Parcours de déracinés

Le rôle d'un objet

Par UNICEF
UNICEF/UN0255467/Moreno Gonzalez
UNICEF/UN0255467/Moreno Gonzalez

03 décembre 2018
Objets. Souvenirs. Carnets. Enfants, nous étions nombreux à avoir un objet auquel nous tenions beaucoup – un objet qui n’appartenait qu’à nous. Nous en prenions soin. Nous le chérissions. Par la suite, cet objet est devenu le gardien de souvenirs qui nous accompagnent encore aujourd’hui.
 
Imaginez maintenant que vous ayez subitement été forcé(e) de tout quitter, pour fuir la guerre ou échapper à la pauvreté. Auriez-vous pu emporter cet objet dans vos affaires ? Auriez-vous été contraint(e) de trouver un autre objet sur le chemin ?
 
Bienvenue à l'exposition « Parcours de déracinés : le rôle d'un objet », organisée par l'UNICEF et le Conseil National des Droits de l’Homme au Maroc. Beaucoup des photos présentées dans cette exposition nous montrent que ces effets personnels aident les jeunes à ne pas perdre le sentiment de posséder quelque chose durant leur périple. D’autres nous montrent que ces objets peuvent tout aussi bien témoigner du chagrin et du désespoir de leur propriétaire que de sa force et de son courage. Et puis il y a ces enfants qui se déplacent sans rien d’autre que leurs habits sur le dos.
 
Nous espérons que cette exposition vous rappellera que quelle que soit sa situation – qu’il soit migrant, réfugié, déplacé interne ou apatride – avant toute chose, #UnEnfantEstUnEnfant.
 

 

(Photo ci-dessus)

Manuel Moreno Gonzalez

Équateur, 2018

Harold, 17 ans, a quitté la ville de Caracas, au Venezuela, et voyage désormais vers Lima, au Pérou, dans l’espoir de commencer une nouvelle vie. En partant, le jeune homme a dû laisser derrière lui beaucoup de choses qui ne tenaient pas dans son sac. Il a malgré tout réussi à emporter un objet spécial : la médaille qu’il a reçue dans le deuxième cycle du secondaire. Cette médaille, espère-t-il, représente la première d’une longue série de réussites dans sa vie.

 


 

UNICEF/UN0179490/Sokol
UNICEF/UN0179490/Sokol

Brian Sokol

Bangladesh, 2018

Tasmin Akter, une jeune réfugiée rohingya de 14 ans, tient dans ses bras son livre de poésie préféré tandis qu’elle prend part à un projet soutenu par l’UNICEF dans le camp de réfugiés de Kutupalong, dans le district de Cox’s Bazaar, au Bangladesh. « Lorsque je prends une décision pour moi, comme le fait de décider de lire un poème bengali à la maison, je me sens forte », affirme-t-elle.


 

UNICEF/UNI181501/Zmey
UNICEF/UNI181501/Zmey

Paul Zmey

Ukraine, 2015

Une petite fille pose avec son chien en peluche dans la gare centrale de Sloviansk, dans l’est de l’Ukraine. Elle vit dans ce wagon avec sa mère depuis que leur maison a été détruite par des missiles dans la ville d’Ouglegorsk, dans l’oblast de Donetsk.


 

UNICEF/UN0247698/Arcos
UNICEF/UN0247698/Arcos

Santiago Arcos

Équateur, 2018

Valentina, 10 ans, joue avec d’autres enfants vénézuéliens à l’intérieur d’une tente installée par l’UNICEF pour les mères et leurs enfants à Rumichaca, en Équateur, à la frontière avec la Colombie. Valentina voyage avec sa mère en direction du Pérou, où elle espère retrouver son père et d’autres membres de sa famille élargie qui ont déjà effectué le voyage.


 

UNICEF/UN068523/Oatway
UNICEF/UN068523/Oatway

James Oatway

Ouganda, mai 2017

Agnes montre le bonnet de son bébé dans la zone d’installation de réfugiés de Bidi Bidi, dans le nord-ouest de l’Ouganda. La jeune femme a fui le Soudan du Sud avec son enfant en plein milieu du conflit, dans l’espoir d’échapper à la grave crise alimentaire provoquée par la guerre et l’instabilité. Mais le bébé d’Agnes a attrapé le paludisme durant leur voyage vers l’Ouganda. Il est décédé quelques jours après leur arrivée dans la zone d’installation de réfugiés.


 

UNICEF/UN0255469/Herwig
UNICEF/UN0255469/Herwig

Christopher Herwig

Jordanie, 2018

Dans le camp de réfugiés de Zaatari, en Jordanie, Hamza, 14 ans, montre un mot rédigé par son enseignant en Syrie. Dans ce mot, l’enseignant indique qu’Hamza est un élève modèle. Le jeune garçon a pris soin de mettre le mot dans ses affaires lorsqu’il a quitté la Syrie. Hamza est désormais en huitième année et fait de gros efforts pour maintenir ses bons résultats scolaires, malgré cette période d’interruption dans sa scolarité. « C’est important pour moi de garder [ce mot] parce qu’il me rappelle l’époque où j’étais le meilleur élève de la classe », confie-t-il.


 

UNICEF/UN030148/Rich
UNICEF/UN030148/Rich

Sebastian Rich

Soudan du Sud, 2016

Sur le site de protection des civils de Bentiu, dans l’État d’Unity, au Soudan du Sud, Nyaboth, 6 ans, porte le réchaud de sa famille. La petite fille apporte ce réchaud tous les jours à l’école afin d’avoir un siège sur lequel s’asseoir pendant qu’elle apprend.


 

UNICEF/UNI196290/Georgiev
UNICEF/UNI196290/Georgiev

Tomislav Georgiev

Ex-République yougoslave de Macédoine, 2015

Un jeune garçon porte sur son épaule un grand sac en toile contenant toutes ses affaires. Il marche le long de la voie de chemin de fer qui relie l’ex-République yougoslave de Macédoine et la Serbie. La ville frontalière de Preöevo, située dans le sud du pays, a servi de point de transit à de nombreux migrants et réfugiés en 2015.


 

UNICEF/UN0217830/Bindra
UNICEF/UN0217830/Bindra

Tanya Bindra

Guatemala, 2018

Dans un centre d’accueil gouvernemental situé à Quetzaltenango, au Guatemala, Eliasa, 15 ans, montre les seules affaires qu’il avait avec lui durant son périple pour rejoindre les États-Unis – une ceinture, des lacets de chaussure et un morceau de savon. De plus en plus d’enfants et de familles originaires d’El Salvador, du Honduras et du Guatemala migrent vers le nord par des voies clandestines, dans l’espoir de s’installer aux États-Unis. Certains fuient la violence des gangs, omniprésente dans leur communauté d’origine, tandis que d’autres tentent d’échapper à une pauvreté endémique.


 

 UNICEF/UN0120114/Gilbertson VII Photo
UNICEF/UN0120114/Gilbertson VII Photo

Ashley Gilbertson, VII Photo

Autriche, 2017

Sajad Al-Faraji, 16 ans, pose avec son arc durant son entraînement de tir à l’arc à Vienne, en Autriche. Le jeune homme a fait le pénible voyage depuis l’Iraq dans son fauteuil roulant. « J’éprouve un sentiment merveilleux lorsque j’atteins ma cible », confie-t-il. « Lorsque je pose les yeux sur la flèche, je ne pense plus à rien. J’oublie la demande d’asile, j’oublie mes jambes. Je n’ai plus de problèmes. Le temps d’un instant, je suis seul avec la cible. Et durant cet instant, je me sens vraiment heureux, je me sens libre. »


 

UNICEF/UN0260172/Prinsloo
UNICEF/UN0260172/Prinsloo

Karel Prinsloo

Somalie, 2018

En Somalie, l’extrême pauvreté a poussé Ideeya, 17 ans, à tout quitter, y compris ce qu’elle avait de plus cher au monde – son bébé, pour migrer vers le Yémen dans l’espoir d’y trouver du travail. La jeune fille est partie sans rien si ce n’est les vêtements qu’elle portait sur elle. Elle a attendu un bateau pendant quatre jours sans eau ni nourriture, et lorsqu’il est enfin arrivé, elle a dû se défendre contre les viols et la violence. Elle a fini par rentrer chez elle : « Je veux travailler dur pour m’assurer que ma fille ne se retrouve pas dans la même situation que moi », affirme Ideeya, qui ne sait ni lire ni écrire. 


 

UNICEF/UN0255468/Herwig
UNICEF/UN0255468/Herwig

Christopher Herwig

Jordanie, 2018

Dans le camp de réfugiés de Zaatari, situé dans le nord de la Jordanie, Yahya, 13 ans, montre une photo d’identité de lui petit. La photo date de sa première inscription à l’école. Mais Yahya n’a passé qu’une semaine en première année avant que sa famille ne s’enfuie en Jordanie. Il garde cette photo précieusement, car elle lui permet de se souvenir de son passé. « Cette photo est une partie de mon enfance », explique-t-il. « J’ai le sourire quand je la regarde et je suis heureux d’avoir un souvenir de moi quand j’étais plus jeune en Syrie. »


 

UNICEF/UNI201668/Georgiev
UNICEF/UNI201668/Georgiev

Tomislav Georgiev

Ex-République yougoslave de Macédoine, 2015

Une petite fille assise sur le sol joue avec son ours en peluche. Autour d’elle, les gens font la queue pour accéder au centre d’accueil de Vinojug, situé près de la ville de Gevgelija, dans l’ex-République yougoslave de Macédoine. Sans la compagnie de leurs amis en peluche, ces longues heures d’attente peuvent être éprouvantes pour les enfants.


 

UNICEF/UN065138/Cavalli
UNICEF/UN065138/Cavalli

Salvatore Cavalli

Italie, 2017

De jeunes migrants font une partie de Puissance 4 dans le Centro Astante, à Palerme, en Italie. Ce centre soutenu par l’UNICEF héberge deux sites d’accueil de première ligne pour les jeunes migrants non accompagnés présents dans la ville, afin de les accompagner dans leurs démarches d’enregistrement et de demande d’asile. On observe la même scène dans de nombreux centres d’accueil dans le monde : des jeux sont mis à la disposition des jeunes afin de les distraire de l’ennui et du désespoir provoqués par ces longues journées d’attente, qui se transforment souvent en mois et même en années, mettant en péril leur avenir.


 

UNICEF/UN0147324/Brown
UNICEF/UN0147324/Brown

Patrick Brown

Bangladesh, 2017

Mohammed Junaid, 10 ans, a fui son village natal de Yangsang, dans le canton de Buthedaung, au Myanmar, durant une violente offensive de l’armée birmane. Il a perdu le sac contenant ses vêtements, qui se trouvait sur un autre bateau. Ici, à Cox’s Bazaar, au Bangladesh, il serre dans ses bras les seules affaires qu’il lui reste : deux exemplaires du Coran.


 

UNICEF/UN032820/Markisz
UNICEF/UN032820/Markisz

Susan Markisz

États-Unis d’Amérique, 2016

Minahil Sarfraz, réfugiée pakistanaise de 15 ans, militante et jeune ambassadrice de l’UNICEF en Irlande, visite une exposition organisée dans la Zone Médias des objectifs de développement durable, au Siège des Nations Unies, où elle pose avec une pancarte dédiée à l’objectif 16.


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