud, environ 115 professionnels de la santé ont été déployés par l'UNICEF pour aider à la gestion des cas dans ces régions.

Pour la gestion du choléra, l'UNICEF a fourni des fournitures médicales, y compris des antibiotiques pour le traitement des cas de choléra chez les enfants, à 10 centres de traitement du choléra dans les départements de l'Artibonite, de l'Ouest et du Sud. Les interventions des cliniques mobiles intégrées ont permis de localiser des cas suspects de choléra, avec 10 cas confirmés identifiés dans des sites de personnes déplacées.

"Nous restons déterminés à fournir de l'aide malgré les réalités changeantes sur le terrain, même dans les zones les plus difficiles d'accès. Cependant, un soutien supplémentaire est nécessaire pour nous aider à protéger davantage d'enfants et de communautés dans le besoin aujourd'hui et à progresser vers la mise en place de systèmes plus résilients pour mieux protéger les enfants dans les mois à venir", souligne le Dr Hulute.

Pour l'année 2024, le plan de l'UNICEF pour Haïti consiste à renforcer continuellement son intervention humanitaire en améliorant l'accès aux services de base et en maintenant ces services essentiels. L'UNICEF vise à atteindre au moins 650 000 enfants et femmes bénéficiant de services de soins de santé primaires.

Contacts presse

Lalaina F. Andriamasinoro
Chief communication
UNICEF Haiti
Tél: +50937048893
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