En première ligne pour chaque enfant

Même si la vie quotidienne a été profondément perturbée, les travailleurs sociaux, les conseillers et les opérateurs des lignes d’assistance téléphonique pour les enfants font preuve de courage et d’engagement.

UNICEF
在托儿所里,一名男孩跑上前去拥抱一名社会工作者
UNICEF/UNI351545/Beci
17 août 2020

Tout en contribuant à ralentir la propagation de la COVID-19, les fermetures d’écoles et les mesures de confinement mises en place en riposte à l’épidémie ont eu de lourdes conséquences sur la vie des enfants. Alors que des millions d’entre eux sont devenus encore plus vulnérables à la violence, à l’isolement et à la négligence, les travailleurs sociaux peinent à les atteindre, et les enseignants, à assurer la poursuite de leur apprentissage et le maintien de leur motivation.

En dépit des défis posés par la pandémie, les travailleurs sociaux, les enseignants, les conseillers et les opérateurs des lignes d’assistance téléphonique pour les enfants font preuve d’un courage et d’un engagement sans pareil en continuant d’accomplir leur mission de protéger les enfants de la négligence et de la maltraitance, de les aider à apprendre et de leur fournir les liens et l’affection dont ils ont tant besoin.

Il est impossible de demander aux travailleurs sociaux, aux enseignants et aux autres professionnels de faire correctement leur travail sans leur donner les ressources et la protection nécessaires. L’UNICEF aide ces travailleurs de première ligne à protéger les enfants et à maintenir leur motivation – une tâche qui n’a jamais été aussi essentielle ni difficile.

Cambodge

柬埔寨,一名戴着外科口罩的社会工作者正在与一名妇女说话
UNICEF/UNI357566/Jack

Mai Chor, travailleur social du Ministère des affaires sociales, effectue une visite à domicile chez une bénéficiaire à Battambang, au Cambodge. Depuis quatre ans, il intervient principalement auprès d’enfants défavorisés et de leur famille qui sont confrontés à des problèmes de violence familiale, de maltraitance, de décrochage scolaire et de criminalité. Il informe également les communautés sur la manière d’enrayer la propagation de la COVID-19.

L’UNICEF soutient les efforts visant à garantir la poursuite de l’apprentissage et aide les gouvernements à prendre des décisions sur la réouverture des écoles en sensibilisant le public aux bienfaits de l’école pour l’apprentissage, le bien-être et la protection des enfants.

Éthiopie

埃塞俄比亚,一名戴着N-95口罩的社会工作者正在与一名年轻女孩说话
UNICEF/UNI326691/Tesfaye

Tirusew Getachew, travailleuse sociale au sein d’un centre de quarantaine, s’entretient avec une jeune fille qui a été expulsée et renvoyée en Éthiopie en plein milieu de la pandémie. Son travail consiste à identifier et à enregistrer les enfants et les jeunes non accompagnés qui ont, pour beaucoup, été victimes de la traite des êtres humains ou d’expulsion, ou qui ont été retenus en captivité.

L’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations soutiennent les efforts du gouvernement pour venir en aide aux populations vulnérables telles que les personnes rapatriées et les enfants, et fournissent également des trousses d’hygiène, du savon, des kits récréatifs, des tentes, des lits et d’autres articles non alimentaires essentiels.

Islande

UNICEF

 

Hlin Saeporsdottir est une travailleuse sociale de Reykjavik, en Islande, où les services de protection de l’enfance ont enregistré un nombre record de cas de maltraitance cette année.

« Mon travail est parfois très difficile et éprouvant, mais c’est aussi très gratifiant. »

Inde

印度的一名社会工作者穿着全套个人防护用品
UNICEF/UNI347214/Singh

Muhammad Yunus coordonne la riposte à la COVID-19 à Mumbai. Son travail consiste à sensibiliser les communautés des bidonvilles, où les toilettes communales sont devenues la première source de transmission de la COVID-19.

L’UNICEF s’est associé avec des organisations locales de défense des droits de l’enfant dans le cadre d’un projet unique baptisé « Flush the Virus: Mumbai Diary » (« Le virus passe à la chasse : journal de Mumbai) qui promeut l’assainissement et prépare les écoles à devenir des centres de quarantaine. Ce projet permet l’installation de postes de lavage des mains sans contact dans les sanitaires communautaires et de robinets activables avec le coude dans les écoles publiques.

L’UNICEF et ses partenaires ont pour objectif d’atteindre 150 000 personnes, dont 30 000 enfants vivant dans des bidonvilles à travers Mumbai.

Mali

在马里,一名社会工作者手里举着宣传海报正在向孩子们讲解
UNICEF/UNI332890/Dicko

Awa Yacoulyé, infirmière et travailleuse sociale, dirige une session d’information sur la COVID-19 dans un refuge temporaire pour les enfants des rues, à Bamako, au Mali.

Ouvert par l’UNICEF et SamusocialMali, une organisation de travail social, le centre vient en aide à près de 600 enfants vivant dans la rue, qui ont désormais accès à des installations de lavage des mains, à des masques et à des services médicaux et nutritionnels.

« Le centre compte 13 enfants âgés de 12 à 15 ans », indique Awa Yacoulyé. « Cependant, avec la pandémie, les besoins restent immenses et nous devons ouvrir d’autres refuges temporaires afin de prendre en charge [davantage] d’enfants en détresse. »

Mauritanie

毛里塔尼亚一个呼叫中心里的一名热线工作人员
UNICEF/UNI336772/Pouget

Salimata est opératrice d’une ligne d’assistance téléphonique qui gère les cas de coronavirus au sein d’un centre de riposte à Nouakchott. Des opérateurs et des médecins sont joignables gratuitement par téléphone tout au long de la journée, dans les quatre langues officielles du pays ainsi qu’en français.

L’UNICEF aide le gouvernement à prévenir la propagation de la COVID-19 et soutient le fonctionnement du centre d’assistance téléphonique en lui fournissant du matériel, en couvrant les coûts opérationnels et en formant les opérateurs. Le personnel du centre a traité plus d’un million d’appels depuis mars 2020.

Nigéria

尼日利亚,一名热线工作人员正在家里打电话
UNICEF/UNI331393/Ojo

Zarina Chidama, responsable en chef adjointe de programme à l’Agence nationale d’orientation, effectue un appel de traçage des contacts dans le cadre d’une campagne visant à suivre des « passagers à risque » afin de prévenir la propagation de la COVID-19 au Nigéria.

Au début de la pandémie, le pays a localisé les personnes qui avaient récemment voyagé dans un pays dans lequel le virus circulait activement au sein de la communauté et leur a demandé de s’isoler pendant au moins 14 jours.  L’Agence nationale d’orientation s’est acquittée d’une partie de cette tâche et, avec le soutien de l’UNICEF, s’est préparée à tracer près de 4 000 personnes répondant à ce profil.

Pakistan

巴基斯坦的一个呼叫中心里,一名热线工作人员正在通话中
UNICEF/UNI341678/Sharmin

Sadia Saleem fait partie des 250 agents du centre d’assistance téléphonique « Sehat Tahaffuz (protection sanitaire) 1166 », situé à Islamabad. Le centre traite les demandes sur le coronavirus et fonctionne sept jours sur sept, de 8 heures à minuit.

Cette ligne d’assistance téléphonique, d’abord mise en place pour la poliomyélite et qui bénéficie du soutien de l’UNICEF et de ses partenaires, a élargi son champ d’action afin de participer aux efforts de riposte à la COVID-19 et avait reçu 5,4 millions d’appels en juillet 2020.

« C’est un travail stressant, mais je suis fière d’aider les gens durant cette période éprouvante », indique Sadia.

Afrique du Sud

南非的一名热线工作人员正在家里打电话
UNICEF/UNI324621

Sibongile Zuma est au téléphone à ChildLine, une organisation non gouvernementale qui fournit des conseils gratuits pour les enfants et les adultes dans toute l’Afrique du Sud.

L’UNICEF soutient les neuf centres d’appel de l’organisation dans le pays, qui reçoivent généralement des appels d’enfants souhaitant leur poser des questions sur le coronavirus ou leur signaler qu’ils sont victimes de négligence ou qu’ils ont faim. Souvent, les enfants sont anxieux parce qu’ils sont victimes de maltraitance, parce qu’ils ont peur ou parce qu’ils n’arrivent pas à faire leurs devoirs, ou parce qu’ils sont victimes de violence familiale ou de harcèlement en ligne. Rien qu’au cours des deux dernières semaines de juin 2020, le personnel de ChildLine a reçu près de 6 000 appels.

Ukraine

乌克兰的一名社会工作者正戴着口罩,手里拿着活页夹
UNICEF/UNI359082/Zmey

Tetyana Stoyanova, travailleuse sociale, rend visite à un bénéficiaire à Bilokurakyne, dans l’est de l’Ukraine. « Parfois, les familles se servent de la COVID-19 pour nous empêcher de rentrer chez elles », explique-t-elle. « Elles nous disent qu’elles ont peur que nous les infections. »

En Ukraine, 42 000 enfants, dont des enfants handicapés, qui étaient en internat ou placés dans d’autres institutions ont été renvoyés chez eux à la suite des mesures prises pour endiguer la propagation de la COVID-19. Cette situation a augmenté la pression sur les services sociaux et renforcé le rôle des travailleurs sociaux au sein de la communauté.

L’UNICEF Ukraine travaille avec des partenaires régionaux et locaux afin d’évaluer rapidement la situation et d’apporter un soutien aux enfants et aux familles des communautés vulnérables, en plus de fournir des équipements de protection et des conseils techniques aux intervenants de première ligne dans l’est de l’Ukraine.

 

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