Derrière chaque femme épanouie dessine un soutien, une protection et une opportunité appropriés

quatre femmes - quatre combats - quatre victoires

Fanja Saholiarisoa
femmes 08 mars
Photo fournie
07 mars 2022
Ruth

Ruth Mygnolet Sandzou, audace et respect

Elle est active, elle est issue de la population autochtone du Gabon, elle est Massango et reste bien engagée pour mettre en avant les Babongo….. Elle c’est Ruth Mygnolet.

Les femmes responsables au Gabon, il y en a de plus en plus actuellement et Ruth Mygnole fait partie de ce cercle. Responsables de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) a caractères culturels et sportives, c’est à Travers Omanda qu’elle se distingue le plus. Œuvrant pour la valorisation des peuples autochtones et la sauvegarde des langues minoritaires, Ruth est la directrice du patrimoine et de la culture.

« On s’occupe de la mise en place pour faire découvrir au monde entier la destination Gabon et plus précisément Ibounji. Une contrée qui a un patrimoine matériel et immatériel, une richesse en termes de biodiversité avec son coté mystique mais aussi le coté environnemental et touristique », explique Ruth Mygnole.

Dans ses actions, elle fini par devenir la présidente du festival international du mont Ibounji ou FIMI qui demeure un excellent moyen de mettre en avant les peuples autochtones comme les Babongo d’Ibounji. Elle sollicite en parallèle des acteurs culturels qui prône pour la sauvegarde de tous les éléments nécessaires à la valorisation du patrimoine gabonais et ainsi mieux vendre la destination Gabon.

Pour arriver là ou elle en est actuellement, Ruth Mgnolet en tant que femme autochtone, a toujours mis en avant la plus grande des valeurs à ses yeux… « le respect ».

« Quand je parle de respect, c’est déjà vis-à-vis de ma personne et de toutes les femmes minoritaires mais aussi de l’environnement. Respect des us et coutumes et celui de ce que l’on peut être lorsqu’on est au milieu des autres communautés », rappelle celle qui pense que le succès d’une femme rime avec sa capacité à toujours trouver le moyen de faire sortir ce qu’il y a de bien, d’important ou encore d’utile en toute chose. « J’admire cette femme qui sait se surpasser en n’ayant rien au départ. Celle qui n’a pas besoin de faire sa propre publicité et qu’a chaque fois donne toujours du sien », continue-t-elle.

Pour les jeunes femmes gabonaises le message que Ruth Mygnole est simple et claire. C’est celui de toujours oser et encore oser et à ne pas baisser les bras lorsqu’on est convaincu que l’on peut faire et qu’on doit faire ce qu’il y a à faire avec qui que ce soit.

« Soyons audacieuses, fonçons et restons ferme lorsqu’on prend une décision pour la communauté ou d’un groupe. Personnellement, j’ai toujours été le modèle pour moi-même. Mais si les jeunes femmes d’aujourd’hui doivent s’inspirer d’une personne modèle, le plus important c’est de prendre ce qui est bien dans ces modèles là pour l’ajouter dans ce qu’elles sont. On est authentique et on doit s’ouvrir au monde mais que ce monde ne vienne pas nous pervertir et nous demander d’être comme lui. Gardons toujours notre originalité qui fera toujours de nous une personne unique » , termine Ruth Mygnole.

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MESENE ME NGUEMA Kessy Smeralda, l’oratoire au bout des lèvres

Qui se souvient de cette jeune fille qui a impressionnée sur son franc parler dans les réseaux sociaux ces dernières semaines ? Une intervention qui s’est faite suite à la campagne un jeune, une contribution dans le cadre du processus de dialogue national.

En 5mn39s, MESENE ME NGUEMA Kessy Smeralda a fait une intervention digne d’une vraie ambassadrice du Gabon sur les thèmes reliés à la jeunesse, à la santé et à l’éducation et elle a convaincu. Elle interpelle même le gouvernement gabonais pour qu’il remette en avant la culture, la tradition dans l’éducation nationale. Mais qui est Kessy Esmeralda Mesene Me Nguema ? 

C’est une jeune fille qui a eu 17 ans le 6 mars dernier, en classe de terminale A au lycée Jean Baptiste Obiang Etoughe. De par son allocution, on peut deviner que la jeune fille est de nature intelligente et posée. Comme preuve, elle est deuxième de la classe durant le premier trimestre qui s’est écoulé.

Son aisance pour la prise de parole résulte sur le fait qu’elle est une grande passionnée de l’art oratoire et qu’elle nage dans le milieu du slam. Un slam qui parle de parentalité, d’éducation et de racisme. Des thèmes inspirés de son vécu au quotidien et de son entourage.

« Mes amis me décrivent comme quelqu’un d’extraverti. Pour eux, je suis même quelqu’un d’étrange juste parce qu’on n’a pas le même niveau de réflexion. Je suis juste moi et j’aime la lecture, la musique, le dessin, l’architecture, l’histoire, la politique et l’art oratoire », rappelle celle qui rêve un jour d’avoir sa propre chaine d’entreprises.

Pour l’heure, Kessy Esmeralda espère d’abord réussir son examen du baccalauréat tout en continuant le slam avec son univers qu’elle trouve fascinant. Elle hausse le ton face à l’irresponsabilité des parents qui est souvent à l’origine de bon nombre de mauvais comportement de la jeunesse gabonaise d’aujourd’hui.

Son message pour les jeunes filles de son âge est sans complexe et assez direct. « Eviter de vous laisser influencer par les tendances et mettez en avant votre personnalité car vous êtes originales. Il ne faut pas vous soustraire à des codes physiques de la beauté que la société occidentale vous a imposé », termine Kessy Esmeralda.

 

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Aicha
Kessy
Fanja Saholiarisoa
Kessy, la slameuse
Aicha Baba
Fanja Saholiarisoa

Aicha Baba, la passion mène à tout

Jeune et ambitieuse.  Aicha Baba fait partie de cette génération de femmes gabonaises qui veut se surpasser dans la vie tout comme dans la carrière sportive. A tout juste 22 ans, elle s’est construite une belle renommée dans le football féminin au Gabon. A peine lancé officiellement le 31 mars 2023, la première division de la ligue nationale de football féminin s’est déjà trouvée une vedette en la personne d’Aicha Baba. Joueuse attaquante de l’Atletico d’Akanda, elle est décrite comme une vraie renarde dans la surface de réparation.

« Mon objectif est d’être la meilleure partout que ce soit dans ma carrière de footballeuse ou dans la vie professionnelle.  Mon ambition est d’évoluer en tant que joueuse de football professionnelle un jour tout en étant une grande spécialiste de la médecine sportive. Je pense pouvoir aider le pays en œuvrant ainsi », ambitionne Aicha Baba.

Actuellement, au-delà du football, Aicha mène en parallèle des études en médecine où elle est en deuxième année de licence avec un stage à l’hôpital. Une carrière professionnelle qui se trace donc pour Aicha Baba non bien loin du sport…une vraie passion.

« Déjà il faut avoir cette envie d’accomplir de grandes choses et pour cela il faut de la passion. Si tu n’es pas passionné tu ne pourras pas atteindre tes objectifs. Après j’ai eu la chance d’être toujours soutenu par ma famille et particulièrement mon père qui suivait chaque étape de ma progression », poursuit-elle.

Pour arriver a excellé dans le football, un milieu très masculin, Aicha a dû se donner à fond aux entrainements et se mettre en scène durant les matches. Mais on peut déjà avancer qu’elle a été éduquée dans le sport en ayant un père ancien joueur de football, président de club actuellement et ses frères à la maison avec qui elle a pu faire ses premières touches de balle.

Le football était devenu son quotidien que déjà à 12ans, elle a pu représenter le Gabon avec l’équipe Mwinda Sport dans un tournoi en Espagne en 2014. Dans un bel élan et toujours dans le travail et l’effort, elle intègre la sélection nationale U20 en 2019. Après c’est lors d’un tournoi national de Tchibanga avec la provine de Woleu Ntem qu’elle s’est vraiment distinguée en finissant championne la même année.

Son meilleur souvenir était de marquer deux buts contre l’Olympic de Minvoul alors que son équipe d’USB a été mené 1 – 0 à la mi-temps. « Je sortais de l’école et j’avais des devoirs. J’ai raté la première mi-temps, mon père était très tendu et j’ai pu marquer à deux reprises pour finalement permettre à mon équipe de gagner le match et le championnat », se souvient celle qui veut un jour une qualification du Gabon à la Coupe d’Afrique des nations féminine de football.

En parlant de cette prestigieuse compétition, le Gabon ne s’est pas qualifié pour l’édition de 2024 suite a une défaite contre le Botswana qui, lui retrouvera onze autres sélections nationales prochainement au Maroc. « Durant le match contre le Botswana, je n’ai pas été appelée en sélection. Je crois tout de même qu’avec du travail, le Gabon pourrait gouter plus tard à cette CAN féminine. Si on fait appel à moi, je ferai tout pour représenter dignement le Gabon », termine Aicha Baba.

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