Kalaldi : un forage solaire change des vies
À Kalaldi, un forage solaire financé par la République de Corée et mis en place par l’UNICEF apporte enfin l’eau potable, transformant la vie des habitants de cette commune de l’Adamaoua.
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Les sourires se lisent sur les visages des populations vivants dans la petite commune de Kalaldi située dans l’Adamaoua, plus précisément au département du Mbéré au Cameroun. Enfin l’eau. Ce n’est plus seulement un liquide simple mais l’espoir qui jaillit du sol, porté par un système photovoltaïque d’approvisionnement en eau potable installé au Centre de Santé Intégré de Kalaldi, ouvrage financé par UNICEF Cameroun et la République de Corée.
Le système est constitué d’un forage alimenté par une pompe solaire, connecté à un château d’eau d’une capacité de 6 000 litres. À partir de là, l’eau est distribuée à travers un réseau de conduites vers six points stratégiques : trois à l’extérieur (une école, les ménages, et l’hôpital de la commune) et trois à l’intérieur du discrit de santé (la maternité, la salle de soins et le laboratoire.)
Cette solution durable, fonctionnant à l’énergie solaire, permet non seulement de garantir l’accès à l’eau potable, mais aussi d'améliorer significativement la qualité des soins de santé, tout en renforçant la résilience climatique des infrastructures locales.
« J’ai eu à travailler dans un centre de santé sans eau, ce n’était vraiment pas facile. Il fallait parfois payer des jeunes pour nous en ramener. Et, recycler le matériel médical devenait un casse-tête. Mais, depuis mon affectation au centre de santé ici à Kalaldi, tout est devenu plus simple: on peut travailler facilement, désinfecter et soigner les malades dans de meilleures conditions sanitaires. Un grand merci à UNICEF pour ce geste. » explique Adama Marie, Agent technique medico-sanitaire.
En plus d’être utile pour le centre de santé de la localité, cette révolution pour l’accès à l’eau se fait aussi sentir auprès des populations environnantes.
Mère de 3 enfants, Diza Marceline parcourait près de 3 kilomètres chaque jour pour puiser de l’eau dans un marigot. Une eau trouble, insalubre, qui faisait plus de mal que de bien.
« Mes enfants tombaient malades, diarrhées, dysenteries, c’était notre quotidien. Mais aujourd’hui l’eau est venue à notre portée je suis si heureuse », s’exprime-t-elle.
Aux côtés de ses partenaires, l’UNICEF n’en est pas à son premier geste en faveur de l’accès à l’eau potable pour les populations les plus vulnérables du Cameroun. Dans un engagement constant pour l’amélioration des conditions sanitaires, des infrastructures similaires ont déjà vu le jour , notamment au centre de santé de Meiganga Urbain, ainsi que dans les formations sanitaires de Bindimba et Nandoungue, dans la région de l’Est.