Awa, l’agent de santé communautaire de Nambingué
Grâce à son engagement, la communauté de Nanbimgué est forte et résiliente face aux maladies !
À Ouangolodougou, l’infirmier Soro Elisé gère 198 agents de santé communautaire (ASC). Il y’a plus de 198 localités mais certains agents de santé communautaires interviennent dans plusieurs localités à la fois. Chaque mois, les ASC lui font un point de ce qui a été fait sur le terrain et des besoins exprimés par la communauté. Le mardi 2 juillet, il nous a mené dans la localité de Nanbimgué.
Nambingué nous a accueillis avec son temps clément et la chaleur de ses habitants. L’ASC Awa Ouattara a sillonné plusieurs ménages afin de parler avec les parents et les inciter à rejoindre l’arbre de discussion sous lequel elle allait faire sa sensibilisation. Sur le parcours, Awa s’est arrêté chez Djeneba, 29 ans, mère de cinq enfants, dont la benjamine se nomme Habibata Sanogo et a 10 mois. Il y a trois mois, lors d’une démonstration culinaire au Foyer de Renforcement des Activités de Nutrition Communautaire et de Développement de la Petite Enfant (FRANC-DPE), Awa découvrait munie du Périmètre Brachial dont elle se servait pour vérifier l’état nutritionnel des enfants, que Habibata, 7 mois à cette période, était dans la zone jaune, c’est à dire souffrait de malnutrition aiguë modérée. Elle a tout de suite interpellé sa mère Djénéba.
L’une de mes filles il y a quelques années, avait été dans la même situation. Je me demandais donc pourquoi mes enfants étaient toujours atteints par ce déficit alimentaire. J’étais une fois de plus, stressée et inquiète.
Devant le désarroi de la mère, l’infatigable Awa, ASC depuis 2008 dans sa communauté, la rassurait. Ce qu’elle avait, c’était de l’expérience dans ce genre de cas. Tout ce qu’il fallait faire c’était orienter la mère ce qu’il fallait donner comme nutriments à la petite.
« Les aliments que je lui ai conseillés étaient à portée. C’est ce que nous cultivons ici, de la farine de maïs, de mil, de sorgho qu’elle a préparé comme bouillie avec du sucre tout en continuant d’allaiter sa fille, en deux mois, l’enfant est passé au vert. » Awa
Chez une autre femme encore, le problème qui se posait, c’était au niveau de la vaccination. Celle-ci avait 8 enfants et pour les cinq premiers, elle n’avait pas été régulière dans les rendez-vous pour administrer les doses aux enfants. Son argument était que ses enfants avaient la fièvre pendant un ou deux jours après la vaccination.
De femme à femme, Awa s’est entretenu avec la maman et celle-ci a fini par comprendre que la fièvre était un effet indésirable récurrent chez les enfants, mais que cela n’était pas signe de maladie.
Petit à petit, on bâtit avec les sensibilisations, une communauté qui a une santé de fer.
Grâce à son engagement, la communauté de Nanbimgué est forte et résiliente face aux maladies. L’UNICEF et ses partenaires financent l’action des agents de santé communautaire afin de personnifier les services de santé et de rapprocher des populations rurales et vulnérables.